Melvin Purvis

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Melvin Horace Purvis, Jr.

Description de l'image  Melvin Purvis profile.jpg.
Alias
Little Mel
Naissance
Timmonsville, Caroline du Sud
Décès (à 56 ans)
Florence, Caroline du Sud
Nationalité Drapeau des États-Unis États-Unis
Profession Agent fédéral
Famille
3 enfants dont Alston W. Purvis (1943-)

Melvin Horace Purvis, Jr., né le et mort le , est un policier et un agent fédéral américain. Il était surnommé « Little Mel » à cause de sa petite stature. Il est surtout connu pour avoir pourchassé John Dillinger et son gang[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Naissance[modifier | modifier le code]

Melvin Horace Purvis, Jr. est né à Timmonsville, en Caroline du Sud. Ses parents sont Melvin Horace Purvis, Sr. (1869-1938), un cultivateur de tabac, et Janie Elizabeth Mims (1874-1927). Il est le cinquième d'une famille de douze enfants[2],[3].

Carrière[modifier | modifier le code]

Purvis obtient son diplôme de droit à l'Université de Caroline du Sud et entame une brève carrière comme avocat[4]. Il était membre de la fraternité Kappa Alpha. Il rejoint le FBI en 1927, et prend la tête des bureaux de la Division d'Investigation de Bimingham en Alabama, d'Oklahoma City en Oklahoma, et de Cincinnati dans l'Ohio. En 1932, il est également chargé de la responsabilité du bureau de Chicago dans l'Illinois par le directeur du FBI John Edgar Hoover.

Purvis dirigea des chasses à l'homme contre des hors-la-loi tels que Baby Face Nelson et Pretty Boy Floyd, ainsi que celle, plus connue, contre John Dillinger, qui prendra fin à Chicago le 22 juillet 1934. Au cours de cette affaire, et bien qu'il fut devenu une figure des médias pour ses faits d'armes, Hoover déclara que Purvis avait été rétrogradé et que l'agent Samuel P. Cowley prenait désormais en charge l'affaire Dillinger[5]. Cowley fut plus tard abattu par un autre gangster et Purvis lui rendit visite à l'hôpital peu de temps avant sa mort. Purvis était glorifié pour ses actions par les medias[6], mais il aurait encouru la colère de Hoover, qui l'avait jusque là soutenu, en cherchant à obtenir, et en faisant lui-même, de la publicité sur son rôle dans l'affaire Dillinger, éclipsant ainsi Hoover et le reste du FBI. Dans un livre coécrit par le fils de Purvis, Alston Purvis, Hoover est décrit comme jaloux de l'attention qui fut accordée à Purvis après que Dillinger a été tué[3].

Toutefois, au moins un des comptes-rendus officiels de Purvis concernant ses exploits fut plus tard remis en question. Le récit de la mort de Pretty Boy Floyd, qui affirmait que Purvis et ses agents avaient tué Floyd sans l'aide des renforts de la police locale, fut plus tard contredit par un policier de East Liverpool dans l'Ohio, Chester Smith. Hoover déclarera plus tard que Smith avait été le premier à toucher Floyd. Plus encore, Smith déclara que Purvis et ses agents ne firent jamais feu jusqu'au moment où, Floyd ayant été questionné par Purvis, celui-ci ordonna à l'agent Herman Hollis de l'abattre alors qu'il gisait sur le sol. Cette déclaration fut démentie ensuite par l'agent Winfred E. Hopton du FBI, qui affirma, dans une lettre de 1979 adressée au Time Magazine, que les renforts de la police locale n'arrivèrent qu'après la mort de Floyd[7]. Toutefois, les autorités locales étaient toutes d'accord sur le fait que Smith avait en fait abattu Floyd. Aucune affirmation ne fut jamais clairement prouvée dans un sens ou dans l'autre. Purvis démissionne du FBI en 1935 et devient expert juridique[8]. En 1937, il se fiance à l'actrice Janice Jarratt, avec qui il ne se mariera finalement pas[9],[10],[11]. Il épousera plus tard Marie Rosanne Wilcox et aura trois fils[12]. Il achète une station de radio à Florence en Caroline du Sud, et durant la Seconde Guerre mondiale, il sert dans l'armée des États-Unis comme colonel.

