Labarum

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Labarum de Constantin I, surmonté du chrisme, l'aigle du vexillum a été remplacée par trois disques ou besants alignés.
Monnaie de Constantin d'environ 337, où l'on voit un modèle de son labarum avec les trois disques alignés.
Monnaie de Vétranion. Un soldat porte de chaque main un labarum. Contrairement au premier labarum de Constantin, le chrisme ne surmonte plus la hampe mais est brodé directement sur le tissu du vexillum.
Le labarum tenu par l'empereur Honorius sur le diptyque consulaire de Probus, en 406

Le labarum (en grec λάβαρον / lábaron) est l'étendard militaire portant le symbole chrétien de la croix adopté à partir de Constantin Ier par les empereurs romains.

L'étymologie du terme est inconnue : une explication par laureum (vexillum) (étendard de laurier) est impossible à cause de la différence de forme ; une explication par l'adjectif gaulois *labaros (gallois llafar 'loquace, oral; parole') est au mieux indémontrable à cause de la différence de sens.

Il est très probable mais pas entièrement certain que c'est l'étendard même fabriqué sur l'ordre de Constantin avant la bataille du pont Milvius en 312, d'après la description quelque peu obscure qu'en donne Lactance. Le labarum de Constantin, comme en témoigne la numismatique, consistait en un chrisme, entouré d'une couronne dorée, surmontant le mat du vexillum ; sur celui-ci l'aigle romaine avait été remplacée par trois disques dorés ou besants posés en alignement, dont le sens n'est pas clair[1].

Dans l'iconographie antique tardive, le labarum est représenté habituellement comme un étendard portant le chrisme ou bien une inscription rappelant la victoire de Constantin, comme c'est le cas par exemple sur le diptyque de Probus, consul en 406 : In Nomine Christi Vincas Semper (Au nom du Christ tu vaincras toujours).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Les armes de la ville d'Arles (Bouches-du-Rhône) portent le labarum impérial avec l'inscription « civ. arel » (pour civitas arelatensis).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Alexander Kazhdan (dir.), The Oxford Dictionary of Byzantium, Oxford University Press,‎ 1991, 3 vols. (ISBN 0195046528), s. v. Labarum, vol. 2, 1167.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon une théorie astronomique, basée sur le texte d'Eusèbe, et publiée en 1948 par Fritz Heiland, du Zeiss planétarium de Iéna, il y eut à la fin de l'année 312, où se situe l'origine du labarum avant la bataille du pont Milvius, une syzygie ou alignement parfait de trois planètes brillantes Mars, Saturne et Jupiter dans le ciel nocturne à l'intersection du Capricorne et du Sagittaire.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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