Diprotodon

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Le Diprotodon était le plus grand marsupial de tous les temps et un des plus gros animaux de la mégafaune australienne du pléistocène. Il apparut il y a 1,6 Ma et s'éteignit vers le 50e millénaire av. J.‑C.. Des fossiles de diprotodon ont été retrouvés en différents endroits à travers l'Australie, notamment des crânes complets et des squelettes, ainsi que des empreintes de poils et de pas. Plusieurs squelettes de femelles ont été retrouvés portant encore leur petit dans la poche abdominale.

Les diprotodons habitaient des forêts ouvertes, des savanes, probablement à proximité des points d'eau, mangeant des feuilles, des racines et certaines herbes. Les plus grands étaient de la taille d'un hippopotame, soit environ trois mètres du museau à la queue, deux mètres au garrot, et pesant près de trois tonnes. Parmi les espèces actuelles, les plus proches parents sont le wombat et le koala. Sa taille et son manque d'agilité ont pu en faire une proie tentante pour les premiers humains arrivés en Australie, mais il était trop massif pour avoir à craindre le plus grand prédateur de son milieu, le lion marsupial.

On suppose que le diprotodon pourrait avoir inspiré la légende du bunyip : certaines tribus aborigènes identifient en effet les os de diprotodon à ceux de bunyips.

Taxonomie[modifier | modifier le code]

Le terme « diprotodonte » est issu de vocables en grec ancien qui désignaient les deux incisives de ces animaux ; toutes les espèces de l'ordre des Diprotodontia présentent ces incisives caractéristiques.

Liste des espèces[modifier | modifier le code]

Théories sur l'extinction du diprotodon[modifier | modifier le code]

Article détaillé : mégafaune australienne.

Les diprotodons, de même qu'un grand nombre d'autres grands animaux australiens, disparurent peu après l'arrivée des premiers humains en Australie, il y a environ 50 000 ans. Trois théories ont été avancées pour expliquer cette extinction de masse. Elles ne sont pas antinomiques mais peut-être complémentaires.

Changement de climat[modifier | modifier le code]

Diprotodon.

L'Australie a subi un long processus d'aridification graduelle depuis qu’elle s’est séparée du Gondwana il y a environ 40 Ma. D'une manière générale, la tendance fut une diminution des pluies. La dernière période glaciaire ne causa pas de glaciation importante sur le continent australien, mais plutôt de longues périodes de temps froid et sec. On suppose que c’est la faiblesse des pluies pendant la dernière période glaciaire qui provoqua l'extinction des diprotodons.

Les opposants à cette théorie font remarquer que les diprotodons avaient déjà survécu à de nombreuses périodes glaciaires similaires. En outre, le pic de changement climatique a eu lieu 25 000 ans après les extinctions. Enfin, les critiques soulignent que certaines parties du continent sont toujours restées relativement indemnes : le climat tropical au nord, par exemple, est resté assez chaud et humide à travers toutes les circonstances climatiques ; les vallées montagneuses ont également été moins affectées par la sécheresse.

Chasse humaine[modifier | modifier le code]

La théorie du Blitzkrieg se fonde sur l'observation que les extinctions semblent avoir coïncidé avec l'arrivée des êtres humains sur le continent. Ce furent les espèces les plus grandes et les plus vulnérables qui disparurent, tuées et mangées par les chasseurs humains, comme cela arriva pour la mégafaune de Nouvelle-Zélande et, partiellement au moins, en Amérique. Cela aurait pu se produire en l'espace d'un millénaire. Des restes de diprotodon retrouvés récemment montrent des marques de découpe, ce qui irait dans le sens de cette théorie ; celle-ci est néanmoins jugée trop simpliste par ses opposants, qui objectent que, contrairement à la Nouvelle-Zélande et à l'Amérique, il y a trop peu de preuves directes de chasse du diprotodon, et que cette théorie repose sur des dates trop incertaines.

Gestion humaine de l'environnement[modifier | modifier le code]

La troisième théorie considère l'homme comme agent indirect de l'extinction des diprotodons. Elle fait un lien entre les pratiques de chasse et de gestion humaine de l'environnement de l'Aborigène australien moderne, telles que les ont rapportées les premiers colons européens, avant que la société aborigène ne fût dévastée par le contact avec l'homme blanc et les maladies. L'allumage régulier et persistant de feux, les fire-stick farming, pour chasser le gibier, crée des clairières dans la végétation dense. Selon cette théorie, en changeant le paysage par le feu, les premiers hommes détruisirent l'écosystème dont les grands marsupiaux dépendaient.

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