Muramasa Sengo

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Muramasa Sengo était un forgeron de sabres japonais très connu qui fonda sa propre école du même nom au XVIe siècle.

Artisan à l'identité quelque peu trouble, on pense qu'il y eut en fait plusieurs générations d'héritiers du nom de Muramasa, entre deux et huit personnes (il s'agit d'une pratique courante au Japon), mais beaucoup de documents à leur sujet auraient disparus dans les bombardements de la 2nde Guerre Mondiale. Ce qui est sur néanmoins, c'est que le forgeron de la 2nde Génération fût le plus fameux d'entre eux, un prodige qui domina largement les autres en talent et réputation.

On dit souvent que Muramasa, connu pour sa violence de caractère, transmettait cette violence à ses sabres. La croyance dit aussi que ses sabres étaient assoiffés du sang poussant leurs propriétaires à commettre des crimes ou bien au suicide, car les Tsukumogami de ces lames maudites refusaient de retourner au fourreau tant qu'elles n'avaient pas fais couler le sang, fût-ce celui de leur propriétaire. Ieyasu Tokugawa ayant été blessé deux fois par les lames de Muramasa, il s'ensuivit l'interdiction de port de ces dernières lors du shogunat. Son père, son grand-père et son fils eurent également maille à partir avec ces lames Muramasa.

Une anecdote intéressante, rapportée dans un article écrit par un certain Albert Yamanaka, raconte les pouvoirs du Muramasa, tant techniques que spirituels. Dans la 6ème année de Bunsei (1823), au château de Edo, un samouraï du nom de Matsudaira Geki avait une rancune contre plusieurs de ses collègues. Alors qu'ils se trouvaient dans une bibliothèque, Geki dégaina soudain son sabre et s'attaqua à eux, ils étaient cinq. Le premier, un certain Honda Iori, fut décapité promptement. Toda Hikonoshin et Numata Sakyō tentèrent de s'enfuir, mais Geki les rattrapa, le premier fut découpé en diagonale à travers l'une des épaules (kesa-giri), et Geki s'offrit le luxe de sabrer deux fois de suite le second, d'abord à travers la poitrine, puis à travers l'épaule. Les deux derniers, Mabe Genjurō et Kami Gorō, tentèrent de s'enfuir, et bien qu'ils fussent sabrés dans le dos, ils survécurent à ces blessures.

Une théorie dit que se seraient les lames de Muramasa qui auraient étés plus tard suriage, re-signées en Masamune, afin de contourner leur interdiction par le bakufu Tokugawa. Cependant, par la suite, l'aura de "Masamune" était devenue si grande que de nombreux artisans signèrent leurs lames de ce nom, donnant lieu à de grands problèmes d'authentification et à la légende de l'existence de Masamune. (Le sabre japonais, du conservateur du Victoria and Albert)