Liste de guitaristes de musique celtique

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Caractéristiques du style[modifier | modifier le code]

La guitare celtique se singularise par le recours fréquent à l'accordage (Ré, La, Ré, Sol, La, Ré) ou DADGAD qui convient mieux à l'approche avant tout mélodique de la musique celtique.

Histoire du style[modifier | modifier le code]

La musique celtique perpétue sur des instruments moderne des mélodies qui furent conçues pour des voix, dans des langues que nous avons oubliées, et qui ont été adaptées, au fil du temps, pour être jouées sur des flutes, des cornemuses, des harpes et des violons.

Jusqu'au XX° siècle, néanmoins, les musiques populaires celtiques restèrent dominées par la monodie. Les premiers enregistrements de celles-ci qui furent réalisés par l’accordéoniste américain John J Kimmel[1] ou par le sonneur Patsy Touhey (en)[2] restaient très orientés vers une monodie sans accompagnement[3],[4].

La guitare et la citerne étaient connues, en Irlande et en Écosse, où elles apparaissent notamment dans les portraits aristocratiques et bourgeois dès le XVIIIe siècle. Mais elles appartenaient à la musique savante et aux instruments de la musique de chambre européenne. Guitare et piano prirent de l'importance lorsque des éditeurs de musique se rendirent compte qu'il existait un marché pour les enregistrements de musique traditionnelle. Mais très peu de pianistes ou de guitaristes possédaient alors une connaissance suffisante de la musique traditionnelle qui leur aurait permis de l'accompagner avec une harmonie adaptée. De nombreux violoneux comme Michael Coleman, Paddy Killoran (en) ou James Morrison (en), se sont souvent plaint d'avoir été accompagnés par un pianiste qui n'y connaissait rien. Et il faut parfois savoir écouter, sur les premiers enregistrements de musique celtique, au delà de l'accompagnement, fait avec les mauvais accords, des rythmes maladroits et des modes erronés, pour percevoir la beauté des mélodies et la qualité de leur interprétation. Ces enregistrements influencèrent néanmoins de nombreux interprètes qui eurent l'occasion de les entendre[5].

Néanmoins, dès les années 1930, plusieurs musiciens de musique celtique, comme le pianiste Dans Sullivan et Paddy Killoran (en), enregistrèrent et se produisirent sur scène accompagnés d'orchestres (le Shamrock Band et le Pride of Erin Orchestra, qui comprenaient des musiciens non irlandais et dont l'accompagnement de saxophone, de clarinette et de guitare swing convenait aux mélodies qu'ils interprétaient[6]. Les frères Flanagan constituent aussi, l'une des exceptions de la musique de cette époque en matière de gout des arrangements[5].

Les instruments[modifier | modifier le code]

Même s'ils prennent aujourd'hui, le plus souvent, la forme d'une guitare acoustique du type de celles que l'on utilise dans la musique folklorique et traditionnelle d'Amérique du Nord et qui dérive de la guitare espagnole, les premiers instruments qui ressemblaient aux guitares modernes furent utilisés à partir du XIV° siècle. Ils finirent par devenir, au XVI° siècle un instrument à cinq cordes et la sixième ne leur fut ajoutée que deux siècles plus tard[7]. Concurrente malheureuse de la guitare espagnole, la guitare anglaise ou citerne, encore qu'elle suscite, depuis quelques années, un regain d'intérêt fut moins souvent utilisée.


Musiciens[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. John J Kimmel (1866-1942), né à Brooklyn de parents d'origine allemande, rendit populaire le « mélodéon » parmi les immigrants irlandais. Le mot « mélodéon » désigne en Irlande un accordéon diatonique qui possède une seule rangée de boutons mélodiques, les autres accordéons diatoniques sont appelés « accordéons ». John J Kimmel fut, en 1904 ou 1905, l'un des tout premiers musiciens de musique celtique qui enregistra pour une maison de disques (le premier musicien qui enregistra cette musique, mais dans le cadre d'une activité artisanale fut Peter Wyper, un musicien écossais, virtuose, comme son frère Daniel Wyper du mélodéon, dans sa boutique d'Hamilton (South Lanarkshire) en Écosse). Le répertoire de John J Kimmel était surtout composé d'airs traditionnels irlandais.
  2. Patsy Touhey (1865, 1923), né en Irlande, fut une vedette de la musique irlandaise aux États-Unis et il a contribué de manière majeure à la création d'un style spécifiquement américain de musique écrite ou arrangée pour la cornemuse.
  3. (en) « The Irish Melodeon, Fear an Ti, Ramblinghouse, 11 aout 2009. », sur Ramblinghouse (consulté en 7 février 2012)
  4. (en) « Early Recordings of Traditional Dance Music: Peter and Daniel Wyper, Champion Melodeon Players of Scotland, Keith Chandler - 24 décembre 1996. », sur Musical Traditions (consulté en 7 février 2012)
  5. a et b The Celtic guitar: crossing cultural boundaries in the twentieth century. Christopher J. Smith. The Cambridge Companion of the Guitar, Edited by Victor Armand Coelho, Cambridge University Press, Cambridge, 2003, (ISBN 0 521 80192 3) (hardback) et (ISBN 0 521 00040 8) (paperback)
  6. Il existe toute une histoire, largement non écrite, des rencontres et de la présence simultanées, et pour des raisons très voisines, des musiciens de musique celtique et des musiciens de jazz, dans les mêmes maisons de disques, aux mêmes moments et qui impliquaient des artistes aussi divers que John Feeney (en), Count Basie, Louis Armstrong ou Bing Crosby.
  7. (en) « Celtic Guitar - Cliff McGann », sur le site de Ceolas (consulté le 30 juillet 2011)
  8. Jim Tozier enseigne la littérature américaine à la West Forsyth High School à Cumming. Il interprète et compose des morceaux de musique inspirés par la musique traditionnelle irlandaise. Son style repose d'abord sur le jeu aux doigts. Il est l'auteur de plusieurs albums et de songbooks qui ont été chroniqués par Dirty Linen