Art urbain

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Peinture murale de Banksy à Bristol (Angleterre).
Ville de Mexico
Roger Somville 1974 station de métro Hankar à Bruxelles "NOTRE TEMPS"
André The Giant, art urbain à Berlin, 2014

L'art urbain, ou « street art[1] », est un mouvement artistique contemporain. Il regroupe toutes les formes d’art réalisées dans la rue, ou dans des endroits publics, et englobe diverses techniques telles que le graffiti, la réclame, le pochoir, la mosaïque, les stickers, l'affichage voire le yarn bombing ou les installations. C'est principalement un art éphémère vu par un très grand public.

Histoire[modifier | modifier le code]

Jacek Tylicki "War" New York. 1982

La généalogie de l'art urbain est multiple et complexe. Il existe depuis les années 1960 une prise en compte de l'environnement urbain dans la création contemporaine. Allan Kaprow, un des premiers artistes à utiliser les installations, écrit que  :

« l'art s'est déplacé de l'objet spécialisé en galerie vers l'environnement urbain réel[2]. »

En France, les années 1960 voient également des expérimentations d'intégration de l'art dans la ville. L'une des premières expériences est l'organisation d'un symposium international de sculpture, en 1968 à Grenoble, qui impulse la création de dizaines d'œuvres dans la ville, dont celles de Mizui, Vasarely, Calder… En 1972, à Villeneuve de Grenoble, des plasticiens sont contactés pour participer à la conception du volume de la galerie de l'Arlequin. Des contacts sont pris avec Jean Dewasne mais la tentative tourne court. La décoration est finalement confiée à Henri Ciriani et Borja Huidobro. Une fresque est réalisée sur la nouvelle bourse du travail par Ernest Pignon-Ernest, considéré comme l'un des précurseurs de l'art urbain. D'autres expériences sont imaginées dans les villes nouvelles, comme à Évry, en 1972, et à Marne-la-Vallée.

L'art urbain puise ses origines dans des disciplines graphiques aussi variées que la bande dessinée ou l'affiche. Selon Alain Weill[3], spécialiste mondial de l'affiche (à ne pas confondre avec l'homme d'affaires du secteur des médias…), l'essence de l'art urbain contemporain se retrouve tant dans les œuvres des affichistes d'après-guerre comme Raymond Savignac, en France, que dans celles des dessinateurs de la contre-culture américaine tels Robert Crumb ou Vaughn Bodé, tous deux figures de proue du comics underground depuis les années 1960.

Un mouvement de l'art contemporain ?[modifier | modifier le code]

L'art urbain commence à s'épanouir en France à partir de Mai 1968[4] mais le mouvement est « officialisé » au début des années 1980 sous l'influence, entre autres, d'agnès b. et, ponctuellement (expositions, soutien au Pochoir), de Jack Lang. Se considérant comme un mouvement artistique autonome, voire parallèle au tag et au graffiti, l'art urbain a pour initiateurs des artistes tels que Zlotykamien, Daniel Buren, Ernest Pignon-Ernestainsi que Jean-Michel Basquiat en France, et Roger Somville en Belgique. Keith Haring aux États-Unis. Au début des années 1980, ses pionniers sont Blek le rat, Jef Aérosol, Speedy Graphito, le groupe VLP (Vive La Peinture), le groupe Banlieue-Banlieue, Jérôme Mesnager ou Miss.Tic, Jean Faucheur, les Frères Ripoulin, Nuklé-art, Kim Prisu, Kriki, Etherno, Les Musulmans fumants, puis Némo, Mosko et associés ou André. Avec l'arrivée d'Invader et de Zevs (les @nonymous), à la fin des années 1990, apparaît l'appellation « post-graffiti ».

Depuis la fin des années 1990, avec l'émergence d'artistes comme Shepard Fairey et Above aux États-Unis, de Banksy en Grande-Bretagne, de Blu en Italie, d'Influenza aux Pays-Bas, de Akayism en Suède, l'art urbain est l'un des premiers mouvements artistiques internationaux. Présenter l'art urbain comme tel se justifie dans la mesure où ses représentants (Zevs, Shepard Fairey, Above, Space Invader, Banksy, Ron English) sont en relation directe, constituant un champ artistique d'interaction comme l'illustre le film de Banksy. Un bon exemple est l'initiative de Space Invader qui a ouvert une galerie en 2003 et y a invité Shepard Fairey. De même que les cubistes ou les impressionnistes se côtoyaient, les artistes urbains créent en orchestration, un corpus unifié. D'une part parce qu'ils exposent tous dans la même galerie : la rue, d'autre part parce qu'il existe une culture du milieu et que les artistes se rencontrent, coopèrent, collaborent parfois.

