Oiapoque

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Oyapock (homonymie).
Oiapoque
En allant vers le fleuve.
En allant vers le fleuve.
Administration
Pays Drapeau du Brésil Brésil
Région Nord
État Amapá Amapá
Langue(s) Portugais
Maire Raimundo Agnaldo Chagas da Rocha (PP)
Code postal 68 980-000
Fuseau horaire
Heure d'été
UTC-3
UTC-3
Indicatif 96
Démographie
Gentilé Oiapoquense
Population 20 962 hab. (01-08-2009)
Densité 0,93 hab./km2
Géographie
Coordonnées 3° 50′ 35″ N 51° 50′ 06″ O / 3.84305, -51.8353° 50′ 35″ Nord 51° 50′ 06″ Ouest / 3.84305, -51.835  
Altitude 10 m
Superficie 2 262 500 ha = 22 625 km2
Divers
Site(s) touristique(s) Écotourisme
Fondateur
Date de fondation
Émile Martinique (?)
23 mai 1945
Localisation
Localisation de Oiapoque sur une carte
Localisation de Oiapoque sur une carte

Géolocalisation sur la carte : Brésil

Voir la carte administrative du Brésil
City locator 14.svg
Oiapoque

Géolocalisation sur la carte : Brésil

Voir la carte topographique du Brésil
City locator 14.svg
Oiapoque

Oiapoque est une ville de l'État de l'Amapá au Brésil, situé le long du fleuve Oyapock faisant face à la ville française de Saint-Georges-de-l'Oyapock en Guyane.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les premiers habitants de la région sont des ancêtres des peuples Wayãmpi, qui occupaient l'étendue territoriale du rio Oiapoque, des Kali'na et des Palikur, concentrés dans la vallée du rio Uaçá et de ses affluents. Le mot Oiapoque est d'origine tupi-guarani, dérivé de « oiap-oca », signifiant « Maison des Wayãmpi ».

Durant la période coloniale, le territoire de l'actuelle Oiapoque faisait partie de la Capitainerie du Cabo Norte. Au début du XVIe siècle, les Portugais d'Amérique menaient des luttes contre les autres Européens pour établir leur contrôle sur la région comprise entre le rio Oiapoque - à l'époque connu sous le nom de Vicente Pinzón -, au nord, et le rio Amazonas, au sud, pour étendre leur empire colonial.

La municipalité d'Oiapoque tire son origine de l'installation, à une date indéterminée, d'un métis du nom d'Émile Martinique, premier habitant non-indigène du lieu. On sait que la localité s'appelait alors "Martinique" (Martinica), et, de nos jours encore, il n'est pas rare d'entendre cette désignation, notamment de la part des habitants les plus vieux. Peu après, elle a aussi porté le nom de Vila do Espírito Santo. En 1907, le Gouvernement fédéral créa le 1er Détachement militaire de la commune, qui servait pour la rétention des prisonniers politiques. Quelques années après, ce détachement fut transféré à Santo Antônio - actuel district de Clevelândia do Norte - avec la dénomination de Colonie Militaire. Pour marquer la souveraineté nationale brésilienne sur les régions limitrophes du pays face au Contesté franco-brésilien d'Amapá résolu en 1901, un Monument à la Patrie fut érigé pour marquer le commencement du territoire brésilien.

La municipalité fut créée le 23 mai 1945, par la loi 7578.

Situation géographique[modifier | modifier le code]

La municipalité d'Oiapoque est située dans la partie la plus septentrionale de État d'Amapá. Elle est limitée, au Nord, par la Guyane française (commune de Saint-Georges-de-l'Oyapock) et, au Sud, par les municipalités de Calçoene, Serra do Navio et Pedra Branca do Amapari. À l'Est, elle est baignée par l'Océan Atlantique et, à l'Ouest, elle fait limite avec Laranjal do Jari.

Elle est composée d'un district siège municipal, Oiapoque, et d'autres deux districts[1] :

  • Clevelândia do Norte (zone militaire) ;
  • Vila Velha (zone de propriétés d'extraction agricole).

Autres localités de la municipalité :

  • Vila Brasil (hameau qui sert de base arrière aux prospecteurs clandestins passés en Guyane française) ;
  • Taperebá (base des pêcheurs du littoral) ;
  • Ponte do Cassiporé ;
  • Rio Cassiporé, point multimodal routier-fluvial important, principalement pour les éleveurs et les agriculteurs de la région ;
  • Villages amérindiens : Manga, Santa Isabel, Espírito Santo, Açaizal, Urucaura et Kumarumã.

Il n'existe en octobre 2011 qu'une seule route reliant à la capitale, Macapá : la BR-156, longue d'environ 600 km. Le pont sur l'Oyapock permettra le franchissement du fleuve vers Saint-Georges-de-l'Oyapock et la Guyane française.

Économie[modifier | modifier le code]

Par ailleurs, les nombreux touristes guyanais boostent l'activité commerciale de la ville. En effet, ceux-ci sont attirés par cette ville frontalière réputée offrir de meilleurs prix qu'en Guyane, notamment pour les alcools, le tabac, la viande brésilienne.

  • Revenu per capita (2000) : R$ 257,93 (Change 2000 : R$1,00 = 4,00 FF) Source : Atlas du Développement Humain/PNUD
  • PIB per capita (2004) : R$ 9187,00 (Change 2004 : 1,00€ = R$ 3,40) Source : IBGE/2004

Maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2004 Francisco Milton Rodrigues PMDB élu avec 2.840 voix
2005 2008 Manoel Alício da Silva Sfair PDT élu avec 2.643 voix
2009 2012 Raimundo Agnaldo Chagas da Rocha PP élu avec 4.560 voix

Démographie[modifier | modifier le code]

  • Espérance de vie : ans (200x) Source :
  • Coefficient de mortalité infantile (200x) : pour 1000 Source : Datasus, Ministério da Saúde
  • Taux d’analphabétisme (2000) : 13,61 % Source : INEP/MEC
  • Croissance démographique (2006) : 3,70 % par an
  • Indice de Développement Humain (IDH) : 0,738 Source : Atlas du Développement Humain PNUD - 2000
  • 46,94 % de femmes
  • 53,06 % d'hommes
  • 60,86 % de la population est urbaine
  • 39,14 % de la population est rurale
Vue d'Oiapoque.


Vidéographie[modifier | modifier le code]

  • Oyapock, Documentaire de 53 minutes, tourné durant plus d'un an en immersion auprès des habitants des villes frontalières / 2012.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]