Liane patate

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La liane patate, grif à chat aux Antilles, ou patte d'oiseau (Macfadyena unguis-cati) est une espèce de liane vivace grimpante de la famille des Bignoniaceae.

Elle est originaire des forêts tropicales humides et sèches d'Amérique centrale et du Sud et des Caraïbes. Devenue invasive, elle est aujourd'hui présente sur l'ensemble du globe excepté l'Antarctique[1]. Macfadyena unguis-cati affecte toutes les couches végétales de l'écosystème forestier en se propageant rapidement à la fois verticalement et horizontalement, des herbacées à la canopée.

Description[modifier | modifier le code]

C'est une plante à croissance rapide. La souche est fibreuse et de couleur foncée, et elle peut dépasser plus de 20 mètres. Les longues racines primaires s'étendent sous la surface du sol en produisant de gros tubercules longs de 40 centimètres tous les 50 centimètres. En outre la souche produit des racines de fixation, souvent à la hauteur des nœuds de l'hôte. Les feuilles sont vert-foncées et poussent deux par deux en opposition. La plante produit des fleurs lors de la saison humide. Les fruits sont produits dans des capsules noires aplaties de 25 à 95 cm de long sur de 1 à 2 centimètre de large. Chaque capsule contient de 100 à 200 graines sexuellement végétatives allongées et brunes de 4 à 5 cm de long. La plante se reproduit aussi par clonage des racines.

Habitat[modifier | modifier le code]

L'espèce est présente du niveau de la mer à plus de 600 mètres d'altitude et où le niveau de pluviométrie est de 750 à 2400 mm par an, dans ces zones naturelles comme à Porto Rico.


Macfadyena unguis-cati devenue envahissante, pousse dans les vergers et les jardins, au bord des routes et dans les prairies, dans les espaces urbains ouverts, surtout dans les régions tempérées à subtropicales avec une pluviométrie moyenne à élevée[2]. Elle préfère les sols fertiles et bien drainés[3] mais peut survivre dans la plupart des sols, sauf ceux qui sont salés. Elle tolère bien le manque de luminosité, mais croit plus vite au soleil.

Utilisation humaine[modifier | modifier le code]

Cette plante est aujourd'hui utilisée pour cacher des murs ou des clôtures peu esthétiques. Elle était utilisée par les amérindiens pour éliminer les parasites intestinaux, l'Oligurie, la fièvre et les dermatites provoquées par Hippomane mancinella[4]. Puis plus tard la malaria.

Éradication[modifier | modifier le code]

L'éradication de cette plante est difficile en raison de sa diffusion rapide liée au vaste système racinaire qu'elle développe et à la profusion de ses semences. Des méthodes manuelles, chimiques et biologiques sont employées pour essayer de la contrôler.

Synonymes[modifier | modifier le code]

  • Bignonia unguis-cati L.
  • Batocydia unguis-cati (L.) Mart. ex Britt.
  • Doxantha unguis-cati (L.) Miers
  • Bignonia tweedieana Lindl.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes[modifier | modifier le code]

  1. (GISD, 2007)
  2. Williams, 2002
  3. PIER, 1999
  4. « Doxantha unguis-cati », Ethnobotanical uses, sur ars-grin.gov