In hoc signo vinces

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Chrisme / Géométrie Sacrée/ Soleil de Louxor
Portion de la toile La Vision de la Croix dépeignant la vision d'une croix avant la bataille du pont Milvius. La locution en grec Ἐν τούτῳ νίκα apparaît à la droite du nuage.
La locution In hoc signo vinces apparaît sur une ancienne pièce de monnaie portugaise de l'année 1721.

In hoc signo vinces est une locution latine traduite du grec ancien « ἐν τούτῳ νίκα », qui peut se traduire ainsi : « Par ce signe, tu vaincras ».

Selon une légende, Constantin Ier a choisi la phrase grecque « ἐν τούτῳ νίκα » comme devise après avoir eu une vision du chrisme () dans le ciel peu avant la bataille du pont Milvius, qui s'est déroulée en 312. Selon l'idée généralement reçue, le monogramme du Christ comporterait les deux premières lettres du nom du Christ en grec : « Χριστός ». Il s'agit d'un symbole avant tout chrétien.

De la même façon, certains y voient deux lettres, P et X, pour le latin « Pax » ; il est souvent fait référence au sujet du monogramme comme d'un signe de paix évident.

La symbolique utilisée ici est plus ancienne que le christianisme et peut être retracée au-delà des périodes araméenne et sumérienne. Elle plonge ses racines profondes jusqu'à l'Égypte antique, plusieurs millénaires avant l'ère chrétienne.

En voici la signification primaire :

  • L'ensemble du symbole représente la course et la position du soleil à son zénith au cours d'une année de 365 jours.
  • Les deux diagonales représentent les symboles des solstices d'hiver et d'été.
  • La ligne horizontale est l'horizon terrestre. La ligne verticale représente le « Chemin Vertical », soit la ligne de vie spirituelle.
  • La partie arrondie (en courbe) du P est la représentation simplifiée de l'astre solaire.
  • Le Chrisme, aussi appelé Chi-Rô, et parfois croix des équinoxes, est en principe accompagné de deux lettres grecques, Alpha et Oméga, symbolisant la naissance et l'infini.

Les Chrétiens, pour qui ce symbole est le sceau du Roi, lui donnent le sens du souffle de Dieu, le feu purificateur éternel et bienfaisant, aussi appelé Phoenix dans la culture moderne.

On a donné encore d'autres sens à ce très vieux symbole, dont on peut estimer la création au moment de la naissance de la géométrie sacrée, à l'époque de l'Égypte antique, notamment avec le Soleil de Louxor[1], dont il semble du moins inspiré, sinon l'un des descendants directs.

Au cours du Moyen Âge en France et plus particulièrement dans son Sud-Ouest, dans toute la région de l'Occitanie, les architectes des châteaux de tradition cathare se sont servis de ce symbole comme d'un plan de construction afin d'orienter l'élévation des donjons et la position des fenêtres de manière à ce que les rayons solaires traversent de part en part (littéralement) les châteaux au moment des solstices d'hiver et d'été, en utilisant des règles de calcul géométriques et spatiales très strictes quant à la forme et aux dimensions utilisées pour leur constructions.

Pierre-Joseph Proudhon, dans son livre de 1852, La Révolution sociale démontrée par le coup d’État, propose à Louis-Napoléon Bonaparte, qui était encore président de la Deuxième République, de prendre pour emblème impérial l'équerre et le compas maçonniques, sur cette devise[2].

Drapeau du régiment Dillon, Brigade irlandaise de France

Notes et références[modifier | modifier le code]

Source[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]