Janvière du Brésil

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La princesse Janvière du Brésil (1865).

Janvière Marie Jeanne Charlotte Léopoldine Candide Françoise Xavière de Paule Michelle Gabrielle Raphaëlle Gonzague du Brésil, infante de Portugal puis princesse impériale du Brésil et, par son mariage, comtesse d’Aquila et princesse des Deux-Siciles, est née le 11 mars 1822 à Rio de Janeiro, au Brésil, et est décédée le 13 mars 1901, à Nice, en France. Deuxième fille de l’empereur-roi Pierre Ier / IV du Brésil et du Portugal, elle est l’héritière présomptive de son frère Pierre II du Brésil de 1831 à 1845.

Famille[modifier | modifier le code]

La princesse Janvière et ses fils Louis et Philippe des Deux-Siciles.

La princesse Janvière est le deuxième fille et la quatrième enfant de l’empereur-roi Pierre Ier / IV du Brésil et du Portugal (1798-1834) et de sa première épouse l’archiduchesse Marie Léopoldine d'Autriche (1797-1826).

Par son père, Janvière est donc la petite-fille du roi Jean VI du Royaume-Uni de Portugal, du Brésil et de l’Algarve (1767-1826) et de son épouse l’infante Charlotte d'Espagne (1775-1830) tandis que, par sa mère, elle descend de l’empereur François Ier d’Autriche (1768-1835) et de sa femme la princesse Marie-Thérèse des Deux-Siciles (1772-1807).

Elle est par ailleurs la sœur de la reine Marie II de Portugal (1819-1853) et de l’empereur Pierre II du Brésil (1825-1895).

Le 28 avril 1844, elle épouse, à Rio de Janeiro, le prince Louis des Deux-Siciles (1824-1897), comte d'Aquila et fils du roi François Ier des Deux-Siciles (1777-1830) et de son épouse l'infante Marie Isabelle d'Espagne (1806-1878). De cette union naissent quatre enfants :

  • Louis (1845-1909), comte de Roccaguglielma, qui épouse morganatiquement Maria Amelia Bellow-Hamel[1]. D'où deux enfants ;
  • Marie-Isabelle (1846-1859), princesse des Deux-Siciles ;
  • Philippe (1847-1922), prince des Deux-Siciles, qui s'unit morganatiquement à Flora Boonen. Sans postérité ;
  • Marie-Emmanuel (1851-1851), prince des Deux-Siciles.

Biographie[modifier | modifier le code]

De gauche à droite, Françoise, Pierre II et Janvière du Brésil en habits de deuil après la mort de leur père en 1834.

Née au palais de Saint-Christophe quelques mois avant l'indépendance du Brésil, la petite Janvière est prénommée ainsi en l'honneur de la ville de Rio de Janeiro, où sa famille a trouvé refuge peu après l'invasion du royaume de Portugal par les troupes napoléoniennes, en 1807. Une fois son père proclamé empereur du Brésil, le 7 septembre 1822, la petite fille reçoit le surnom de « princesse de l'indépendance »[2],[3].

Orpheline de mère en 1826, la princesse Janvière assiste, en 1831, à l'abdication et au départ de Pierre Ier qui choisit de retourner en Europe pour restaurer sa fille aînée, Marie II, sur le trône de Portugal. Âgée d'à peine neuf ans et désormais princesse impériale du Brésil, elle se retrouve donc seule, à Rio, avec ses sœurs cadettes, les princesses Paule Marianne et Françoise, et son petit frère, l'empereur Pierre II, âgé de seulement cinq ans.

Les années passant et la régence instaurée par Pierre Ier se montrant de plus en plus incapable d'assurer la cohésion du Brésil, de nombreuses voix s'élèvent, dans le pays, pour nommer Janvière à la tête du pouvoir en attendant la majorité de son frère. Cependant, la princesse se montre réticente à assumer une telle charge politique et la majorité de Pierre II est finalement avancée, en 1841, pour qu'il puisse gouverner directement le pays[4].

Après un premier projet matrimonial avec un prince de Savoie, la princesse Janvière épouse, en 1844, le prince Louis de Bourbon-Siciles, comte d'Aquila et frère de l'impératrice Thérèse-Christine du Brésil. Cependant, le prince ne s’entend pas avec Pierre II et Janvière et son époux ne tardent pas à quitter le Brésil pour s’installer dans le royaume des Deux-Siciles.

En 1845, Janvière perd son statut d'héritière du trône brésilien avec la naissance de son neveu, le prince Alphonse.

Quinze ans plus tard, en 1860, l’Expédition des Mille de Giuseppe Garibaldi renverse la dynastie des Bourbon-Siciles et termine d'unifier l’Italie. Janvière et sa famille s’installent alors en France, où la princesse termine ses jours en 1901.

Ville éponyme[modifier | modifier le code]

La ville brésilienne de Januária, dans le Minas Gerais, a été baptisée ainsi en l’honneur de la princesse impériale en 1833.

Liens internes[modifier | modifier le code]

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Lien externe[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. La jeune femme étant une roturière américaine d'origine juive, le mariage du prince Louis est désapprouvé par sa famille. Voir Isidore Cahen (dir.), Archives israélites, revue politique, religieuse et littéraire, tome XXX, 1869, p. 358-359 (Lire en ligne)
  2. Carlos Sarthou, Relíquias da cidade do Rio de Janeiro, Livraria Atheneu, 1965, p. 110 (Lire en ligne).
  3. Collectif, Revista do Instituto Histórico e Geográfico Brasileiro, volumes 283 à 284, Instituto Histórico e Geográfico Brasileiro, 1970, p. 69 Lire en ligne)
  4. James McMurtry Longo, Isabel Orleans-Bragança: The Brazilian Princess Who Freed the Slaves, McFarland & Company, Inc., Jefferson, Caroline du Nord, 2008, p. 75-76.