Issu d’une société « d’individualisme de masse », au sens où la décrit Pierre Gascar, le street art nait de la volonté d’expression d’une génération pour laquelle se rendre visible au plus grand nombre, laisser sa signature visuelle, quitte à s’affranchir des lois et des règles communes, c’est exister, c’est – paradoxalement – faire société. À l’opposé de la philosophie de Gilles Deleuze ou Jean-Paul Sartre dans laquelle la dimension subversive de l’individualisme émancipateur se construit en écho à un marxisme qui pense le collectif, la « boîte à outils idéologique » du street art est plutôt à chercher du côté de l’ultralibéralisme. En ce sens, c’est un art majeur des XXe et XXIe siècles qui reflète parfaitement l’esprit de son temps.

Dans ce milieu très occupé par les hommes, de plus en plus d'artistes femmes s'affirment, elles aussi, dans l'espace public. Si Miss.Tic couvre les villes de ses pochoirs et de ses aphorismes depuis de longues années, une jeune génération élargit le champ de l'art urbain tant en termes de sujets que de techniques. Parmi les artistes féminines françaises : Stoul, Kashink ou YZ, mais aussi des collectifs comme CFT (Collectif France Tricot[5]) qui s'illustre par le yarn bombing.

Chronologie[modifier | modifier le code]

