Jean-Népomucène de Vial

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Jean-Népomucène de Vial
Portrait de Jean-Népomucène de Vial.
Portrait de Jean-Népomucène de Vial.

Titre Comte d'Oxangoiti
(18191835)
Prédécesseur Raymond-Xavier de Vial
Successeur Thomas de Vial
Distinctions Roi d'armes de l'ordre de la Toison d'or Chevalier de l'ordre royal de Charles III
Grand-croix de l'ordre royal et américain d'Isabelle la Catholique Commandeur de l'ordre royal de la Légion d'honneur
Décoré du Lys Commandeur de l'ordre royal du Christ
Biographie
Dynastie Famille de Vial
Naissance 13 juin 1783
Bayonne (France)
Décès 8 août 1835 (à 52 ans)
Saint-Sébastien (Espagne)
Père Raymond-Xavier de Vial
Mère Marie-Thérèse d'Eydelin
Enfants Thomas de Vial

Jean-Népomucène de Vial (17831835), dit « le chevalier de Vial »[1], est un aristocrate et diplomate espagnol du XIXe siècle, comte d'Oxangoiti.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Jean-Népomucène de Vial-Eydelin naît à Bayonne le 13 juin 1783 sous le nom de Juan Nepomuceno de Vial y Eydelin[2]. Il est le fils de Raymond-Xavier de Vial, comte d'Oxangoiti et de Marie-Thérèse d'Eydelin.

C'est un gentilhomme issu de la prestigieuse famille de Vial, originaire du Forez, en France. La noblesse de ses ancêtres avait été prouvée à de nombreuses reprises à partir de la fin du XVe siècle. Après avoir fourni des preuves de noblesse pour l'ordre royal de Charles III, il y est reçu chevalier en janvier 1816[3],[4],[5].

Carrière[modifier | modifier le code]

Après des études soignées à Bilbao, il entre à l'école navale militaire de Cadix en tant que chevalier garde-marine. Après avoir fait ses armes, il se tourne vers une carrière diplomatique. Il est d'abord consul général à Hambourg à partir du 28 février 1823, puis ministre plénipotentiaire auprès du roi Antoine Ier de Saxe jusqu'en 1830. Il devient ensuite ministre plénipotentiaire à Constantinople, et présente ses lettres de créance au sultan Mahmoud II. En 1833, il devient Chargé d'Affaires su roi d' Espagne à Londres avant de recevoir officiellement ses lettres de créances comme ambassadeur d'Espagne au Royaume-Uni, près sa majesté le Roi de d Angleterre, en 1931, poste qu'il conservera jusqu'en 1834[6].

Le roi Ferdinand VII ces lui confie plusieurs missions, notamment les négociations avec la Sainte-Alliance dans le cadre du congrès de Vérone en 1822, pour obtenir de l'aide pour soutenir son trône. Il arrive à convaincre Chateaubriand, représentant de la France, d'intervenir en Espagne pour mater les libéraux. Le duc d'Angoulême part de Paris à la tête de 100 000 soldats, bientôt surnommés les « cent mille fils de Saint-Louis » et pénètre en Espagne le 7 avril 1823[7].

Ferdinand VII par Francisco de Goya.

En remerciement de son action diplomatique et de ses services il est fait commandeur de la Légion d'honneur par le roi de France[8], chevalier grand-croix de l'ordre d'Isabelle la Catholique[9] et roi d'armes de la Toison d'or par le roi d'Espagne.

Il est élu regidor de Santander en 1808, et réélu le 9 août 1814[10] ; c'est en cette qualité qu'il passe commande le 18 décembre 1814, pour 8 000 réaux d'or, au peintre Francisco de Goya, du portait en pied de Ferdinand VII, peint en 15 jours[11],[12].

Le 1er janvier 1818 il est élu pour deux ans aux fonctions de procureur général et alférez mayor de la cité. Il est consul du tribunal royal de mer et terre[10].

Il meurt le 8 août 1835 à Saint-Sébastien[13].

Roi d'armes de la Toison d'or[modifier | modifier le code]

L'ordre de la Toison d'or comporte quatre officiers : un chancelier, garde des sceaux de l'ordre ; un trésorier ; un greffier ; et un roi d'armes. La charge de roi d'armes est l'une des plus prestigieuses, puisqu'il est chargé d'organiser les cérémonies, d'assumer la transmission des messages du grand-maître et d'assurer la représentation de l'ordre. Le roi d'armes est l'expert en héraldique du roi et devient avec le temps son conseiller privé, obtenant une certaine prééminence sur les autres officiers.

C'est cette charge prestigieuse que Jean-Népomucène de Vial obtient par décret royal le 19 mars 1825, témoignant la confiance que le roi Ferdinand VII d'Espagne lui accorde.

Mariage et descendance[modifier | modifier le code]

Le 31 août 1806, il se marie à Bilbao avec Marie Gomez de la Torre (17871861). Ils eurent neuf enfants, dont :

Distinctions[modifier | modifier le code]

Titres[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Ruban de chevalier de l'ordre de Charles III Ruban de la décoration du Lys Ruban de commandeur de l'ordre de la Légion d'honneur Ruban de grand-croix de l'ordre d'Isabelle la Catholique Ruban de l'ordre de la Toison d'or Ruban de commandeur de l'ordre du Christ

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Raul Diaz Vial, El lignage de Vial, Madrid, Selecciones Graficas, 1960.
  2. Transcription sur les registres de baptême de la cathédrale de Santander, 9 février 1790, folio 53.
  3. Dossier numéro 1525, registre « indice de pruebas de los caballeros de la real y distinguida orden de Carlos III ».
  4. Archives historiques royales de Madrid, 1904, page 179.
  5. Institut Luis de Salazar y Castro : indice de appellidos probados en la orden de Carlos III, Hidalguia, Madrid, 1965.
  6. Gotha.
  7. Archives royales de Madrid, fonds Ferdinand VII.
  8. « Notice sur la base LEONORE » (consulté le 22 avril 2013).
  9. Gotha, édition 1835, page 91.
  10. a et b Archives de l'ayuntamiento de Santander.
  11. Cédule de commande conservée à l'ayuntamiento de Santander, année 1814.
  12. Article du journal ABC du dimanche 31 mars 1960.
  13. Paroisse Sainte-Marie, livre 1, folio 36.
  14. Par héritage du majorat d'Urquia.
  15. Archives portugaises de Lisbonne.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]