Simon Opzoomer

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Simon Opzoomer

Naissance 19 septembre 1819
Rotterdam
Décès 4 août 1878 (à 58 ans)
Anvers
Nationalité Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas
Activités peintre

Simon Opzoomer, né le 19 septembre 1819 à Rotterdam et décédé le 4 août 1878 (à 58 ans) à Anvers est un peintre néerlandais.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et apprentissage[modifier | modifier le code]

Opzoomer s'initie à la peinture avec Gillis de Meijer à Rotterdam. Il part poursuivre ses études à Anvers, à l'académie des beaux-arts et suit les cours de Mathieu-Ignace Van Brée puis de Nicaise De Keyser. EN 1836-1837, il fait un voyage à Paris pour y poursuivre ses études. Revenu au Royaume des Pays-bas, il expose pour la première fois en 1838 à Amsterdam avec « Portrait d'une jeune femme ». L'une des premières œuvres historiques qu'il expose au public est « Les Frères de Witt au Gevangenistoren à La Haye », présentée en 1843 et acquise par le roi Guillaume II[1].

Maturité et reconnaissance[modifier | modifier le code]

Il est régulièrement invité lors des expositions des Pays-Bas, que ce soit à La Haye, Amsterdam ou Leeuwarden. Il acquiert une bonne réputation de portraitiste, de peintres d'Histoire et de genre[2]. Il intègre l'Académie royale d'Amsterdam et est distingué d'une nomination comme chevalier de l’Ordre de la Couronne de Chêne par le roi Guillaume III en 1853.

Opzoomer exploite pourtant régulièrement des thèmes libéraux ou anti-royaliste, tels les frères De Witt ou Johan van Oldenbarnevelt, des personnalités qui se sont opposées au stadhouder ; comme avec la toile « La dernière prière d’Oldenbarnevelt »[3]. Il semble manifestement séduit par les idéaux libéraux qui traversent l'Europe après les révolutions de 1848.

Au début des années 1850, Opzoomer s'installe à Anvers et, malgré quelques brefs passages à La Haye et Rotterdam, y reste jusqu'à sa mort[1].

Style et analyse de l’œuvre[modifier | modifier le code]

Opzoomer a une bonne connaissance de la peinture moderne belge, et plus particulièrement de l'école d'Anvers. Son emploi des couleurs chaudes et expressives, qui se réfèrent directement à cette influence fait dire à un critiques d'art contemporain que Opzoomer « s’égare de la couleur « vraie » de l’école hollandaise en se rapprochant trop de l’école flamande »[1],[4]

Œuvres[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Stéphane Paccoud et Stephen Bann, L'invention du passé : Histoires de cœur et d'épée en Europe 1802-1850, t. 2, Hazan,‎ 2014, 320 p. (ISBN 9782754107600)
  • P. A. Scheen, Lexicon Nederlandse beeldende kunstenaars, 1750-1880, La Haye, 1981, p. 385-386

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Paccoud et Bann 2014, p. 77
  2. Christiaan Kramm, Levens en werken der hollandse en vlaamse kunstschilders, beeldhouwers, graveurs, en bouwmeesters van den vroegsten tot op onzen tijd, vol. 4, Amsterdam, 1860, p. 1226
  3. vers 1849, Amsterdam, Rijksmuseum
  4. « De tentoonstelling te 's Gravenhage in 1851, eerste artikel », Kunstkronijk, nº 12, 1851, p. 57

Liens externes[modifier | modifier le code]