  • 1963 : Premiers éphémères de Gérard Zlotykamien[6].
  • 1963 : pochoir d'Ernest Pignon Ernest sur le plateau d'albion (Vaucluse) en réaction à la force de frappe nucléaire française.
  • 1971 : Les gisant de la commune de Paris Ernest Pignon Ernest
  • 1974 : La station de métro Hankar à Bruxelles "Notre temps" Roger Somville
  • 1980 : Premiers subway drawings de Keith Haring dans le métro de New York[7], sur les panneaux publicitaires vacants plutôt que sur le matériel roulant comme le faisaient déjà les writers.
  • 1981 :
  • 1982 : Rencontre de Jean Gabaret et Michel Espagnon dans les Catacombes de Paris : leurs fresques sont signées « Vive La Peinture », préfiguration du groupe VLP (Vive La Peinture).
  • 1983 :
  • Mai 1984 : Les Frères Ripoulin (dont les « futurs » Claude Closky et Pierre Huygues) collent leurs premières peintures sur papier[16].
  • 1985 :
    • Premiers pochoirs et affichages d´originaux des Nuklé-Art, Kim Prisu, Kriki, Etherno.
    • Mars 1985, première intervention de Miss.Tic[17].
      • L'affiche de "La Ruée vers l'Art" sous l'initiative de Jack Lang est signée Speedy Graphito.
    • Découverte du terrain vague de Stalingrad par Ash (Victor Ash) situé entre les stations de métro Stalingrad et La Chapelle à Paris, devenue un endroit clé pour le développement du graffiti à Paris et en Europe dans les années 1980.[réf. nécessaire]
  • 1986 : Sortie du premier livre consacré au pochoir Vite Fait / Bien Fait (éditions Alternatives. Le titre et le pochoir de couverture sont de Jef Aérosol.
  • 1986 : première exposition consacrée au pochoir, galerie du Jour (Agnès B.) à Paris.
  • 1986 : Sortie du livre Pochoir à la une d´après une idée originale du groupe Nuklé-Art et de la librairie Parallèle.
  • 1987 : "Qu'est ce qu'un intellectuel" à Louvain La Neuve Roger Somville
  • 1987 : Arrivée de Jonone à Paris.
  • 1988 : Campagne « Miss.Tic présidente, œuvres d'Ernest Pignon-Ernest à Naples.»
  • 1989 : André invente son Monsieur A[18].
  • 1990 : Kim Prisu et Vr (Hervé Morlay) vont peindre le mur de Berlin sur les 1 300 m qui restent côté Est pour mémoire — la East Side Gallery. Restaurée en 2009, Kim Prisu n'a pas voulu en faire une copie conforme de sa fresque de 1990 et a métamorphosé son œuvre pour en donner une autre, originale.
  • Décennie 1990 : durant cette période, le devant de la scène est principalement occupé par le graffiti hip-hop. La propagation internationale se fait par la télévision ; Mesnager rend compte de ses voyages en Afrique à Ardisson dans Lunettes noires pour nuits blanches en 1990.
  • 12 février 1999 : première (?) apparition télévisuelle de Space Invader lors d'un sujet, d'une émission en clair (case midi-14 h) sur Canal +. En plateau se trouve l'artiste Miss.Tic.
  • 1998-1999: Zevs et Invader travaillent en tandem (@nonymous) réalisant des vidéo-gag semblables à ceux de Thierry Guetta dans le film de Banksy, Faites le mur ! (cris de terreur). Ils envahissent conjointement la ville de Montpellier en août 1999.
  • 2000 :
    • Avril 2000 : les VLP collent pour la première fois leur Zuman Kojito.
    • Mai 2000, premières interventions sur Le MUR d'Oberkampf
    • 12 septembre-28 septembre 2000, exposition collective, manifeste du renouveau de l'art urbain parisien à l'espace Tiphaine-Bastille, 8 passage de la bonne graine (11e) réunissant Poch, Blek, Olivier Stak, HNT, André, Space Invader, Zevs, Sam Bern et RCF1.
    • Première intervention urbaine de Cedric Bernadotte avec un banc en scotch marron à Montpellier.
  • 2001 :
  • 2003 :
    • 22 février 2003, ouverture par Space Invader de la galerie La Base 01, dans le 1er arrondissement de Paris.
    • Mars 2003, première exposition « officielle » parisienne de Shepard Fairey à la galerie La Base 01 à Paris. Malcolm McLaren, le manager des Sex Pistols est présent lors du vernissage. La Base 01 accueille, cette même année, une autre « exposition urbaine », « The World of Kami » dédiée à l'artiste éponyme.
  • 2007 : « Graffiti Stories », présentée à l'abbaye d'Auberive, au musée Paul Valéry (Sète) et au Musée international des arts modestes (Sète) ; commissaires : Hervé Di Rosa et Pascal Saumade[21].
  • Juillet 2009 : l'exposition « Né dans la rue - Graffiti » à la Fondation Cartier pour l'art contemporain réunit les courants graffiti internationaux, les Américains vivant à Paris (comme Seen ou Jonone), des Européens (comme Boris Tellegen alias « Delta »), mais aussi des Brésiliens. Elle donne, par ailleurs, une carte blanche à l'association le M.U.R. pour présenter une série d'affiches exposées dans la Fondation puis sur le MUR. Y participent Fancie, Honet, Sun7, Alëxone, Poch, NP77, Chanoir (1980), RCF1, Jean Faucheur. La carte blanche s'achève par la résidence de trois semaines de Thom Thom qui travaille sur un double panneau installé par Clear Channel. [non neutre] L'exposition remporte un succès de fréquentation historique dans l'histoire de la Fondation[réf. nécessaire] ; elle est prolongée jusqu'au 7 janvier 2010.
  • 15 décembre 2010 : sortie française du film de Banksy, Faites le mur !. Apparition du personnage de Mr Brainwash.
  • 11 mai 2012-30 juin 2012 : Exposition de la collection de Nicolas Laugero Lasserre dans le cadre du festival d'art ubain Artaq au Grand Théâtre d'Angers. Avec des œuvres de Dran, Shepard Fairey, Swoon, JR, Invader..
  • 28 novembre 2012 - 30 mars 2013 : Exposition "Au-delà du street art", Musée de la Poste. Avec C215, Miss.Tic, Dran, Ludo
  • 7 décembre 2012 - 1er septembre 2013 : Exposition de graffiti "Dans les entrailles du Palais secret", Palais de Tokyo, organisé par Lek, Sowat, Dem189.
  • 2013 :
  • Janvier-Avril 2013 - Résidences et créations dans Les Bains Douches en partenariat avec la galerie Magda Danysz et Jean-Pierre Marois, de l'Atlas, Gérard Zlotykamien, Sowat, Dem189, Sun7, Cedric Bernadotte, Psyckose, Space Invader, Jef Aérosol, Jerome Mesnager, Jacques Villeglé, Futura 2000, Nasty, 9ème concept, Katre, Ash, Ludo[22]
  • Octobre 2013- Ouverture de la Tour Paris 13 à l'initiative de la galerie Itinerrance dans le cadre du Parcours Street Art 13 en partenariat avec la mairie du 13e arrondissement de Paris.Regroupant 108 artistes de 36 nationalités différentes, ce fut la plus importante exposition collective d'art urbain en France.[réf. nécessaire]

Outils et techniques[modifier | modifier le code]

L'art urbain conjugue souvent différentes techniques : le pochoir nécessite en général l'utilisation de peintures, le plus souvent aérosol ; l'affiche peut être le support de pochoirs[NB 1], etc.

Les outils

Les techniques

Styles[modifier | modifier le code]

Les artistes d'art urbain ont en commun une activité (légale ou non) d'interventions urbaines. La principale distinction avec le graffiti « traditionnel » (ou hip-hop, tel qu'il est né aux États-Unis), est que les artistes urbains n'ont pas systématiquement recours à la lettre (comme c'est le cas dans le writing américain) et à l'outil aérosol.

Peinture de Jérôme Mesnager à Paris.

