Mavi Marmara

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Mavi Marmara
Image illustrative de l'article Mavi Marmara
Le Mavi Marmara en 2010

Autres noms Beydağı (1994-2010)
Type Navire de croisière
Histoire
Mise en service 9 novembre 1994
Statut En service
Caractéristiques techniques
Longueur 93 m
Maître-bau 20 m
Tirant d'eau 4 m
Tonnage 4 142 tonneaux
Puissance 4 400 kW
Vitesse 9,9 nœuds
Autres caractéristiques
Passagers 1 080
Chantier naval Türkiye Gemi Sanayii A.Ş.
Armateur Inconnu (1994-2010)
İnsani Yardım Vakfı (2010-aujourd'hui)
Pavillon Drapeau des Comores Comores (2010-aujourd'hui)
IMO 9005869

Le Mavi Marmara[1] est un navire à passagers battant pavillon des Comores, qui était auparavant détenu et exploité par IDO sur la ligne Sarayburnu[2], Istanbul Marmara Island - Île Avsa dans la mer de Marmara. Construit au chantier naval de la Corne d'Or en 1994, le navire a une capacité de 1 080 passagers.

En 2010, il est à la Une de l'actualité à la suite de son arraissonnement en mai de la même année par les forces israëliennes.

Flottille de la liberté[modifier | modifier le code]

Le navire a été acheté en 2010 par une ONG humanitaire musulmane turque IHH Insani Yardim Vakfi[3] , la Fondation pour les droits de l'homme et la liberté et de secours humanitaires, qui se livre à des activités sociales et humanitaires dans plus de 100 pays[4]. Il rejoint une flottille de navires exploités par des groupes d'activistes provenant de 37 pays différents avec l'intention d'affronter directement le blocus de Gaza et de mettre de l'aide humanitaire et des fournitures. L'IHH a acquis le navire à un coût de 800 000 $, qui sera pris en charge par les dons du public, étant donné qu'aucun armateur était disposé à risquer leur navire pendant le voyage.

Le 31 mai 2010, en route vers la bande de Gaza, des commandos de l'Armée de défense d'Israël (Tsahal) ont arraisonné et ont saisi le Mavi Marmara dans les eaux internationales[5] après avoir communiqué les avertissements d'un blocus naval de la région de Gaza était en vigueur. Dans le violent affrontement qui a suivi, neuf militants turcs sont tués, il y a eu dix blessés parmi les militaires israéliens[6].

Conséquence sur les rapports turco-israëliens[modifier | modifier le code]

Le raid déclenche une sérieuse dégradation des relations entre Israël et la Turquie qui exige des « excuses » ainsi que la levée du blocus de Gaza.

Le 22 mars 2013, pour la première fois dans l'histoire d'Israël, un Premier ministre israélien est obligé de s'excuser pour son attaque sur des civils. Benyamin Netanyahou appelle le dirigeant turc Recep Tayyip Erdoğan pour présenter ses excuses au peuple turc pour ces erreurs qui ont conduit à des pertes humaines et a donné son accord pour l'indemnisation des familles. Les conditions posées par la Turquie pour la normalisation des relations bilatérales incluent des excuses israéliennes, des compensations financières pour les familles des victimes et la levée du blocus sur la bande de Gaza.

En dépit des négociations entre les deux États, une cour criminelle d'Istanbul condamne, en mai 2014, quatre anciens responsables militaires israéliens impliqués dans l'assaut contre la flottille qui étaient jugés depuis 2012 par contumace. Elle demande à Interpol d'agir en vue de leur arrestation[7].

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.rupture-et-metamorphose.org/archive/2010/07/07/israel-gaza.html
  2. http://www.ido.com.tr/index.cfm?page=SubPage&textid=846&kapsam=7&ln=tr
  3. http://www.ihh.org.tr/anasayfa/fr/
  4. http://www.worldbulletin.net/news_detail.php?id=54701
  5. http://www.actudefense.com/mavi-marmara-rapport-accablant-pour-larmee-israelienne/
  6. Selon un militant espagnol, l'assaut israélien a fait plus de 9 morts, lemonde.fr, 3 juin 2010
  7. « Mavi-Marmara », l'affaire qui a consommé la rupture entre Israël et la Turquie, lemonde.fr, 27 mai 2014

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