Hérodion

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Hérodion (fr)
(he), (ar)
Vue aérienne de l'Hérodion en cours de fouilles archéologiques.
Vue aérienne de l'Hérodion en cours de fouilles archéologiques.
Localisation
Pays Drapeau d’Israël Israël
Région Cisjordanie
Coordonnées 31° 39′ 57″ N 35° 14′ 30″ E / 31.6657599, 35.241746931° 39′ 57″ Nord 35° 14′ 30″ Est / 31.6657599, 35.2417469  

Géolocalisation sur la carte : Israël

(Voir situation sur carte : Israël)
Hérodion (fr)
Hérodion (fr)

L'Hérodion (en hébreu : הרודיון, en arabe : هيروديون) est une colline artificiellement exhaussée[1] (haute de 91 mètres[2]) en forme de cône tronqué de 758 mètres d'altitude située à 6,4 km au sud-est de Bethléem, qui ressemble à un volcan, ou à un sein de femme selon Flavius Josèphe. Elle abrite les ruines d'un palais fortifié construit par le roi Hérode Ier le Grand. L'intérieur de la colline est creusé de multiples citernes, reliées entre elles par un labyrinthe de passages souterrains. L'équipe d'archéologues chargée de la fouille du site a annoncé y avoir retrouvé le tombeau du roi Hérode[3]. Le site de l'Hérodion est classé Parc National (Herodion National Park) et dépend de la Direction de la Nature et des Parcs (Israël).

L'Hérodion à l'époque d'Hérode[modifier | modifier le code]

Selon Flavius Josèphe, l'Hérodion fut édifié sur le lieu même où Hérode remporta une rude bataille contre les Asmonéens. Bâti suivant un plan circulaire, ses murs, hauts de 12 mètres, étaient flanqués d'une grosse tour ronde (16 mètres de haut) située à l'est et de trois bastions semi-circulaires au nord, au sud, et à l'ouest. Un rempart de pierre et de terre renforçait la base de la forteresse. Un escalier souterrain de 200 marches conduisait à l'intérieur de l'édifice qui renfermait en son sein un palais doté d'un jardin à colonnades et de bains à la romaine. Les murs des salles étaient décorés de stuc et de fresques, les sols pavés de mosaïques. L'Hérodion dominait une ville construite au pied nord de la colline.

Fouilles[modifier | modifier le code]

Le paysage aride de Judée du haut de l'Hérodion.

L'Hérodion est signalé dès 1480 par un moine dominicain qui y reconnaissait une forteresse des croisés. Un premier plan du site est dressé en 1738 par Richard Pococke. L'identification avec le bâtiment décrit par Flavius Josèphe n'est toutefois certaine qu'à partir des travaux d'Edward Robinson dans les années 1830. Les premières fouilles commencent en 1850 et sont l'œuvre de Félicien de Saulcy. Les années 1870-1880 connaissent d'autres fouilles avant qu'une longue interruption ne laisse le site dans l'ombre. Ce n'est qu'en 1962 en effet que des fouilles archéologiques reprennent. Dirigées par le père Corbo de l'école biblique de Jérusalem, elles se concentrent sur le sommet du site. Par la suite Ehud Netzer commença ses recherches à partir de 1972[4]. Elles ont d'abord fouillé les bâtiments à la base de la colline. Au printemps 2007, l'équipe de fouille a annoncé avoir retrouvé dans l'édifice sommital les fragments d'un grand sarcophage de grande qualité qui a été interprété comme étant celui d'Hérode ? En 2007, l'équipe de Ehud Netzer a repéré un tombeau à mi-hauteur du tertre, qu'elle considéra comme celui d'Hérode. Des blocs de pierre, restés intacts, servaient d'assise au mausolée, bâti à flanc de coteau[5] ?

La Piscine de l'Hérodion[modifier | modifier le code]

La piscine au pied de l'Hérodion.

Cette piscine de très grande taille (72 × 46 m) est située au pied de la colline. avec une ile au milieu qui était surmontée d'une construction circulaire, bordée d'un portique à colonnades, elle servait à la fois de réserve d'eau et de bassin d'agrément pour se baigner, et même pour y faire flotter quelques bateaux.

Elle était alimentée par un aqueduc depuis les piscines de Salomon.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Images de la Terre Sainte, Hanan Isachar, Hedva Isachar Canetti, Éditeur Hanan Isachar Photography, ISBN 9657000025, 9789657000021, page 71
  2. National Geographic France Vol. 19.6 N° 111 Décembre 2008 p. 51
  3. Voir Le tombeau du roi Hérode, Un écho d'Israël
  4. H. Stierlin, Cités du désert, Fribourg et Paris, 1987, p. 33
  5. National Geographic France Vol. 19.6, n° 111, décembre 2008 p. 51

Sources antiques[modifier | modifier le code]

Ouvrages archéologiques[modifier | modifier le code]

  • Ernest-Marie Laperrousaz, Trois Hauts Lieux de Judée : L'Hérodium, Massada et Qoumrân, Paris-Méditerranée, 2001
  • Ehud Netzer, Greater Herodium, QEDEM, Monographs of the Institute of Archaeology, Jérusalem, 1981.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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