Saint Jean-Baptiste au désert

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Saint Jean-Baptiste au désert
Saint Jean-Baptiste dans le désert désignant la croix de la Passion (titre complet du Louvre)
Artiste
Date
1516 env.
Type
Technique
huile sur bois transféré sur toile (1777)
Dimensions (H × L)
135 × 142 cm
Mouvement
Propriétaire
No d’inventaire
INV 606
Localisation

Saint Jean-Baptiste au désert[1] ou plus précisément Saint Jean-Baptiste dans le désert désignant la croix de la Passion[2] est une peinture à l'huile sur bois transférée sur toile (135 × 142 cm), attribuée à l'atelier du peintre Raphaël. Le tableau est conservé au Musée du Louvre de Paris.

Historique[modifier | modifier le code]

Le tableau a été exécuté vers l'an 1516 sur commande d'Adrien Gouffier de Boissy, seigneur de Bonnivet, Cardinal de Boissy, puis placé en 1532 dans la Collégiale Saint-Maurice d'Oiron par son neveu Claude Gouffier dont les armoiries ont été ajoutées en haut du tableau[3].

En 1660, le comte de la Feuillade l'offrit à Louis XIV. L'œuvre a été transférée de son support bois sur toile en 1777.

Le tableau fut remis à l'église de la commune de Longpont à la suite de l'intervention du duc de Maillé puis acheté par le marchand d'art Cousin lors de la vente posthume du duc de Maillé et enfin restituée à la liste civile en 1838.

Le degré de participation aux travaux de Raphaël est controversé.

Thème[modifier | modifier le code]

Dans la théologie et liturgie chrétienne les quatre Évangiles citent, au sujet de Jean le baptiste, la prophétie d’Isaïe : (Is 40, 3) « Voix de celui qui crie dans le désert : rendez droit le chemin du Seigneur ».

L'iconographie chrétienne le représente souvent dans une scène dite « Saint Jean-Baptiste au désert ».

Description[modifier | modifier le code]

Saint Jean-Baptiste est représenté pratiquement nu sous un aspect de jeune homme. Il est assis à califourchon sur un tronc d'arbre couché, habillé uniquement de ses traditionnels habits en peau de bête et il désigne au spectateur, de son index droit, la croix de la Passion située à l'extrémité droite du tableau dans un enchevêtrement de troncs. Dans sa main gauche il tient un phylactère.

Le décor en arrière-plan est plutôt sombre, constitué d'une dense forêt et seul un bout ciel éclaircit le coin droit sur le haut de la peinture.

Analyse[modifier | modifier le code]

L'œuvre montre une forte influence des compositions pour la Chapelle Sixtine (ignudi) de Michel Ange que Raphaël a déjà reproduites dans les décorations de la chapelle Chigi de l'Église Sainte-Marie-du-Peuple à Rome.

Attribution[modifier | modifier le code]

Les critiques d'art attribuent le dessin préparatoire à Raphaël et l'exécution plutôt aux disciples de son atelier.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Notice no 13976, base Atlas, musée du Louvre
  2. Notice no 000PE026973, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Joconde, ministère français de la Culture
  3. Armoiries de Claude Gouffier et de son épouse Jacqueline de la Tremoille en haut à gauche et à droite

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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  • (it) Pierluigi De Vecchi, Raffaello, Rizzoli, Milan, 1975.