Laye

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Laye
Laye-village
Laye-village
Blason de Laye
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Hautes-Alpes
Arrondissement Arrondissement de Gap
Canton Canton de Saint-Bonnet-en-Champsaur
Intercommunalité Communauté de communes du Champsaur
Maire
Mandat
Rémy Jouglard
2014-2020
Code postal 05500
Code commune 05072
Démographie
Population
municipale
249 hab. (2011)
Densité 24 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 39′ 43″ N 6° 05′ 06″ E / 44.6619, 6.08544° 39′ 43″ Nord 6° 05′ 06″ Est / 44.6619, 6.085  
Altitude Min. 976 m – Max. 2 158 m
Superficie 10,55 km2
Localisation

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Laye

Laye[1] (pron. [laj]), parfois nommé Laye-en-Champsaur, est une commune française située dans le département des Hautes-Alpes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Laye est située au sud-ouest du Champsaur, sur le versant nord du col Bayard, à 10 kilomètres de Gap et 5 de Saint-Bonnet-en-Champsaur, et est traversée par la route nationale 85 ou route Napoléon. Elle est adossée, à l'ouest, au massif du Dévoluy, dont elle est séparée par une longue crête qui culmine à 2161 mètres au Pic de Gleize. Elle descend jusqu'au Drac, à moins de 1000 mètres d'altitude sous le hameau de Brutinel. À l'est, elle est séparée de Saint-Laurent-du-Cros par le ravin de la Bonne, petit ruisseau qui entaille profondément le plateau qui descend de Bayard jusqu'au Drac.

L'habitat est réparti principalement entre quatre hameaux :

  • le chef-lieu, sur une butte bordant la route, à l'entrée sud de la commune
  • Laye-station, au sud-ouest, sur les contreforts du Pic de l'Aiguille
  • Villard de Laye, à l'ouest, à mi-pente
  • Brutinel, au nord, en bas de la descente.

La mairie est située à Brutinel.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le 17 juillet 1944, un groupe de maquisards venu de Molines-en-Champsaur tend une embuscade à un convoi allemand qui se dirige vers le col Bayard. Le commandement des maquisards se positionne près du cimetière, sur le mamelon qui domine la route nationale (à l'emplacement de l'actuel monument de la Résistance), deux autres groupes se dissimulent en contrebas de part et d'autre de la route nationale et un dernier groupe se positionne à l'embranchement du chemin vicinal allant au Cros.

Des tirs prématurés au passage du convoi allemand vont anéantir l'effet de surprise et le combat s'engage durement vers 15 heures. Des renforts allemands arrivent du plateau de Bayard et les maquisards doivent décrocher rapidement. Encerclés, certains sont abattus autour du village tandis que d'autres tentent de fuir vers le bois de Laye ou vers Saint-Laurent-du-Cros. Les combats dureront jusqu'à la tombée de la nuit faisant 4 morts parmi les résistants.

En représailles, la quasi-totalité du village de Laye est incendié sous les yeux des habitants tenus en joue par les mitraillettes allemandes leur interdisant de sauver effets personnels, meubles ou bétail.

plaque commémorative

Le choix effectué par le commandement de la position de l'embuscade (dans un village et sur une tour à portée de jumelles des renforts de Bayard) et la jeunesse des maquisards engagés dans l'action ont été très controversés. Cependant, quatre jeunes gens ont perdu la vie ce 17 juillet 1944 : Roger Panzini, Amédée Para, Maurice Parmentier et Henri Vallon. Une stèle apposée sur le mur du cimetière de Laye a été inaugurée le 17 juillet 2009. Une autre stèle, en mémoire d'Amédée Para, scout de France, est implantée sur la route nationale 85 à l'entrée du village.

Le 20 août 1944, le plateau de Bayard fut denouveau le théâtre d'affrontement entre la Résistance et l'armée allemande[2].

La station de ski à ses débuts

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[3]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 octobre 2008 Robert Bellon    
octobre 2008 en cours Rémy Jouglard    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 249 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
394 309 421 378 387 404 396 412 432
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
424 427 434 402 392 354 352 338 314
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
307 264 262 249 266 224 230 226 177
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
185 155 137 163 192 212 228 217 238
2011 - - - - - - - -
249 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

La commune a une vocation essentiellement agricole, soutenue par l'activité d'une fromagerie industrielle doublée d'un restaurant réputé sur la place de Gap.

En 1965, un premier téléski est construit au hameau du Villard. Ce téléski avec deux pistes fera le bonheur des enfants du pays qui sont nombreux à avoir appris la « glisse » sur cet embryon de station qui donnera naissance en 1974 à l'actuelle station de ski de Laye-en-champsaur. Celle-ci, implantée à 1280 mètres d'altitude, au lieu-dit Canard, est la plus petite des stations-villages du Champsaur, mais la plus proche de Gap. Elle possède 10 pistes desservies par 7 remontées mécaniques, culminant à 1810 mètres d'altitude, ainsi qu'une piste de ski de fond de 4,5 kilomètres reliant la station au domaine de Gap-Bayard.

Laye-station s'est développé comme un petit village, habité en toutes saisons. En été, c'est le point de départ de nombreux chemins de randonnée pédestre.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Vue depuis le village sur le pic de l'aiguille.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Olivier de Laye, prélat du XIVe siècle.
  • Alix Poncet, fille du seigneur de Laye, épouse de François de Bonne avec qui elle eut deux fils, Raymond et Jean. Celui-ci devint seigneur des Diguières et fondateur de la maison des Diguières. Son fils François de Bonne, deviendra Connétable de France.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Nom officiel de la commune selon le code officiel géographique de l'INSEE
  2. Richard Duchamblo, Maquisard et Gestapo - Dix-huitième cahier
  3. Site de la préfecture des Hautes-Alpes
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011