En 1936, Purvis publie une autobiographie relatant ses années passées comme détective au Bureau[13]. Les auteurs Curt Gentry et Anthony Summers, dans leur biographies respectives de Hoover, affirment que Hoover, qui initialement soutenait Purvis, était jaloux de sa célébrité après ses « aventures » avec Dillinger, et que c'est pour cela qu'il l'aurait rétrogradé, le poussant à quitter le FBI[14],[15]. Summers, alors qu'il faisait des recherches pour son livre, obtint une correspondance considérable entre Hoover et Purvis, montrant que Hoover « flirtait » quasiment avec Purvis[15].

Mort[modifier | modifier le code]

Le 29 février 1960, alors qu'il est chez lui à Florence en Caroline de Sud, Melvin Purvis meurt d'une blessure par balle à la tête. Le coup de feu a été tiré d'un revolver offert par ses collègues agents fédéraux lors de sa démission du FBI. L'anecdote du folklore populaire affirmant que le revolver qui a tué Purvis est le même qui avait été utilisé pour abattre Dillinger est apocryphe.

Le FBI enquêta sur sa mort et conclut à un suicide, bien que le rapport officiel du médecin légiste n'apporte pas suffisamment de preuves pour conclure sur les circonstances du décès. Il a été déterminé plus tard que Purvis pourrait s'être accidentellement tiré dessus en essayant d'extraire une balle traçante bloquée dans le revolver[12]. Il avait 56 ans.

Les auteurs Gentry et Summers ont quant à eux conclu que Purvis s'était suicidé après avoir appris qu'il était atteint d'un cancer inopérable au cerveau[14],[15].

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Allan May, Marilyn Bardsley, « The John Dillinger Story » (consulté en 02/09/2009)
  2. (en) Registre des décès de Caroline du Sud
  3. a et b (en) Alston Purvis et Alex Tresinowski, The Vendetta : FBI Hero Melvin Purvis's War Against Crime and J. Edgar Hoover's War Against Him, Public Affairs,‎ 2005 (ISBN 1-58648-301-3)
  4. (en) « Books: Impersonal Officer : American Agent — Melvin H. Purvis — Doubleday, Doran ($2.75) », Time Magazine,‎ 23 novembre 1936 (lire en ligne)
  5. (en) (en) « FBI Famous Cases: John Dillinger » (consulté en 28/10/2009)
  6. (en) (en) « Publicité pour Dodge Automobile, parue dans le Good Housekeeping magazine, avril 1936 » (consulté en 28/10/2009)
  7. (en) Winfred E. Hopton, « Setting the Record Straight », Time Magazine,‎ 19 novembre 1979 (lire en ligne)
  8. (en) « Gangsters' Foe Resigns: Melvin Purvis Leaves His Department of Justice Post in Chicago », Los Angeles Times,‎ 13 juillet 1935 (résumé)
  9. (en) « Milestones, May 10, 1937 », Time Magazine,‎ 10 mai 1937 (lire en ligne)
  10. (en) « Melvin Purvis to Wed Janice Jarratt, ActressPurvis », Washington Post,‎ 18 mars 1937 (résumé)
  11. (en) « Purvis and Actress Part: Wedding to Miss Jarratt Is Off, Former G-Man Heads for Coast », New York Times,‎ 28 avril 1937 (résumé)
  12. a et b (en) « People & Events: Melvin Purvis, 1903-1960 » (consulté en 28/10/2009)
  13. (en) Melvin Purvis, American Agent, Doubleday,‎ 1936
  14. a et b (en) Curt Gentry, J. Edgar Hoover: The Man and the Secrets, W.W. Norton & Co.,‎ 1991 (ISBN 978-0393024043)
  15. a, b et c (en) Anthony Summers, Official and Confidential: The Secret Life of J. Edgar Hoover, Putnam Adult,‎ 1993 (ISBN 978-0399138003)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Claire Potter, War on Crime: Bandits, G-Men, and the Politics of Mass Culture, Rutgers University Press,‎ 1998 (ISBN 0-8135-2487-3)
  • (en) Alston Purvis et Alex Tresinowski, The Vendetta: FBI Hero Melvin Purvis's War Against Crime and J. Edgar Hoover's War Against Him, Public Affairs,‎ 2005 (ISBN 1-58648-301-3)
  • (en) Curt Gentry, J. Edgar Hoover: The Man and the Secrets, W.W. Norton & Co.,‎ 1991 (ISBN 978-0393024043)
  • (en) Anthony Summers, Official and Confidential: The Secret Life of J. Edgar Hoover, Putnam Adult,‎ 1993 (ISBN 978-0399138003)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]