Harald Naegeli

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Harald Naegeli

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Harald Naegeli en 2006.

Naissance 4 décembre 1939
Zurich, Suisse
Nationalité Suisse
Activités Graffiti
Mouvement artistique Street art
Mécènes Joseph Beuys
Influencé par Gérard Zlotykamien

Harald Oskar Naegeli, né le 4 décembre 1939 à Zurich, est un artiste contemporain connu à la fin des années 1970 sous le nom de « Sprayer von Zurich ». It vit et travaille à Düsseldorf.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il se met au graffiti après avoir vu à Paris le travail de Gérard Zlotykamien. Ses graffitis sur les murs en béton et des maisons sont d'abord provocateurs. L'identité de Naegeli reste longtemps inconnue car il agit avec une grande discrétion la nuit. Il est arrêté lorsqu'après avoir perdu ses lunettes, il revient les chercher.

En 1980, Naegeli est condamné par le tribunal de Zurich à une forte amende et à neuf mois de prison pour vandalisme répété, une peine pour l'exemple, comme le rapporte le journaliste de la WDR Hubert Maessen (de) qui suit le procès. Pour ne pas exécuter sa peine, l'artiste fuit en Allemagne ; un mandat d'arrêt international est émis.

Harald Naegeli, Kölner Totentanz

Il trouve d'abord refuge à Cologne chez la rédactrice Marianne Lienau, sans que Maessen l'informe de sa fuite. Le travail du Sprayer von Zurich commence à avoir une célébrité dans la presse spécialisée allemande. Dans la ville de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, Naegeli dessine Kölner Totentanz ("La Danse de la mort de Cologne") que Maessen photographie et publie en livre pour une exposition en 1982. Après Cologne, Maessen l'aide à s'installer à Düsseldorf et lui fait connaître Joseph Beuys.

Durant un contrôle à la frontière vers la Scandinavie, région d'origine de sa mère, Naegeli est arrêté au Danemark. Malgré les protestations, dont celles de Joseph Beuys et de Willy Brandt, il est emprisonné et extradé en Suisse ; en 1984, il exécute sa peine. En prison, il travaille sur des céramiques et dessine ses figures, désobéissant aux ordres du centre de détention.

Après sa sortie de prison, sans doute anticipée grâce au soutien de Beuys, il revient à Düsseldorf et se consacre pleinement au graffiti. Il développe des séries de dessins, d'abord les "particules", puis, en s'intéressant à la nature, les "peuples primitifs". Avec le compositeur viennois Karlheinz Essl junior, il développe des performances de graffitis de "particules".

Durant le premier semestre 1999, il présente à l'Université Eberhard Karl de Tübingen une série inédite de dessins faits de 1989 à 1999 puis lui en fait don. Ces dessins montrent l'évolution des "peuples primitifs" vers l'utopie d'un espace cosmique.

Harald Naegeli, Ondine, Zurich, 1978
Ondine, Zurich, 1978

Un de ses bonhommes allumettes, une "ondine"[1], datant de ses premiers graffitis, est retrouvé en 1995 sur un mur de l'Institut de physique de l'université, restauré et conservé en 2004 par le canton de Zurich qui considère réhabiliter l'artiste. D'autres graffitis retrouvés sont mis en valeur en 2009.

Notes et références[modifier | modifier le code]

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