Héliotrope (couleur)

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Fleurs d'héliotrope du Pérou

Le violet héliotrope désigne une couleur d'après la fleur du même nom (Heliotropum Peruvianum, Heliotropium arborescens). Il se trouve en plusieurs tons, plus ou moins clairs, selon la fleur précise à laquelle on se réfère.

L'emploi de héliotrope comme nom de couleur est attesté à la fin du XIXe siècle. Auparavant, la variété donnant une fleur violette ne semble pas avoir créé de préférence spéciale. Aussi bien, on trouve aussi souvent le mot héliotrope associé au minéral de ce nom et à l'anneau de Gygès, rendant invisible, qu'à la plante qui tourne ses feuilles vers le soleil. À partir de 1850, le violet, obtenu par les nouvelles teintures d'aniline et autres, sera très souvent à la mode[1].

On a pu utiliser les semences d'une variété d'héliotrope pour colorer en violet les liqueurs[2].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henri Dauthenay, Répertoire de couleurs pour aider à la détermination des couleurs des fleurs, des feuillages et des fruits : publié par la Société française des chrysanthémistes et René Oberthür ; avec la collaboration principale de Henri Dauthenay, et celle de MM. Julien Mouillefert, C. Harman Payne, Max Leichtlin, N. Severi et Miguel Cortès, vol. 1, Paris, Librairie horticole,‎ 1905 (lire en ligne), p. 188 « Violet Héliotrope ».

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Philip Ball (trad. Jacques Bonnet), Histoire vivante des couleurs : 5000 ans de peinture racontée par les pigments [« Bright Earth: The Invention of Colour »], Paris, Hazan,‎ 2010.
  2. Pons-Augustin Alletz, L'Agronome. Dictionnaire portatif du cultivateur,contenant toutes les connoissances nécessaires pour gouverner les biens de campagne, & les faire valoir utilement; pour soutenir ses droits, conserver sa santé, & rendre gracieuse la vie champêtre..., t. 1, Paris, Nyon,‎ 1764, repris par d'autres ouvrages du même genre.