Société amicale

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Une société amicale (Friendly society), parfois également appelée « société mutuelle » (mutual society), « société bénévole » (benevolent society), « fraternité » (fraternity) ou « organisation fraternelle » (fraternal organization), est une association dont le but est la protection mutuelle de ses membres.

Les sociétés amicales apparurent au Royaume-Uni au début du XVIIIe siècle et aux États-Unis au début du XIXe siècle. Elles y prospérèrent particulièrement au cours du XIXe siècle, tenant lieu de mutuelles d'assurance à une époque où il n'existait aucune protection sociale. Elles déclinèrent avec l'organisation progressive de celle-ci.

Elles sont fréquemment composées de personnes qui partagent en commun des valeurs sociales, religieuses ou politiques communes. Les plus connues d'entre elles sont les Odd Fellows et les Foresters. Elles ont une organisation en « loges » locales et en regroupements de loges qui rappelle par certains aspects celle de la franc-maçonnerie.

À la différence des guildes, les membres d'une société amicale n'appartiennent pas nécessairement à une même profession. À la différence de la franc-maçonnerie, leur but principal est le système d'assurance mutuelle entre les membres, alors que l'aspect rituel et philosophique, quoi que presque toujours présent, y est beaucoup moins développé.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les sociétés amicales apparurent au Royaume-Uni au début du XVIIIe siècle et aux États-Unis au début du XIXe siècle. Elles y prospérèrent particulièrement au cours du XIXe siècle, tenant lieu de mutuelles d'assurance à une époque où il n'existait aucune protection sociale.

Elles rémunéraient généralement un médecin qu'elles mettaient gratuitement à la disposition de leurs membres. Elles participaient aux frais de funérailles et prenaient soin des veuves et orphelins de leurs membres.

Les sociétés amicales pratiquaient généralement des cérémonies d'initiation de leurs nouveaux membres qui, dans certains cas[1], empruntèrent une part non négligeable de leur symbolisme aux rituels de la franc-maçonnerie. Elles organisaient également des actions de charité dans les villes où elles étaient implantées.

Elles étaient composées d'organismes locaux appelés loges, qui se réunissaient eux-mêmes en fédérations nommées ordres. Elles contractaient fréquemment entre elles des accords de reconnaissance mutuelle permettant à un membre amené à voyager ou à déménager de continuer à bénéficier de son affiliation et des secours mutuels qui y étaient attachés.

Ces caractéristiques d'organisation et de pratique présentent d'assez nombreuses similitudes avec celles de la franc-maçonnerie américaine, bien que ces organisations aient toujours été tout à fait indépendantes. Elles présentent également, quoiqu'à un degré moindre, des similitudes avec les franc-maçonneries anglaises et françaises du XIXe siècle. Toutefois, la réflexion philosophique et surtout les pratiques rituelles, essentielles en franc-maçonnerie, furent toujours très secondaires et beaucoup plus sommaires dans les sociétés fraternelles.

Suite au développement du concept d'État-providence puis à la création du National Health Service au Royaume-Uni en 1948, les sociétés amicales y perdirent leur principal intérêt. Elles ont aujourd'hui presque disparu dans ce pays. Elles demeurent en revanche très actives aux États-Unis.

Liste de quelques sociétés amicales[modifier | modifier le code]

Les sociétés amicales les plus connues sont celles des Odd Fellows, des Foresters, ainsi, en Écosse, que celles des francs-jardiniers. Mais il en exista de très nombreuses autres, dont beaucoup sont encore en activité.

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Ressources bibliographiques[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. C'est notamment le cas des rituels utilisés par les francs-jardiniers