Malocclusion dentaire

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La malocclusion dentaire est une pathologie qui se traduit par une pousse anormale des dents, ce qui perturbe considérablement la fonction musculaire des mâchoires.

Chez l'humain[modifier | modifier le code]

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Les spécialistes distinguent trois classes de malocclusion dentaire : la neutrocclusion, la distocclusion et la mésiocclusion[1]. Cette classification est issue des travaux d'Edward Angle (en), le père de l'orthodontie moderne[2].

Chez l'enfant, la croissance faciale dépend autant de facteurs génétiques (chromosomes) que fonctionnels (fonction musculaire). La force musculaire peut être représentée par un vecteur physico-mathématique et celui-ci se définit par son point d'origine, sa direction, son sens et son intensité. Chez l'enfant, l'association des vecteurs dans un même muscle contribue pour beaucoup à la structure interne (orientation des trabécules osseuses) et à la croissance directionnelle des os de la face, ainsi qu'à toutes les fonctionnalités d'une bouche depuis le stade fœtal (grossesse) jusqu'à l'âge adulte (découvrir, téter, parler, manger, boire, avaler, chanter, respirer, etc.)

Mal orientés, ces vecteurs musculaires peuvent freiner la croissance (palais étroit et profond, rétrognathie, prosopie, etc.), créer des malpositions dentaires (« récidives orthodontiques », articulé croiséetc.) ou rendre l'élocution pénible (shuintement) : la fonctionnalité de la langue en est le meilleur exemple (déglutition salivaire infantile, déglutition atypique, déglutition dysfonctionnelle).

La malocclusion est un état dysfontionnel, qui se remarque autant au niveau d'une malposition dentaire sur une des arcades (examen clinique d'une "occlusion volontaire" ou analyse des modèles en plâtre, des radiographies, etc., comme en Orthodontie-ODF et en chirurgie maxillo-faciale), que sur une mauvaise posture relationnelle entre les deux mâchoires, et tant dans une situation statique ("occlusion volontaire", position de repos physiologique des mâchoires, etc.) que dans toutes les relations dynamiques des mouvements (analyse par vidéographie numérique de la phonation et de la déglutition salivaire).

La dysfonction et la maladie occlusale (syn. malocclusion) débutent lorsque la phase de repos physiologique des muscles posturaux des deux mâchoires se réduit comme une peau de chagrin : gènes, douleurs musculaires et crampes. Les causes sont diverses : déglutition infantile qui arrête prématurément l'éruption des dents permanentes ("permutations dentaires" chez l'adolescent), déplacements insidieux des dents à cause d'une déglutition salivaire atypique ("récidives orthodontiques" après traitement ODF), traitement iatrogène inadéquat perturbant l'équilibre physiologique (obturations dentaires, prothèses, orthopédie dento-faciale ou ODF, chirurgie maxillo-faciale), etc.

La localisation des douleurs est proche des dents et des ATM, ou éloignée de la cavité buccale (nuque, épaule, dos, bras, etc.). Dans tous les cas, elle est nettement plus prononcée d'un même côté du corps, gauche ou droit; et cette prédominance fait partie des éléments principaux du diagnostic.

Le traitement premier est de trouver la position de repos physiologique de tous les muscles. Seulement après viennent la correction des malpositions dentaires par obturations dentaires, artifices prothétiques, orthodontie (ODF) ou chirurgie maxillo-faciale. Malheureusement dans la pratique, c'est trop souvent le chemin inverse qui est réalisé, ce qui procure une guérison nettement moins efficace.

Chez les animaux[modifier | modifier le code]

Rongeurs[modifier | modifier le code]

la bouche d'un lapin dont les dents ont considérablement poussées jusqu'à la hauteur du nez
Un lapin souffrant de malocclusion dentaire.

Bien que les dents des rongeurs poussent continuellement, normalement elles s'usent naturellement par frottement mutuel, sauf si l'animal est atteint d'une malocclusion dentaire[3].

Malocclusion de l'incisive chez les léporidés.

Les problèmes de malocclusion dentaire sont fréquents chez les rongeurs d'élevage comme le lapin, le chinchillaetc. Considérée comme une tare héréditaire, l'éleveur ne devrait pas faire se reproduire un animal qui en souffre[4].

  • Symptômes :
    • amaigrissement,
    • yeux larmoyants,
    • et problèmes de mastication.
  • Conduite à tenir :
    • malocclusion des incisives : on peut demander au vétérinaire de raccourcir les dents au moyen d'une pince et d'une lime.
    • malocclusion des autres dents : des éperons poussent vers le haut, dans les orbites, ou vers le bas, dans la mâchoire. Des radiographies le détermineront. Chez un animal âgé, il faudra songer à abréger ses souffrances[5]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Classifications of Occlusion
  2. L'histoire de l'orthodontiste
  3. « Les Malocclusions dentaires », sur Rongeurs.net (consulté le 11 mars 2011)
  4. (en) Malocclusion - A Polygenic Trait
  5. J.C.Harris, Introduction aux Chinchillas, T.F.H. publications, Ed. française, 1993.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Chez l'animal :