Royaume de Nouvelle-Zélande

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Carte montrant les différentes parties du Royaume

Le Royaume de Nouvelle-Zélande (en anglais « Realm of New Zealand ») est le territoire sur lequel règne la reine de Nouvelle-Zélande Élisabeth II. Le Royaume comprend outre la Nouvelle-Zélande, les îles Cook, Niue, Tokelau et la dépendance de Ross en Antarctique. Le terme de « Realm of New Zealand » est utilisé dans des documents du Gouverneur général de Nouvelle-Zélande datant de 1983[1].

Gouverneur général[modifier | modifier le code]

Puisque la reine Élisabeth II réside au Royaume-Uni elle est représentée en Nouvelle-Zélande par le Gouverneur général, poste aujourd'hui occupé par Anand Satyanand depuis 2006. Les gouverneurs généraux détiennent tous les pouvoirs de réserve de la reine.

Souveraineté dans le Royaume[modifier | modifier le code]

Le Royaume lui-même est une collection d'anciens protectorats et colonies britanniques. La Nouvelle-Zélande fut une colonie britannique de 1840 jusqu'à 1907, où elle est devenue un dominion ; elle devient par la suite complètement indépendante lors de l'adoption du Statute of Westminster Adoption Act en 1947. Les îles Cook et Niue sont d'anciens protectorats britanniques transférés sous administration néo-zélandaise au début du XXe siècle. La dépendance de Ross est sous administration néo-zélandaise depuis 1923, et Tokelau est transféré à la Nouvelle-Zélande en 1925 suite à la dissolution de la colonie des îles Gilbert et Ellice.

Îles Cook et Niue[modifier | modifier le code]

Les îles Cook et Niue sont autonomes mais en association libre avec la Nouvelle-Zélande. Le Parlement de Nouvelle-Zélande ne peut pas légiférer dans ces pays. En matière de défense et de relations internationales la Nouvelle-Zélande agit en leur nom, mais uniquement avec leur consentement.

Puisque le Gouverneur général réside en Nouvelle-Zélande, la reine est représentée dans les îles Cook par un Représentant de la Reine (« Queen's Representative »). Ce poste n'est pas subordonné au Gouverneur général ; il agit directement comme représentant local de la Reine. Cette position est tenue par Sir Frederick Goodwin depuis 2005.

Selon la constitution de Niue de 1974 le Gouverneur général de Nouvelle-Zélande est le représentant de la Reine à Niue.

Aux îles Cook et à Niue le haut-commissaire est le représentant diplomatique de la Nouvelle-Zélande. Depuis 2005 cette position est tenue par John Bryan aux îles Cook et par Anton Ojala à Niue.

Malgré leur relation étroite avec la Nouvelle-Zélande les îles Cook et Niue maintiennent certaines relations diplomatiques en leurs noms propres. Tous les deux maintiennent des haut-commissariats en Nouvelle-Zélande et les hauts-commissaires de Nouvelle-Zélande résident dans leurs capitales respectives. En pratique au Commonwealth, les hauts-commissaires représentent leurs gouvernements et non leur chef d'État.

Nouvelle-Zélande[modifier | modifier le code]

La Nouvelle-Zélande elle-même est composée des archipels suivants :

Tokelau[modifier | modifier le code]

Tokelau est moins indépendante de jure que les îles Cook et Niue. Le représentant de la Nouvelle-Zélande à Tokelau porte le titre d'administrateur de Tokelau. Le gouvernement néo-zélandais et les Nations unies incitent les habitants de Tokelau à accepter un statut d'association libre identique à celui accepté par les Îles Cook et Niue, mais les électeurs tokelauans ont, par deux fois en 2006 et en 2007, rejeté cette proposition par voie référendaire[2].

Dépendance de Ross[modifier | modifier le code]

La revendication territoriale de la Nouvelle-Zélande sur la dépendance de Ross est suspendu par le Traité sur l'Antarctique. Le Gouverneur général de Nouvelle-Zélande est toutefois également gouverneur de la dépendance de Ross. La revendication sur la dépendance de Ross inclut la base antarctique McMurdo, tenue par les États-Unis.

Futur du Royaume[modifier | modifier le code]

En Nouvelle-Zélande il existe un mouvement républicain avec le soutien d'une certaine partie de la population[3],[4]. Si la Nouvelle-Zélande devient une république, le Royaume de Nouvelle-Zélande persistera sans la Nouvelle-Zélande, la dépendance de Ross et Tokelau[5]. Cela ne poserait a priori pas de problèmes pour la création de la république ; les îles Cook et Niue garderaient leur statut d'États associés avec la Nouvelle-Zélande parce qu'ils partagent un chef d'État avec elle tout comme le Royaume-Uni partage son chef d'État avec les autres royaumes du Commonwealth. Par contre, une république néo-zélandaise poserait le problème de l'indépendance des îles Cook et Niue. Il y a donc plusieurs options pour le futur du Royaume :

  • Une République de Nouvelle-Zélande avec les îles Cook et Niue en association libre mais gardant la Reine comme chef d'État.
  • Une République de Nouvelle-Zélande avec les îles Cook et Niue ayant un nouveau chef d'État républicain.
  • Une République de Nouvelle-Zélande avec les îles Cook et Niue ayant leurs propres chefs d'État, mais gardant leur statut d'association libre avec la Nouvelle-Zélande.

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Realm of New Zealand » (voir la liste des auteurs)

  1. (en) Letters patent constituting the office of Governor-General of New Zealand ; 31 octobre 1983
  2. (en) "Congratulations Tokelau", communiqué de presse du Parti national de Nouvelle-Zélande, 26 octobre 2007
  3. Un sondage publié dans The Press en juillet 2005 montre que 27 % approuve la question « Do you support New Zealand becoming a republic? », contre 67 %.
  4. Un sondage du Sunday Star-Times publié le 20 janvier 2006 montre 47 % de soutien pour une république et 47 % de soutien pour la monarchie.
  5. (en) Andrew Townend ; The Strange Death of the Realm of New Zealand: The Implications of a New Zealand Republic for the Cook Islands and Niue ; Victoria University of Wellington Law Review ; 2003

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]