Microfiltration

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La microfiltration est un procédé de conservation des aliments par lequel les bactéries et germes indésirables sont extraits de l'aliment liquide. Cet aliment peut ultérieurement se conserver au froid pour une période limitée.

Lait microfiltré[modifier | modifier le code]

Le traitement de microfiltration demande une séparation préalable du lait et de la crème, le lait entier ne pouvant être microfiltré dans de bonnes conditions. La microfiltration proprement dite utilise une membrane poreuse[1]. Les pores, qui ont un diamètre d'environ 0,5 micron, retiennent les bactéries. La crème est traitée séparément (elle peut être pasteurisée ou stérilisée) puis réincorporée au lait microfiltré.

Ce lait présente une réaction positive au test de la phosphatase puisqu'il n'a pas été chauffé. Il est conditionné et refroidi immédiatement après le traitement pour être ramené dans les meilleurs délais à une température ne dépassant pas °C. Le lait frais microfiltré se conserve réfrigéré.

La microfiltration réduit de manière significative (à peu près comme la pasteurisation, soit au minimum d'un facteur 100 000) le nombre de micro-organismes dans le produit. Dans certaines variantes du procédé (chauffage des membranes, crème stérilisée) on s'approche de la stérilisation.

Par rapport aux traitements thermiques classiques (pasteurisation, lait UHT), le goût est plus proche du lait cru, et les protéines ne sont pas dénaturées.

Le lait microfiltré peut se conserver au réfrigérateur jusqu'à la date limite de consommation (DLC), soit environ 14 jours après le conditionnement, et plus selon le procédé exact employé.

Microfiltration des eaux potables[modifier | modifier le code]

La micro-filtration[modifier | modifier le code]

La micro filtration est un procédé de purification qui élimine les polluants à partir d'un fluide (liquide et gaz) par le passage à travers une membrane micro poreuse. Afin de répondre à la sévérité croissante des normes, à la pollution grandissante des réserves et face à la pénurie d’eau, les procédés par membranes sont une solution prometteuse pour la production d’eau potable. Elle peut utiliser un processus sous pression, mais il n'a pas besoin d'inclure la pression obligatoirement pour son application. Elle a été créée par le professeur Richard Zsigmondy Adolf à l'Université de Göttingen GÃ, en Allemagne, en 1935. Les filtres couche de membrane trouvé une application immédiate dans le domaine de la microbiologie et en particulier dans l'évaluation de l'eau potable. Les membranes micro poreuses ont été en effet par la suite utilisées comme un processus fondamental de la production d'eau. Progressivement on l'a utilisé dans traitement de l'eau, il élimine efficacement les principaux agents pathogènes et des polluants et les bactéries importantes. Selon l'application souhaité on fait varier la tailles des pores.

Analyses[modifier | modifier le code]

La première étape de l’analyse microbiologique de l’eau est constituée par la préparation de l’échantillon qui peut se dérouler de deux façons différentes selon le taux de pollution de l’échantillon et le paramètre recherché : dilution de l’échantillon dans un diluant approprié concentration par filtration sur membranes de porosité bien définie (dimension de pore gamme est de 0,1 à 10 micromètres) L’analyse bactériologique n’est pas seulement qualitative mais aussi quantitative. Les techniques mises en œuvre au laboratoire sont soit la méthode de dénombrement direct par numération de colonies isolées après ensemencement sur (ou dans) un support nutritif solide, soit la méthode de dénombrement indirect par calcul statistique après répartition de l’inoculum dans des tubes de milieux de culture liquide (méthode dite du nombre le plus probable : NPP).

Prélèvements[modifier | modifier le code]

L’échantillon doit être représentatif de l’eau que l’on veut contrôler. Le prélèvement ne doit pas modifier ses caractéristiques bactériologiques, il doit être effectué dans des conditions d’asepsie satisfaisantes.

Informations techniques complémentaires[modifier | modifier le code]

Afin de répondre à la sévérité croissante des normes, à la pollution grandissante des réserves et face à la pénurie d’eau, les procédés par membranes sont une solution prometteuse pour la production d’eau potable. Les processus d’osmose inverse (OI), de nano-filtration (NF), d’ultrafiltration (UF) et de micro-filtration (MF) sont souvent présentés comme étant des procédés à pression. Ils sont en fait très différents. MF et UF sont des techniques pour le traitement des eaux de surfaces peu chargées en micro-polluants ou les eaux karstiques. NF et OI sont efficaces pour la décontamination microbiologique, l’élimination des matières organiques dissoutes et des pesticides; ces techniques sont également largement utilisées pour le dessalement de l’eau de mer ou des eaux saumâtres.

Autres[modifier | modifier le code]

La microfiltration peut aussi être utilisée sur le lactosérum, la saumure, . La microfiltration est proche par son principe de l'ultrafiltration, de l'osmose inverse et de la nanofiltration.

Elle peut aussi être utilisée pour les station d'épuration des eaux de type membranaire.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]


Références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]