Mu Columbae

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Mu Columbae

Époque J2000.0

Données d'observation
Ascension droite 05h 45m 59.9s
Déclinaison -32° 18′ 23″
Constellation Colombe
Magnitude apparente 5,15
Caractéristiques
Type spectral O9.5 V
Indice U-B -1,06
Indice B-V -0,28
Indice R-I ?
Indice J-K ?
Variabilité Suspectée
Astrométrie
Vitesse radiale +109,2 km/s
Mouvement propre μα = 3,01 mas/a
μδ = -22,62 mas/a
Parallaxe 2,52 ± 0,55 mas
Distance 1 300 al
(400 pc)
Magnitude absolue -2,84
Caractéristiques physiques
Masse 12-15 M
Rayon 4,5 R
Gravité de surface (log g) ?
Luminosité 23 300 L
Température 33 700 K
Métallicité ?
Rotation ~153 km/s
(1,5 jours)
Âge 2,7 × 106 a

Autres désignations

HR 1996, CD-32 2538, HD 38666, SAO 196149, HIP 27204

Mu Columbae (μ Col / μ Columbae) est une étoile de la constellation de la Colombe. C'est l'une des quelques étoiles de type O qui soit visible à l'œil nu. L'étoile est située à environ 1 300 années-lumière du système solaire (avec une marge d'erreur de quelques centaines d'années-lumière).

C'est une étoile qui tourne sur elle-même relativement rapidement, accomplissant une révolution complète en environ 1,5 jours (à comparer au Soleil, qui avec seulement 22 % du diamètre de cette étoile, tourne en seulement 25,4 jours). Cette vitesse de rotation est tout à fait typique de ce type d'étoiles.

À partir de mesures de mouvement propre et de vitesse radiale, les astronomes ont déterminé que cette étoile et AE Aurigae s'éloignent l'une de l'autre avec une vitesse relative de plus de 200 km/s. Leur point d'origine commun correspond à Iota Orionis dans l'amas du Trapèze, il y a environ deux millions et demi d'années. Le scénario le plus probable de création de ces étoiles en fuite est une collision entre deux systèmes d'étoiles binaires, les étoiles étant éjectées sur différentes trajectoires radialement par rapport au point d'intersection.

Références[modifier | modifier le code]

  • A. Blaauw & W.W. Morgan, 1954, « The Space Motions of AE Aurigae and mu Columbae with Respect to the Orion Nebula », Astrophysical Journal, v.119, p. 625.
  • R. Hoogerwerf, J.H.J. de Bruijne, P.T. de Zeeuw, 2000, « The origin of runaway stars », Astrophysical Journal, v.544, issue 2, pp. L133-L136.

Liens externes[modifier | modifier le code]