Kyoshi Takahama

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Kyoshi Takahama

Kyoshi Takahama (高浜 虚子, Takahama Kyoshi?, ) est un poète japonais actif durant l'ère Shōwa. Son véritable nom est Takahama Kiyoshi (高浜清?); Kyoshi est le nom de plume à lui donné par son mentor Masaoka Shiki.

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Takahama naît dans ce qui est à présent la ville de Matsuyama dans la préfecture d'Ehime; son père, Ikenouchi Masatada, est un ancien samouraï et maître d'escrime, également passionné du théâtre no traditionnel. Cependant, avec le restauration de Meiji, il perd ses fonctions officielles et se retire comme agriculteur. Kyoshi grandit dans un milieu rural, ce qui influence son affinité avec la nature. A neuf ans, il hérite de la famille de sa grand-mère, et prend son nom de famille de Takahama. Il fait la connaissance de Masaoka Shiki par un camarade de classe, Hekigotō Kawahigashi.

Ignorant les conseils de Shiki, Takahama quitte l'école en 1894, et se rend à Tokyo pour étudier la littérature japonaise de l'époque d'Edo. En 1895, il s'inscrit au Tōkyō Senmon Gakkō (actuelle université Waseda), mais bientôt quitte l'université pour un emploi de rédacteur et de critique littéraire pour la revue littéraire Nihonjin. Tout en travaillant, il présente également des variantes de poésie haïku, en faisant des expériences avec des nombres irréguliers de syllabes. Il se marie en 1897.

Carrière littéraire[modifier | modifier le code]

En 1898, Takahama dirige le magazine haiku Hototogisu précédemment édité par Shiki, et déménage le siège de la revue de Matsuyama à Tokyo. Dans Hototogisu, il conserve le style traditionnel du haïku, par opposition à la nouvelle tendance développée par l'« école Hekigo », qui ne suit pas le schéma traditionnel de 17 syllabes. Takahama attache de l'importance à la fonction symbolique du kigo (« mot de saison »), et essaye d'exclure complètement la tendance plus moderne vers les haiku sans saison. Tandis qu'il publie Hototogisu, il élargit son intérêt pour inclure des poèmes waka et de la prose, de telle sorte que la revue devienne un magazine littéraire complet. C'est là qu'est publié pour la première fois le Wagahai wa Neko de aru (Je suis un chat) de Natsume Sōseki, et Takahama publie ses propres vers et nouvelles. Ces histoires sont réunies dans une anthologie, Keito (« crête de coq », 1908), avec une préface de Natsume Sōseki, qui les décrit comme des « contes distrayants ».

En 1908, Takahama commence un long roman, Haikaishi (« Le Maître de haïku »), qui paraît sous forme de feuilleton dans les journaux. Ce titre est suivi de Bonjin (« une personne ordinaire », 1909), et de Chōsen (« Corée », 1912).

Après 1912, son intérêt pour le haïku est renouvelé et il publie un commentaire sur la composition haiku, Susumubeki haiku no michi (« La voie que devrait prendre le haïku », 1915-1917). Il continue cependant à écrire des nouvelles, modifie le Hototogisu, et écrit un autre roman, Futatsu Kaki (« Deux kakis »), en 1915). Par ailleurs, il commence à montrer un intérêt pour le théâtre traditionnel et écrit lui-même quelques pièces.

En tout, Takahama compose de 40 000 à 50 000 haïkus, parus dans des anthologies telle que Kyoshi-kushū et Gohyaku-ku. Son principal roman d'après-guerre est Niji (« Arc en ciel », 1947).

En 1954, il est décoré de l'Ordre de la Culture. Comme rédacteur en chef de Hototogisu, Takahama contribue à faire connaître de nombreux nouveaux écrivains et poètes dans le monde littéraire, dont Shūōshi Mizuhara, Seishi Yamaguchi et Sujū Takano. Il encourage également sa deuxième fille Tatsuko Hoshino à publier son propre magazine de haiku, Tamamo.

Takahama s'installe à Kamakura dans la préfecture de Kanagawa en 1910 pour la santé de ses enfants et pour prendre lui-même un nouveau départ. Il y réside pendant près de 50 ans jusqu'à sa mort en 1959. Sa tombe se trouve au Jufuku-ji à Kamakura. Il est décoré de l'Ordre du Trésor sacré de 1re classe à titre posthume.

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