Les buts sont variés : dans le cas du graffeur, il s'agit principalement d'apposer son nom ou « blaze » ; dans le cas du street art il s'agit d'une image, "d'une signature visuelle" quelle que soit la méthode. On peut citer les affiches peintes de Jean Faucheur, les sérigraphies de Ernest Pignon-Ernest, les pochoirs de Miss.Tic ou de Jef Aérosol, les autocollants de Clet Abraham, les collages de Kim Prisu petites peintures uniques sur divers support, les peintures au pinceau de Jérôme Mesnager ou celles à l'aérosol de M. Chat ou bien encore les photographies d'Antonio Gallego. D'autres sont motivés par l'expression de messages. Leurs intentions sont politiques comme les membres du groupe VLP (Vive La Peinture) qui collent leur fameux Zuman Kojito dans les rues de Paris surmonté de bulles lui faisant dire des phrases fondamentales du type : « J'existe », « Je résiste », « Je suis un morceau d'utopie », etc. Leur identité visuelle reste cependant bien reconnaissable.

La plupart des artistes souhaitent avant tout s'exprimer et que leurs œuvres soient vues par la foule des usagers de l'espace public qui finit par mémoriser ses "signature visuelle", leur permettant d'accéder à une forme de célébrité individuelle à laquelle ils aspirent le plus souvent. Il existe des exceptions. Yann Dumoget par exemple, inverse la pratique du tag. Au lieu de réaliser des graffitis dans l’espace public, il demande au public de « graffiter » l’espace intime de ses propres peintures. D'autres, comme Cedric Bernadotte questionnent l'espace public en proposant de se réapproprier un lieu avec des matériaux économiques et accessibles tels que le cellophane[24]. Dans les mouvements récents on trouve le mélange du graffiti et de la vidéo ; ainsi le travail d'un artiste comme Blu qui fait de l'animation depuis la rue[25].

Galerie[modifier | modifier le code]

Statut juridique[modifier | modifier le code]

Le statut juridique du street art est complexe et peut fortement varier selon les pays. Il faut souligner dans certains pays la privation des droits d'auteur d'œuvres qui ont été réalisées dans l'illégalité, comme des graffiti réalisés en France sans l'autorisation du propriétaire du support.

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • 1980 : Mur, murs d'Agnès Varda. Film sur les murs peints de Los Angeles.
  • 2004 : Rock Fresh
  • 2005 : RASH, documentaire explorant la valeur culturelle de l'art urbain et du graffiti à Melbourne
  • 2008 : Bomb It, film documentaire sur le graffiti et l'art urbain à travers le monde
  • 2008 : Beautiful losers, film documentaire d'Aaron Rose et Joshua Leonard. Avec Shepard Fairey, Barry McGee.
  • 2010 : Faites le mur !, documentaire réalisé par Banksy sur l'artiste Thierry Guetta
  • 2012 : Dégradation volontaire 2, film de référence sur le graffiti consacré au métro parisien. Avec SEE hg mpv, ACE, Vices, Dixe, Sleez.
  • 2011 : Crimes of Minds, documentaire sur les coulisses du festival à Brest. / Des œuvres de street artistes, comme Jef Aerosol, C215, Fin DAC, Liliwenn,

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes
  1. Voir le travail de Blek le rat
  2. Voir Invader
Références
  1. Stéphanie Lemoine, op. cit. : « récemment rebaptisé street art »
  2. Allan Kaprow, in L'Art et la vie confondus, p. 261.
  3. Voir, par exemple, Le Design graphique : ABCDEF…, coll. Découvertes Gallimard, Paris, 2003.
  4. (fr) Entretien de Banksy dans le journal Le Monde, décembre 2010.
  5. Site et présentation de CFT.
  6. Stéphanie Lemoine et Julien Terral, op. cit., p. 157.
  7. Alexandra Kolossa, Haring, Taschen, 2009, (ISBN 9783836512558), p.92.
  8. Il ne s'agit pas du hacker ; Denys Riout, op. cit., p. 120.
  9. Denys Riout, op. cit., p. 121.
  10. Denys Riout, op. cit., p. 115.
  11. Denys Riout, op. cit., p. 113.
  12. Denys Riout, op. cit., p. 114.
  13. Denys Riout, op. cit. p. 129
  14. Denys Riout, op. cit., p. 122.
  15. Denys Riout, op. cit., p. 117.
  16. Denys Riout, op. cit., p. 124.
  17. Denys Riout, op. cit., p. 123.
  18. Tristan Manco, Street Logos, Thames & Hudson, Londres, 2004, ISBN 0-500-28469-5, 128 pages, p. 78
  19. Site (en construction) de l'artiste.
  20. Graff it #1, p. 2 (de couverture) (ISBN 2-914714-00-9).
  21. Voir dans la bibliographie : L'Art modeste sous les bombes.
  22. Le Bains Douches - Résidences
  23. Voir Collectif France Tricot.
  24. (fr) Réappropriations de Cedric Bernadotte.
  25. (fr) « Street art : Blu réveille la bête » sur Orbeat Magazine.
  26. Notice bibliographique sur le catalogue général de la BNF.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]