Soupe primordiale

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La soupe primordiale est une théorie cherchant à expliquer les origines de la vie.

Article principal : Origine de la vie.

Explication[modifier | modifier le code]

C'est un scénario selon lequel les plus anciens systèmes génétiques d'auto-réplication (probablement de l'ARN, ou des molécules comparables comme des protéines particulières) sont devenus plus complexes et se sont enveloppés dans un sac lipidique pour aboutir aux « protobiontes » ou « progénotes » à l'origine des cellules, cet espace était riche en matières organiques et dépourvu d’oxygène libre. À l'intérieur de celui-ci, de petites molécules organiques telles que l’acide cyanhydrique (HCN) et le formaldéhyde (HCHO) se seraient formées dans l’atmosphère primitive, puis dissoutes dans les océans. Cette théorie a été proposée par Oparin (1924) et Haldane (1929) qui considéraient alors l'atmosphère constituée de H2 (hydrogène), CH4 (méthane), CO2 (dioxyde de carbone), CO (oxyde de carbone), NH3 (ammoniac), N2 (azote) et H2O (vapeur d’eau).

Elle revient à se poser la question du sens de l’évolution, et en même temps de l'apparition de la vie dans l’Univers. Selon Oparin, la première cellule serait sortie d’une soupe primordiale.

Cette théorie n'explique pas directement l’apparition de la vie sur Terre car elle n'est pas incompatible avec la panspermie, selon laquelle la vie serait née à un autre endroit de l'Univers.

La mise en place du puzzle primordial[modifier | modifier le code]

La présence d'une grande diversité d'éléments chimiques (essentiels à la constitution de matériaux responsables de la vie sur Terre comme le carbone, l'hydrogène, le potassium, l'azote, le magnésium, le phosphate... pour former de l'ADN, protéines...) à un endroit de l'univers a augmenté les chances de création d'un semblant d'organisme. Ces éléments se sont organisés aléatoirement et par affinités. C'est probablement de ce premier assemblage que le carbone s'est montré le plus apte à supporter la vie. En effet, l'énergie de liaison C-C est proche de 452kJ/mol et possède une réactivité faible, ainsi, pour ces atouts chimiques, le carbone a été retenu par l'évolution. Ainsi, le principe de sélection "naturelle" s'applique ici.

En laboratoire[modifier | modifier le code]

Des équipes de chercheurs ont montré qu'il était possible de reconstituer cette fameuse soupe primordiale en laboratoire. La première expérience de ce type a été réalisée en 1953 par Stanley Miller et son équipe, avec des résultats probants[1]. In vitro, on peut réaliser une simulation d’un morceau de Terre comprenant éclairs, eau et constituants divers... Ainsi apparaissaient quelques acides aminés, éléments majeurs permettant la constitution des plus petites unités pouvant manifester les propriétés du vivant. À partir de ces éléments, on peut théoriquement recréer de l'ADN ainsi que tous les constituants permettant le fonctionnement cellulaire.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Reportage audio de Radio-Canada sur le sujet. Sommaire du reportage: En 1953, Miller avait détecté 5 acides aminés dans sa 'soupe', mais en 2008, une nouvelle analyse du résultat de son expérience avec les moyens actuels y a détecté TOUS les 22 acides aminés du code génétique.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]