Louis Querbes

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Louis Marie-Joseph Querbes né à Lyon le 21[1] août 1793 et mort à Vourles, le 1er septembre 1859, est un prêtre fondateur de l'ordre religieux dit Clercs de Saint-Viateur (C.S.V.). ou des Viatoriens[2],[3]

Fils d'un paysan aveyronnais, fervent catholique natif des Canebières (hameau près de Salles-Curan) et venu travailler à Lyon où il s'installe comme tailleur, le jeune Louis entre en 1805 à l'école cléricale de la paroisse de Saint-Nizier, puis au séminaire Saint-Irénée en 1812. L'entrée à la Compagnie de Jésus lui ayant été refusée, il est ordonné prêtre le 17 décembre 1816 et sera nommé, après un court vicariat dans sa paroisse natale où il est déjà remarqué par sa prédication, curé à Vourles où il restera jusqu'à sa mort. Il y eut comme vicaire l'abbé Faivre entre 1834 et 1836. Au lendemain de la Révolution il eut une tâche difficile pour restaurer la vie chrétienne et relever la foi de ses fidèles. Ayant eu la chance et la capacité de suivre de sérieuses études (il eut comme professeur le grammairien Guy-Marie Deplace), il se désole de voir tant d'enfants pauvres laissés sans instruction. S'il peut créer une école de filles, grâce à la congrégation des sœurs Saint-Charles, il échoue à obtenir une autre école dans une aussi petite commune.

Il pense rapidement à élargir son action et il fonde dès 1830 une association de personnes à la fois instituteurs, catéchistes et sacristains sous la protection de saint Viateur (clerc lyonnais du IVe siècle), appelé Clercs de Saint-Viateur. Ces enseignants qui étaient isolés dans les campagnes furent formés dans une sorte de séminaires sous l'égide des curés de paroisses qui avaient la fonction de leur apporter une aide spirituelle et pédagogique tout au long de leur apostolat. Après avoir été approuvée par ordonnance royale en 1830, et par l'évêque l'année suivante, la Société charitable des écoles de Saint-Viateur reçoit l'approbation pontificale, le 31 mai 1839. La congrégation est autorisée en 1851 à exercer en dehors de l'Académie de Lyon. Mais elle avait déjà essaimé en Inde et au Canada (1847). Elle s'implantera en Aveyron, à Nant, Espalion et Rodez[4] .

L'intuition du P. Querbes, qui voulait mettre à l'honneur la collaboration avec les laïcs a été redécouverte depuis le concile Vatican II. Le journal La Croix du 27 février 2006 annonce que la cause en béatification du P. Louis Querbes vient d'être ouverte par le Cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon. Voir : Canonisation. Un lycée ruthénois qui a regroupé plusieurs établissements en 1995, porte son nom[5].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Père Pierre Robert Vie du père Louis Querbes, fondateur de l'Institut des Clercs de Saint-Viateur, 1793-1859, 1922

Références[modifier | modifier le code]

  1. on trouve aussi la date : 25 août, chez Jean-Michel Cosson : Histoire des rues de Rodez (Éditions de Borée, 2003)
  2. Robert Bonnafous, Louis Querbes (1793-1859) et les Catéchistes de saint Viateur., Paris : Médiaspaul ; Montréal : Éd. paulines,‎ 1993, p. 187 p.-[8] p. de pl. : couv. ill. ; 20 cm
    ISBN 2-7122-0459-X (Médiaspaul) - ISBN 2-89420-026-9 (Éd. paulines)
  3. Robert Bonnafous, Un fondateur contrarié, Louis Querbes (1793-1859), Vourles, Clercs de Saint-Viateur, p. 3 vol. (478, 621, 161 -16 de pl.) : ill. en noir et en coul., couv. ill. ; 24 cm
    T. I, Les années de formation, 1793-1822, les années de fondation, 1822-1838 (ISBN 2-9521906-0-7) (br.) ; T. II, Monsieur le supérieur, 1839-1859 (ISBN 2-9521906-1-5) (br.) ; T. III, Annexes et index (ISBN 2-9521906-2-3) (br.)
  4. Jean-Michel Cosson (idem)
  5. Jean-Michel Cosson (idem)