Félix Fournier

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Félix Fournier
Biographie
Naissance 2 mai 1803
Nantes
Ordination sacerdotale 9 juin 1827
Décès 9 juin 1877
Rome
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale 10 août 1870
Dernier titre ou fonction Évêque de Nantes
Évêque de Nantes
21 mai 18709 juin 1877
Précédent Antoine-Mathieu-Alexandre Jaquemet Jules-François Le Coq Suivant

Ornements extérieurs Evêques.svg
Blason Félix Fournier.svg
Fratrum amator et populi Israel
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org
Tombeau de Mgr Fournier - basilique Saint-Nicolas (Nantes).

Félix Fournier, né le 3 mai 1803 à Nantes et mort le 9 juin 1877 à Rome (Italie), est un dignitaire de l'église catholique et homme politique français, évêque du diocèse de Nantes de 1870 à sa mort en 1877.

Biographie[modifier | modifier le code]

Félix Fournier est ordonné prêtre en 1827. Il est vicaire puis curé de la paroisse nantaise de Saint-Nicolas de 1836 à 1870, avant d'accéder aux fonctions d'évêque.

D'orientation légitimiste, il est élu une seule fois, en 1848, député de Loire-Inférieure et participe aux travaux de l'Assemblée constituante où il siège à droite et se rallie au bonapartisme.

Il trouve la mort au cours d'un pèlerinage à Rome en 1877.

Mgr Fournier présentant le Saint Sacrement à la foule (vitrail de la cathédrale de Nantes)

Acteur de la vie nantaise[modifier | modifier le code]

Félix Fournier est à l'origine de plusieurs œuvres catholiques locales : il fonde ainsi en 1837 une Société de Saint-Vincent-de-Paul sur le modèle de celle d'Ozanam.

C'est un acteur important de la construction de l'édifice néo-gothique de Saint-Nicolas, où son tombeau est installé en 1883. Les bombardements de 1943 endommagent le tombeau de marbre et le gisant est coupé aux pieds[1].

Félix Fournier joue également un rôle décisif dans les travaux d'achèvement de la cathédrale de Nantes (finalement inaugurée en 1891), en s'efforçant d'y intéresser le gouvernement et en obtenant les financements nécessaires.

Armes[modifier | modifier le code]

Blasonnement : De gueules à une église d'or, au chef d'argent chargé de cinq hermines de sable. L'église représentée est la basilique Saint-Nicolas de Nantes. Ses armoiries ornent l'une des clés de voûte de la chapelle actuelle du Sacré-Cœur[2]. Les vitraux de l'église de Paulx portent aussi ses armoiries.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Paul Caillaud, Les Nantais sous les bombardements : 1941-1944, Aux Portes du Large,‎ 1947, 236 p., p. 100-101
  2. J.B. Russon et D. Duret, La cathédrale de Nantes, Roumegoux et Cie, Savenay,‎ 1933, 145 p., p. 69