Jeansagnière

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Jeansagnière
Vue de Jeansagnière
Vue de Jeansagnière
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Loire
Arrondissement Montbrison
Canton Saint-Georges-en-Couzan
Intercommunalité Communauté de communes des Montagnes du Haut Forez
Maire
Mandat
Sabine Cheramy
2014-2020
Code postal 42920
Code commune 42114
Démographie
Population
municipale
81 hab. (2011)
Densité 5,8 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 44′ 02″ N 3° 50′ 12″ E / 45.7338888889, 3.8366666666745° 44′ 02″ Nord 3° 50′ 12″ Est / 45.7338888889, 3.83666666667  
Altitude Min. 900 m – Max. 1 383 m
Superficie 14,01 km2
Localisation

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Jeansagnière est une commune française située dans le département de la Loire en région Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Jeansagnière fait partie du Forez. La commune se situe dans les monts du Forez, culminant en moyenne à plus de 1 100 m d'altitude. Ce village, très enneigé en hiver, est l'un des plus hauts villages du département de la Loire.

Il est aussi situé aux portes du département du Puy-de-Dôme et sa superficie s'étend du col de la Croix Ladret (1 046 m) au col de la Loge (1 253 m), où l'on pratique le ski de fond sur le domaine nordique du haut Forez. Les communes limitrophes sont principalement Saint-Just-en-Bas, La Chamba et Chalmazel où est implantée, sur les pentes de Pierre-sur-Haute (1 634 m) l'unique station de ski alpin du département.

Depuis le 27 juillet 2011 elle fait partie du Parc naturel régional Livradois-Forez[1].

Communes limitrophes de Jeansagnière
La Valla-sur-Rochefort
(Loire)
La Renaudie
(Puy-de-Dôme)
Jeansagnière Saint-Just-en-Bas
(Loire)
Chalmazel
(Loire)

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune est née par ordonnance du roi Charles X le 1er juin 1828, (graphie Jean Sagnère), à partir de territoires distraits pour partie à la commune de Saint-Just-en-Bas, et pour le reste à la commune de Chalmazel.
D'ailleurs on dit que les cloches de l'église de Jeansagnière appartenaient auparavant à Saint-Just-en-Bas.
Dès le Concordat, quelques villages de "la montagne de Saint Just" avaient été érigés en succursale de la paroisse de Saint-Just-en-Bas. Le prêtre, envoyé en 1805 par le cardinal Fesch, archevêque de Lyon, ne trouva ni église ni presbytère et dut s'en retourner; aussi, en 1805, afin de pouvoir accueillir leur curé, les habitants du village de La Chaize firent-ils don d'un terrain, et bâtirent à leurs frais une église provisoire, qui figure au cadastre napoléonien exactement à l'emplacement de l'église actuelle. Cependant, la rivalité est grande entre les villageois de La Chaize, qui détiennent le chef-lieu, et ceux de Jeansagnière, qui donnent le nom à la commune; on en est même venu aux mains, si l'on croit les courriers envoyés par le maire aux autorités préfectorales.
Aussi, en 1840, le maire présente-t-il au préfet une demande de changement de nom, proposant que la commune s'appelle désormais "La Chaize-Migois"; ceux du hameau de Jeansagnière protestent, veulent s'attribuer le chef-lieu, et y construire la nouvelle église puisque l'ancienne menace ruine. L'autorisation de changement de nom est accordée par le préfet et le conseil général en 1841. Pourtant, pour des raisons que nous ignorons, le chef-lieu restera néanmoins à La Chaize où la nouvelle église sera construite en 1872, et le nom de la commune, Jeansagnière, restera inchangé[2].
L'histoire de Jeansagnière est ancienne ; des souterrains ont été découverts à La Chaize, sans que l'on puisse exactement les dater, du fait qu'il ne recèlent pas de vestiges. Vestiges gaulois, également, découverts à La Chaize et au Chez.
Quant au nom "Jeansagnière" son étymologie ne doit sans doute rien au personnage de "Jean le Saigneur" (de cochons), aimable légende qui se transmet de bouche à oreille depuis plus d'un siècle, mais sans fondement scientifique. Pour une véritable recherche étymologique, il faut considérer les attestations anciennes: Jaceneres (1370), Janceneres parrochie Sancti Justi in Basso (1375), Genceneres (1440)[3]. Selon Dauzat, il pourrait s'agir du bas-latin *jacium (de jacere, être étendu, être couché): pâturage et abri d'altitude pour les bestiaux, c'est-à-dire le jas, la jasserie, et double suffixation -in -aria[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1829 1830 Mathieu Chazelle    
septembre 1830 1835 Jean Favard    
janvier 1835 1837 Benoît Patural    
octobre 1837 1840 Claude Fafournoux    
octobre 1840 1843 Jean-Baptiste Poyet    
septembre 1843 1852 Antoine Chazelle    
août 1852 1865 Pierre Béal    
septembre 1865 1870 François Giraudias    
octobre 1870 1874 Pierre Béal    
mars 1874 1878 Antoine Guillot    
mai 1878 1884 François Forchez    
mai 1884 1888 Jean-Pierre Goutte Fangeat    
mai 1888 1894 Alexandre Favard    
juin 1894 1896 Jean-Baptiste Forchez    
mai 1896 1900 Joseph Murat    
... ... ...    
1966 1995 Joseph Marchand    
1995 2008 Michèle Charles DVG  
mai 2008 2014 Jean François Navarro DVG  
mai 2014   Sabine Cheramy    
Les données manquantes sont à compléter.

