Mnong

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Ne doit pas être confondu avec Hmong.
Groupe de femmes Mnong

Les Mnong ou M'nong sont un groupe ethnique du Viêt Nam dont la population totale est estimée à plus de 200 000 personnes (2010).

Ils sont régulièrement assimilés à un groupe plus vaste dénommé Moï (ou Moye), Proto-Indochinois ou Montagnards, par opposition aux Vietnamiens. Toutefois ces noms sont pas des ethnonymes. L'appellation moï, par exemple, n'est qu'une francisation du vietnamien mọi, terme péjoratif à l'égard des minorités pouvant se traduire par barbare - sauvage[1].

Ethnies[modifier | modifier le code]

On peut les diviser en trois groupes ethniques :

  • Les Mnong du centre : ils sont environ 88 000 dans les provinces de Dak Lak et de Lam Dong, dans les hautes-terres du centre ; ils sont chrétiens pour la plupart ;
  • Les Mnong de l'Est : environ 76 000 personnes dans ces mêmes provinces des hautes terres du centre ;
  • Les Mnong du Sud : leur nombre s'élève à 55 000 environ dans la province de Binh Phuoc dans le Vietnam du Sud-est. Un certain nombre de Mnong vit aussi dans la province orientale du Cambodge, le Mondulkiri.

Langue[modifier | modifier le code]

La langue mnong appartient au groupe bahnarique du rameau oriental de la branche môn-khmer des langues austroasiatiques.

Histoire[modifier | modifier le code]

Habitants originels de l'Indochine, ils furent progressivement repoussés dans les montagnes et leur culture fut anéantie au XIVe siècle par l'expansionnisme des Viets du Tonkin et d'Annam. Le terme « Moï » signifie « sauvage » en vietnamien et désigne péjorativement et indistinctement les ethnies de la chaîne annamitique (Bahnars, Djarais, Rhadés, Sédangs et Mmongs).

Leur royaume de Champā, dont les cités sacrés comme Mỹ Sơn rivalisaient en beauté avec Angkor ont été citées par Marco Polo.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Yvan Barbé, « Mnong », sur Encyclopædia Universalis (consulté le 9 mai 2013)

Lien externe[modifier | modifier le code]