Pachinko

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Un pachinko moderne.
Joueurs de pachinko.

Le pachinko (パチンコ?) est un appareil qu’on peut décrire comme un croisement entre un flipper et une machine à sous. Sa version originelle aurait été importée de Chicago, alors capitale de l'industrie du flipper, par un détaillant d'Osaka à la fin de l'ère Taishō et progressivement modifiée. Destiné à l'origine aux enfants, qui y jouaient dans des espaces de jeux en plein-air (roten) du quartier de jeux d'Osaka Sennichimae[1]. Le succès aidant, des salles de pachinko sont ouvertes dans tout le Japon, souvent à côté d’un petit nombre de machines à sous. Le pays compterait aujourd'hui[Quand ?] environ 15 000 salles de pachinko équipées de 2 000 000 de machines. Un Japonais sur 4 y jouerait régulièrement[réf. souhaitée].

Les gérants de salle de pachinko sont souvent d'origine coréenne et nombreux sont ceux qui entretiennent des relations étroites avec les yakuza[2]. Les jeux d'argents étant interdits au Japon, les gains (billes) sont échangés contre des lots qui sont eux-mêmes ensuite échangés contre de l'argent dans les boutiques avoisinantes et souvent tenues par la mafia japonaise.

Règle du jeu[modifier | modifier le code]

Les joueurs achètent un grand nombre de petites billes en métal qu’ils insèrent dans la machine. Le seul contrôle qu'a le joueur est la vitesse à laquelle les billes sortent. Les billes métalliques tombent alors sur une surface de jeu verticale plantée de nombreux clous, parfois sans les toucher, mais occasionnellement elles tombent dans certains trous et la machine déclenche un genre de machine à sous possédant trois roues. Si 3 symboles identiques sont obtenus sur la machine à sous, la machine délivre un grand nombre de billes, que le joueur pourra utiliser pour continuer à jouer ou tout simplement aller au comptoir des prix où il pourra choisir un prix. Les billes ne peuvent être échangées en monnaie selon la loi japonaise, mais les joueurs peuvent demander à échanger ces lots contre du liquide dans des centres à proximité du salon de pachinko. De telles pratiques pour les jeux d'argent sont théoriquement illégales au Japon, aussi, ces échanges profitent surtout aux yakuza. Cependant, aucune arrestation pour de tels échanges n'est connue actuellement.

Les salons de pachinko se caractérisent par leurs allées étroites de machines clinquantes alignées les unes à côté des autres sous un puissant éclairage au néon et le bruit assourdissant et constant des sonals et des billes projetées par les joueurs absorbés. Le pachinko a connu un boom lors de la bulle financière des années 1980 et reste encore très populaire malgré la récession qui a eu lieu au Japon à la fin des années 1990.

Importance économique[modifier | modifier le code]

Le chiffre d'affaires du pachinko est énorme puisqu'il se situe au troisième rang de l'économie des loisirs japonais derrière les restaurants et le tourisme. Nakajima Kenkichi, le patron de la société Heiwa, gestionnaire de 30 % des salles de pachinko du pays, a été désigné « Homme le plus riche du pays » en 1989 par le magazine Nikkei Venture et 11e fortune mondiale par le magazine Fortune en 1991.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Sepp Linhart & Sabine Frühstück, The Culture of Japan as Seen Through Its Leisure, SUNY Press, 1998, p. 361-63
  2. Peter Hill, The Japanese Mafia: Yakuza, Law, and the State, Oxford University Press, 2006, p. 109-10

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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