Donjon Lacataye

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Donjon Lacataye
Image illustrative de l'article Donjon Lacataye
Donjon Lacataye au pied du Midou
Période ou style Architecture militaire au Moyen Âge
Type Maison forte
Début construction XVe siècle
Fin construction XVIe siècle
Propriétaire initial Vicomtes de Marsan
Destination initiale Poste d'observation et tour de défense
Propriétaire actuel Commune de Mont-de-Marsan[1]
Destination actuelle Musée Despiau-Wlérick
Protection Logo monument inscrit.svg Inscrit MH (22 juillet 1942)
Coordonnées 43° 53′ 32″ N 0° 29′ 56″ O / 43.892222, -0.49888943° 53′ 32″ Nord 0° 29′ 56″ Ouest / 43.892222, -0.498889  [2]
Pays Drapeau de la France France
Anciennes provinces de France Gascogne
Région Aquitaine
Département Landes
Commune Mont-de-Marsan

Géolocalisation sur la carte : Landes

(Voir situation sur carte : Landes)
Donjon Lacataye

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Donjon Lacataye

Le donjon Lacataye se situe à Mont-de-Marsan[3], dans le département français des Landes. Il ne s'agit pas d'un « donjon » à proprement parler, mais de deux maisons fortes romanes jumelées datant du XVe siècle[1] et dotées de créneaux sur leur partie supérieure au XVIe siècle. Il est inscrit aux Monuments historiques par arrêté du 22 juillet 1942[1] et héberge le musée Despiau-Wlérick depuis 1968.

Étymologie[modifier | modifier le code]

La Cataye viendrait du verbe espagnol castar : surveiller. Il est tout à fait possible que ces maisons aient remplacé une éminence précédente de type motte avec tour, car l'emplacement s'appelle aussi : « pujorin », c'est-à-dire « pouy jorin » (pouy : hauteur et jorin, déformation de lorenh : vers l'est).

Présentation[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

La Cataye est constitué de deux maisons romanes accolées, ce que l'on voit parfaitement en entrant dans l'actuel musée, dont le mur central comporte des fenêtres romanes, signe que l'une des deux maisons a été élevée avant la seconde. Les maisons, prises dans le mur d'enceinte, contribuaient à la protection de la ville côté Midou, là où s'installèrent les nouveaux quartiers au XIIIe siècle[4]. Il semblerait que cet ensemble fortifié en pierre coquillière servait de poste d'observation et de tour de défense. Les maisons appartenaient aux vicomtes de Marsan, qui ont fini par les délaisser quand ils se sont éloignés de leur ville d'origine. Au XVIe siècle, on modifie leur partie supérieure et on les dote de créneaux, perdurant leur vocation militaire.

Marguerite de Navarre trouve à l'abri des murailles de Mont-de-Marsan, son « ermitage », un lieu de retraite et de recueillement. Elle réside soit à Lacataye, soit au Château Vieux. Elle apprécie particulièrement ces lieux pour leur proximité avec le couvent des Clarisses[5], où elle trouve calme et sérénité. En 1546, elle rédige L'Heptaméron. Le 14 février 1548, jour de mardi gras, elle fait représenter dans une salle de Lacataye La Comédie de Montemarsan[6], œuvre précieuse et mystique : quatre femmes ont pour nom la Ravie de l'amour de Dieu, la Mondaine, la Superstitieuse et la Sage. La Mondaine et la Superstitieuse se disputent au sujet de leurs mérites ; la Sage intervient pour clarifier le débat. Mais une bergère vient affirmer que son Ami vaut mieux que richesse, science et sagesse.

Et ta lumière
Qui en moi sera toute entière
Comme toi me fera légère
Tu l'as fait et je t'en mercie
Voilà l'état de la bergère
Qui suivant d'amour la bannière
D'autre chose ne se soucie


En, 1860, Antoine Lacaze, maire et propriétaire du donjon, en fait don à la ville pour y loger les troupes. Le donjon Lacataye devient alors caserne départementale jusqu’en 1875, date à laquelle les militaires déménagent à la caserne Bosquet. Il n’en conservera pas moins pendant près d’un siècle le nom de Caserne Lacaze, malgré les affectations civiles qui s’y succédèrent : pensionnat de jeunes filles, centre de gymnastique, atelier municipal[7]. Le 11 février 1925, c'est en ces lieux que se tient la première émission de TSF de la ville[8].

De nos jours[modifier | modifier le code]

En 1968, le maire Charles Lamarque-Cando y installe le musée Despiau-Wlérick consacré à la sculpture figurative de la première moitié du XXe siècle et dédié aux deux artistes montois Charles Despiau et Robert Wlérick. Une autre maison romane, jadis enserrée dans le rempart, se situe à côté du donjon. Ses murs, garnis de corbeaux, devaient soutenir des galeries utilisables pour sa défense. Elle abrite aujourd'hui le musée Dubalen. Mont-de-Marsan compte deux autres maisons romanes fortifiées, souvenir de son système défensif mis en place peu après sa fondation.

Galerie[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c « Classement du donjon Lacataye », base Mérimée, ministère français de la Culture. Consulté le 22 août 2009
  2. Coordonnées vérifiées sur Géoportail et Google Maps
  3. Sur la place Marguerite de Navarre
  4. Voir la fondation de Mont-de-Marsan
  5. À l'emplacement de la préfecture des Landes
  6. Ils sont venus à Mont-de-Marsan, office de tourisme
  7. Panneaux de présentation des monuments de Mont-de-Marsan
  8. Serge Pacaud, Mémoire en Images - Mont-de-Marsan, éditions Alan Sutton

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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