Echeneidae

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Les Rémoras sont des poissons commensaux qui forment la famille des Echeneidés (Echeneidae) de l'ordre des Perciformes qui vivent en général dans les eaux chaudes.

Rémora est le nom français de 8 espèces dont seulement 4 sont du genre Remora (remarquez l'italique et le e sans accent pour le nom scientifique du genre).

Symbiose[modifier | modifier le code]

Mauvais nageur, le rémora vit en symbiose avec d'autres poissons plus gros — son partenaire préféré est le requin — des cétacés, des tortues marines ou même des bateaux en se liant à eux par le disque d'accroche puissant placé sur sa tête qui remplace sa nageoire dorsale[1]. Il débarrasse les poissons auxquels il s'attache de leurs parasites puisqu'il se nourrit de ce qu'il trouve sur son hôte et se faufile jusque dans les ouïes.

Interactions avec les pêcheurs[modifier | modifier le code]

Les rémoras servent aux pêcheurs de l'Océan indien, australiens ou des Caraïbes : ils attachent une corde à la queue du poisson et attendent qu'il se fixe solidement à la carapace d'une tortue. Les pêcheurs parviennent de cette façon à capturer de grandes tortues.

  • Aristote en parle ainsi (Histoire des animaux, II, 14, 505 b): « Parmi les poissons de roches, il en est un petit qu’on appelle rémora  : on s’en sert dans les procès et pour composer des philtres. Il n’est pas comestible. Certains prétendent qu’il a des pattes, mais c’est une erreur : en réalité, il semble en avoir parce que ses nageoires ressemblent à des pieds. » (traduction Pierre Louis)
  • Pline l'Ancien ( IX, 41 ; XXXII, 1) parle d'une galère d’Antoine arrêtée par un rémora, lors de la Bataille d'Actium, puis d'une anecdote empruntée à Hérodote, Périandre aurait été arrêtée par un rémora, qui aurait ainsi empêché le massacre des jeunes garçons de l'ile de Cnide (Herodote, III, 2).

(Pline, Histoire naturelle, l. XXXII, 2, Paris : Belles Lettres, E de Saint Denis, 1966, p.22)

Élien, Nature des animaux, 1, 36 ; 2, 17.

« Il s'agit d'un poisson qui a reçu en partage la haute mer, qui est de couleur noire, de la taille d'une anguille moyenne, et qui tire son nom de ce qu'il fait quand, après s'être attaché avec une force destructrice à un navire qui file porté par une bonne brise, et après avoir planté ses dents à l'extrémité de la proue, il retient l'élan du navire, l'entrave et le bloque, à l'instar d'un homme qui tire violemment en arrière, par un coup sec sur les rênes, un cheval farouche qui refuse le mors. En vain on donne toute la voile, les vents soufflent sans aucun effet, et les passagers sont démoralisés. Les marins, eux, comprennent et savent bien ce qui arrive à leur navire. C'est de là que le poisson a tiré son nom : les experts l'appellent en effet le ‘’ bloque navire’’ », De la Personnalité des animaux, l.II, 17 p.43-44

Ovide Halieutiques, v.99,

Lucain la voit comme un châtiment divin et le « produit d’un sinistre enfantement / « fetu genuit natura sinistro micetur» qui viendra peupler les eaux du Styx : « puppim retinens Euro tendente rudentes In mediis echenis aquis »/ « la rémora, qui retient au milieu des eaux la poupe quand l'eurus tend les câbles Pharsale La guerre Civile, VI, 674 p. 34 (trad. A Bourgery et M. Ponchony, Paris: Belles Lettres,1929)

  • Albert le Grand De Animalibus; l. XXIV, le confond"echineidem echino" (oursin de mer)

Au cours de la Renaissance on le confond aussi beaucoup avec le dauphin (Conrad Gesner, Pierre Belon et Ulysse Aldrovandi)

Ce poisson avait aussi la réputation, depuis l'Antiquité jusqu'en 1650, de bloquer les navires et de les retarder dans leur course. A la Renaissance, il devient un symbole alchimique[2].

Genres et espèces[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. . Le transport d'un individu par un autre s'appelle la phorésie
  2. Voir Cyrano de Bergerac, États et Empire du Soleil, "l'animal glaçon" p. 301 l. 3275 Paris, ed. H. Champion, 2004

Liens externes[modifier | modifier le code]

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