Depuis 2011, la commune a adhéré au Parc naturel régional Livradois-Forez.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 81 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1831. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1831 1836 1841 1846 1851 1856 1861 1866 1872
377 432 440 416 420 400 405 426 387
1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921
434 462 475 430 443 407 412 446 345
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
337 297 261 241 273 256 208 153 138
1990 1999 2006 2011 - - - - -
119 103 89 81 - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Village de la Droséra, parc Forez miniature[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Village de la Droséra.

Le Village de la Droséra (ou parc de la Droséra) était un complexe de loisirs situé sur le territoire communal à 1 200 mètres d'altitude au cœur d'un espace naturel de 16 hectares.

Le site fermé depuis début 2013 abritait le parc du Forez miniature qui présentait les cinquante principaux monuments du Forez et de la région, reconstitués en maquettes à l’échelle 1/20e[7]. Il accueillait en moyenne 10 000 visiteurs par an[8].

C'était également un village vacances disposant des chalets-appartements aménagés[8]destinés à la location, implantés sur le flanc d'un vaste terrain de landes et bruyères. Le site disposait également d'une piscine intérieure chauffée ainsi que d'un restaurant panoramique. Il offre une vue dégagée sur les pistes de ski de Chalmazel et Pierre-sur-Haute, point culminant des monts du Forez, à 1 634 mètres[7]. Aujourd'hui, le parc est fermé et c'est un domaine privé, de type groupe d'habitations qui a pris place.

Autres lieux situés à proximité[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Décret n° 2011-874 du 25 juillet 2011 portant classement du parc naturel régional du Livradois-Forez (régions Auvergne et Rhône-Alpes)
  2. archives départementales de la Loire
  3. Dictionnaire topographique du département de la Loire, J-E Dufour, publications de l'université de Saint Etienne
  4. Dictionnaire des noms de lieux de France, Dauzat & Rostaing, Larousse, 1963.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  7. a et b « Le village de la Droséra », sur le site officiel du parc de la Droséra (consulté le 25 septembre 2010)
  8. a et b « Le Parc de la Drosera », sur le site de la commune de Jeansagnière (consulté le 25 septembre 2010)


5 Dictionnaire topographique du département de la Loire, J.E Dufour, Publications de l'université de Saint-Etienne.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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