Hassan Taghizadeh

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Hassan Taghizadeh

Hassan Taghizadeh (en persan : حسن تقی زاده) est homme politique iranien né en septembre 1878 à Tabriz et mort le 21 janvier 1970 à Téhéran.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un religieux musulman, Hassan Taghizadeh suit l'exemple de son père et s'engage dans une carrière de religieux. Il parait qu'à l'âge de 5 ans, il connaissait déjà une grande partie du coran. Taghizadeh quitte assez rapidement la carrière de religieux. Il apprend le français, l'anglais et s'intéresse à la médecine, à la géométrie et à l'astronomie. Dans sa jeunesse, il visite Istanbul, Le Caire, Alexandrie, Damas et Beyrouth.

À l'âge de 21 ans, Hassan Taghizadeh fonde avec quelques amis l'école Tarbiyat (« Éducation ») et sa librairie, avec pour but de promouvoir certaines valeurs européennes par l'enseignement du français, de l'anglais et du russe. Face à l'opposition du clergé, l'école sera fermée immédiatement. Taghizadeh traverse alors une période de solitude qu'il met à profit pour traduire du français un traité de l'astronome Camille Flammarion, car l'astrologie était son passe-temps favori[1].

Hassan Taghizadeh vers 1906

Il participe activement à la révolution constitutionnelle qui débouche sur la création du parlement iranien, auquel il sera élu sous le règne de Mozaffaredin Chah.

Hassan Taghizadeh s’oppose ouvertement aux tendances dictatoriales du monarque suivant, Mohammad Ali Chah qui finit par faire bombarder le parlement. Il part en exil et enseigne à l’université de Cambridge. Après la chute de Mohammad Ali Chah, il retourne à Téhéran et il est élu au parlement. Il crée le parti Démocrate. Il devient chef de la délégation iranienne lors des pourparlers avec la Russie et ensuite avec la Grande-Bretagne.

À partir de 1916, il publie le journal Kaveh (le nom est inspiré par Kaveh le forgeron), auquel collaborent des écrivains importants, tels Mohammad Ali Jamalzadeh[2].

Le 27 juin 1932, Hassan Taghizadeh, alors ministre des finances, notifie officiellement au président de l’Anglo-Persian Oil Company que son gouvernement refuserait désormais d’encaisser les royalties versées par la société, lesquelles sont jugées « insuffisantes » et « non proportionnées » aux besoins de l’Iran[3].

En 1942, il devient ambassadeur à Londres et soutient fermement les activités de l’attaché culturel Abdol-Hossein Hamzavi qui considère l’Iran comme le « pont de la victoire » des alliés (en persan : پل پیروزی, Pol-e pirouzi). Au cours de sa carrière, Taghizadeh aura été représentant de l’Iran à l’ONU, ministre des finances, sénateur et président du sénat. Ses détracteurs le présentent comme un anglophile notoire. Ils prétendent qu’il a joué un rôle important dans l’assassinat de l’ayatollah Behbahani. Il meurt à Téhéran en 1969, à l’âge de 92 ans.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • S. H. Taqizadeh, Old Iranian Calendars, Royal Asiatic Society, London, 1938, (ISBN 0-718-90933-X)
  • Payam Nabarz and S. H. Taqizadeh, The Persian 'Mar Nameh': The Zoroasterian 'Book of the Snake', Omens and Calendar and The Old Iranian Calendar, Twin Serpents, Oxford, 2006, (ISBN 1-905-52425-0)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Seyyed Hasan Taqizadeh », sur Faculté des sciences humaines - Université d'Utrecht (consulté le 6 novembre 2007)
  2. (en) « Abolhassan Hakimi », sur Hakimi Family Home Page (consulté le 6 novembre 2007)
  3. Houchang Nahavandi, Iran : Le choc des ambitions, Aquilion, 2005 (ISBN 978-2951741539), p.77

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Houchang Nahavandi, Iran : Le choc des ambitions, Aquilion,‎ 2005 (ISBN 978-2951741539)

Liens externes[modifier | modifier le code]