Laylat al-Qadr

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Laylat al-Qadr ou Nuit du Destin (Arabe:لَيْلَةِ الْقَدْرِ)) est l'une des nuits de la fin du mois du Ramadan considérée comme bénie chez les musulmans. Au cours de cette nuit, le Coran aurait été révélé à Mohammed par l'ange Gabriel (Jibrīl ou Jibrā’īl). Selon la tradition c'est aussi durant cette nuit que le prophète Mahomet aurait voyagé jusqu'à la mosquée de Jérusalem où il a vécu l'ascension et rencontré plusieurs prophètes à chaque ciel.[réf. nécessaire] Selon Muslim (hadîth no 239), la prescription de la prière lui a été ordonnée par Dieu pour tous les musulmans. Au départ, cinquante prières journalières furent prescrites aux croyants, le prophète Mahomet monta plusieurs fois pour demander à Dieu d'alléger le nombre de prières. Ainsi, finalement cinq prières journalières ont été prescrites mais elles ont la valeur de cinquante.

« Par le Livre explicite. Nous l'avons révélé en une nuit bénie, Nous sommes en vérité Celui qui avertit toujours. »

— Sourate 44 : ad-Dukhān, versets 2-3

« Certes, Nous l'avons révélé [le Coran] pendant la nuit du Destin. Et qui te dira ce qu'est la nuit de la Destinée ! la nuit de la Destinée vaut plus que mille mois ! C’est au cours de cette nuit que descendent, avec la permission de leur Seigneur, les anges et l’Esprit pour exécuter l'ordre divin. La paix règne jusqu’au lever de l’aube. »

— Sourate 97 : al-Qadr

Toute la Sourate 97 (Al-Qadr : la Destinée) est consacrée à la Nuit du Destin. Cette nuit est considérée comme bénie par les musulmans, qui doivent y faire des invocations, des prières, réciter le Coran, et demander le pardon sincère pour les péchés commis.

La Nuit du Destin se situe dans les dix dernières nuits du mois de Ramadan, un jour impair. Chez les sunnites elle est trouvée durant la 21e, 23e, 25e, 27e ou 29e nuit. Chez les chiites, durant la 19e, 21e ou 23e nuit[réf. souhaitée].

Ce sens de la nuit du destin n'existe que dans la tradition orientaliste française, à cause de la confusion entre Qadr (mesure) et Qadar (destin) qui est facile à commettre... Cependant, en arabe il est évident qu'il s'agit de la nuit de la mesure ou de la valeur (qui vaut mieux que mille mois), et dans le coran en arabe il y a Qadr (mesure ou valeur), et non pas Qadar (destin ou décret)... Cette traduction erronée a été popularisée aussi avec le livre de [Tahar Ben Jelloun] dont le livre La nuit sacrée, tourne autour de ce sens de nuit du destin. Or c'est une mécompréhension flagrante de l'arabe, due principalement à la prévalence de la culture française (orientaliste) sur la culture arabe chez cet auteur.

[réf. nécessaire]

L'étude de l'étymologie d'origine syriaque de certains termes du Coran permet une autre approche. Le vocabulaire utilisé dans la sourate 97 parlant de la Nuit du Destin -shahr signifiant « vigile nocturne » en syriaque[1]- associe celle-ci au domaine de la liturgie de Noël. Elle évoquerait donc la descente de Jésus et non du Coran[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Payne-Smith (ed.), Thesaurus Syriacus, Tome 2,‎ 1901, p. 4075.
  2. Luxenberg Chr., Weihnachten im Koran. dans Streit um den Koran, Die Luxenberg Debatte: Standpunkte und Hintergründe, Berlin, 2004, p. 35-41.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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