Philippe Charles Jean Baptiste Tronson du Coudray

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Philippe-Charles-Jean-Baptiste Tronson du Coudray est un militaire français, né à Reims, le 8 septembre 1738 et mort à Philadelphie, le 11 septembre 1777. Frère de l'avocat Guillaume Alexandre Tronson du Coudray.

Carrière scientifique[modifier | modifier le code]

Il fut également correspondant de l'Académie des sciences. Il a consacré ses écrits à l'usage de l'artillerie et à l'art du mineur, questions qui l'ont amené à soutenir la controverse avec le marquis Antoine Baratier Saint-Auban (1713-1783) et le comte de Buffon (1707-1788) en particulier.

Carrière militaire[modifier | modifier le code]

Chef de brigade d'artillerie il avait en cette arme un grand renom. Il fut recruté par Silas Deane pour être un interlocuteur local des Insurgés et il lui fut promit le rang de général de l'armée américaine. Il obtint la permission d'aller en Amérique comme volontaire, et partit avec une troupe de vingt-neuf officiers et douze sergents français[1] et de deux cent canons pour rejoindre l'armée de Washington[2]. Ils étaient sur le premier bâtiment frété par Beaumarchais, parti du Havre en janvier 1777[3].

Arrivé en mai 1777, des tentions se firent jour avec les autres officiers généraux sur la place laissée aux français, le plus virulent fut Henry Knox, il fut donc nommé inspecteur général des approvisionnements et manufactures militaires. Il participait aux améliorations des forts comme ceux de Mercer, Mifflin et Billinsport. Le 17 septembre 1777, il traversait la Schuylkill sur un bateau plat, lorsque le cheval trop fringant qu'il montait se mit à reculer et précipita son cavalier dans la rivière, où il se noya. Son aide de camp, Roger, tenta de le sauver. Du Coudray fut enterré aux frais des États-Unis au cimetière de l'église sainte-Marie de Philadelphie. Il était très-mécontent des procédés de Beaumarchais envers lui[4].

Publications[modifier | modifier le code]

  • Discussion nouvelle des changemens faits dans l'artillerie, 1766
  • Artillerie nouvelle, ou Examens des changemens faits dans l'artillerie française depuis 1765, Amsterdam, 1772
  • Essai sur l’agriculture, 1774, in-8°
  • Mémoire sur la meilleure méthode d'extraire et de raffiner le salpêtre, Uppsala et Paris : Ruault, 1774
  • Mémoire sur la manière dont on extrait en Corse le fer de la mine d'Elbe, d'où l'on déduit une comparaison de la méthode catalane en général avec celle qui se pratique dans nos forges, Paris, 1775

Source partielle[modifier | modifier le code]

  • Thomas Balch, Les Français en Amérique pendant la guerre de l’Indépendance des États-Unis 1777-1783, 1872 [détail de l’édition]
  • Rapports de JB du Coudray au Congrès des États Unis, juillet 1777 et 17 septembre 1777, dans les Papers of the Continental Congress, compiled 1774 - 1789, Record Group: 360. En français avec traduction en anglais.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. sur la site Catholic Encyclopedia
  2. Dans sa lettre du 10 juin 1776 adressée à Benjamin Franklin, Jacques Barbeu-Dubourg, il s'exprime ainsi à son sujet :
    « J'ai parlé à M. de Gribeauval, lieutenant général des armées du roi et directeur de l'artillerie, qui croit qu'il faut vous en envoyer trois dont, l'un en chef, qui serait M. Du Coudray, officier très-distingué et très-jalousé, qui a servi en Corse, et dont les connaissances en chimie pourraient être très-utiles. »
  3. La Fayette (Mémoires, page 19) dit que Du Coudray partit avec lui. Du Coudray vint en Amérique avant La Fayette, en janvier 1777, sur l'Amphitrite, premier bâtiment frété par M. de Beaumarchais pour les Américains, selon M. de Loménie. Silas Deane laisse en doute par quelle voie Du Coudray partit, p. 35.
  4. Silas Deane en France, p. 33.