Léon Vanier

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Marque de l'éditeur Léon Vanier, circa 1884.

Léon Vanier (Paris, 27 décembre 1847 - 11 septembre 1896), est un éditeur et un libraire français, célèbre entre autres pour avoir été l'éditeur de Paul Verlaine.

Parcours[modifier | modifier le code]

Entré à l'âge de quinze ans chez le libraire parisien Gosset, Léon Vanier ouvre sa propre boutique vers 1872 au 6 rue Hautefeuille. En 1876, il commence à éditer des militaria, puis déménage en 1878 au 19 quai Saint-Michel, adresse qui restera celle de sa maison d'édition jusqu'à la fin[1]. À sa mort en 1896, sa veuve reprend le flambeau, puis revend le fonds et le local fin 1902 à Albert Messein, qui forme en janvier 1903 la raison sociale Librairie Léon Vanier, Messein Succr. Le fonds Vanier se trouvait en vente jusque dans les années 1950.

La Librairie Léon Vanier fut célèbre pour avoir édité les poètes symbolistes de la Bohème et les "Modernes" comme Verlaine, Rimbaud, Jules Laforgue, Jean Moréas, Gustave Kahn, Laurent Tailhade, Stéphane Mallarmé, Tristan Corbière, René Ghil, etc. Dès 1884, il commence à publier les œuvres complètes de Verlaine, assurant à celui-ci des moyens de subsistances[2].

L'un des ouvrages les plus étranges, et dès plus rares, publiés par Vanier, reste Têtes de pipe de L.-G. Mostrailles[3], illustré de 21 photographies d'Émile Cohl (1885).

Vanier fut également revuiste (Paris moderne, 1881-1883) et accueillit de nombreux illustrateurs comme André Gill ou Adolphe Willette.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Paul Verlaine, « Léon Vanier », Les Hommes d'aujourd'hui, no 320, 1888
  • Albert Messein, « Historique de la maison Vanier », catalogue Messein, janvier 1914
  • Michael Pakenham (édit.), Correspondance générale de Verlaine, I, 1857-1885, Paris, Fayard, 2005 (ISBN 978-2213619507)
  • Françoise Cestor, Jean-Didier Wagneur, « Vanier, Léon », Dictionnaire encyclopédique du Livre, Tome 3, Paris, Cercle de la Librairie, 2011, p. 945-947 (ISBN 978-2765409878)

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Vers 1890, l'éditeur indique sur certains de ses livres : Léon Vanier, bibliopole.
  2. M. Pakenham, Correspondance. op. cit.
  3. Sous ce pseudonyme, se cacheraient Léo Trézenik (pseud. de Léon Épinette) et Georges Rall, de la revue Lutèce, proche de Vanier (J.-F. Jeandillou, Supercheries littéraires: La vie et l’œuvre des auteurs supposés, Genève, Droz, 2001, p. 215.).