Crocoïte
| Crocoïte Catégorie VII : sulfates, sélénates tellurates, chromates, molybdates, tungstates[1] |
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| Numéro CAS | |
| Classe de Strunz | 7.FA.20 |
| Formule brute | PbCrO4 |
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| Masse formulaire[2] | 323,2 ± 0,1 uma Cr 16,09 %, O 19,8 %, Pb 64,11 %, |
| Couleur | rouge hyacinthe, rouge orangé |
| Classe cristalline et groupe d'espace | Prismatique; P 21/n |
| Système cristallin | monoclinique |
| Réseau de Bravais | Primitif P |
| Clivage | distinct à {110} et indistinct à {001} et à {100} |
| Cassure | Conchoïdale |
| Habitus | cristallisé, agrégats, massif, grenu. |
| Faciès | prismatique allongé suivant {001}, aciculaire, pseudo-octaédrique. Les faces des cristaux sont souvent cannelées ou striées |
| Échelle de Mohs | 2,5 - 3 |
| Trait | Orange jaune, jaune orange |
| Éclat | adamantin à vitreux |
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| Indice de réfraction | a=2.31, b=2.37, g=2.66 |
| Pléochroïsme | x:rouge orange; y:rouge orange; z:rouge sang |
| Biréfringence | Biaxial(+); 0.3500 |
| Dispersion | 2vz ~ 57 |
| Fluorescence ultraviolet | luminescent, fluorescent |
| Transparence | Transparent à translucide |
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| Densité | 6 |
| Solubilité | soluble dans HCl chaud, KOH |
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| Magnétisme | aucun |
| Radioactivité | aucune |
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La crocoite est une espèce minérale du groupe des chromates, de formule PbCrO4, pouvant présenter des traces de zinc et de soufre. Les cristaux peuvent atteindre 15 cm[3].
Sommaire |
Historique de la description et appellations[modifier]
Inventeur et étymologie[modifier]
C’est la description de François Sulpice Beudant de 1832 qui fait référence. Il appela ce minéral crocoïse pour sa couleur semblable à celle des étamines de crocus sativa (Du grec krokos, safran). Plus tard, crocoïse fut harmonisé en crocoïte[4]. Nom qui évoluera ensuite vers Crocoïte. Les échantillons de Berezov étaient connu depuis plusieurs années et avaient été étudié par René-Just Haüy sous le nom de plomb chromaté. C'est grâce à ce minéral que le chimiste français Louis-Nicolas Vauquelin réussit à identifier l'élément chrome.
Topotype[modifier]
- Mines de Berezovskoe, Berezovskii (Berezovskii Zavod), Ekaterinburg (Sverdlovsk), Ekaterinburgskaya (Sverdlovskaya) Oblast', Oural, Russie[5],[6]
- Les échantillons de référence sont déposés au Muséum national d'histoire naturelle de Paris.
Synonymes[modifier]
- beresofite (Shepard 1844) [7]
- crocoïse (Beudant 1832)[4]
- lehmannite (Brooke, H.J. et Miller, W.H. 1852)[8]
- minerai de plomb rouge (Pallas 1770) [9]
- plombe rouge de Sibérie (Macquart 1789) [10]
- plomb chromaté (Haüy 1801) [11]
Caractéristiques physico-chimiques[modifier]
Critères de détermination[modifier]
Les cristaux de Crocoïte sont presque toujours prismatiques, très allongés, finement striés dans le sens de l'allongement et souvent réunis en agrégats parfois aciculaires. La crocoïte se présente aussi en masses granulaires ou columnaires.
Cristallographie[modifier]
Le système cristallin de ce minéral est monoclinique.
- Paramètres de la maille conventionnelle : a=7,120 Å, b=7,421 Å, c=6,800 Å, β=77,55 °, Z=4, V=351,74 Å3
- Densité calculée = 6.10
Gîtes et gisements[modifier]
Gîtologie et minéraux associés[modifier]
Uniquement dans les zones d'oxydation de quelques gisements plombifères particuliers. Il faut que les eaux chargées de chrome, par leur passage sur les roches chromifères, réagissent aux sels de plomb pour que se forme le chromate correspondant.
Les minéraux souvent associés à la crocoïte sont Phoenicochroite, vauquelinite, embreyite, pyromorphite, dundasite, vanadinite, descloizite, wulfénite, cérusite, anglésite, quartz, limonite.
Gisements producteurs de spécimens remarquables[modifier]
- Australie
- Dundas, Tasmanie : C'est de cet endroit que proviennent la plupart des crocoïtes.
- Brésil
- Près de Congonhas do Campo, Minas Gerais, Brésil[6].
- France
- Veine de Le Cantonnier, Nontron, Dordogne, Aquitaine: cristaux millimètriques[12]
- La Goutelle, Pontgibaud, Puy-de-Dôme, Auvergne
- Pennafort, Callas, Var, Provence-Alpes-Côte d'Azur[13]
- Philippines
- Russie
- Mines de Berezov, Berezovskii (Berezovskii Zavod), Ekaterinburg (Sverdlovsk), Ekaterinburgskaya (Sverdlovskaya) Oblast', Oural, Russie[5],[6]: échantillons aujourd'hui quasiment introuvables.
Exemplaires remarquables[modifier]
Les plus beaux cristaux connus provenant de Tasmanie se trouvent au British Museum de Londres. Les plus remarquables, pouvant atteindre 15 centimètres de longueur, ne sont pas exposés car sensibles à la lumière. Une belle collection se trouve au musée d'histoire naturelle d'Adélaïde, en Australie.
Exploitation des gisements[modifier]
Utilisation[modifier]
- Réduite en poudre, la crocoïte fournit un pigment orange brillant utilisé en peinture, notamment utilisé par les peintres russes[réf. nécessaire][Lesquels ?].
- La crocoïte est exploitée comme minerai de plomb en raison de son abondance.
Galerie[modifier]
-
Crocoïte sur pyromorphite de Berezov Russie - Gisement Topotype
Notes et références[modifier]
- La classification des minéraux choisie est celle de Strunz, à l'exception des polymorphes de la silice, qui sont classés parmi les silicates
- Masse molaire calculée d’après Atomic weights of the elements 2007, sur www.chem.qmul.ac.uk
- (en) J. W. Anthony, R. A. Bideaux et al., Handbook of Mineralogy, vol. IV : Arsenates, Phosphates, Vanadates, Mineralogical Society of America, 2000 [lire en ligne]
- F. S. Beudant, Traité élémentaire de minéralogie, vol. 2, Verdière, 1837, 2e éd. [lire en ligne], p. 669-670
- (de) M. V. Lomonossov, Grundlagen der Metallurgie, 1763
- (en) J. D. Dana, E. S. Dana et al., The System of Mineralogy of James Dwight Dana and Edward Salisbury Dana, Yale University, 1837-1892 : Halides, nitrates, borates, carbonates, sulfates, phosphates, arsenates, tungstates, molybdates, etc, vol. 2, John Wiley & Sons, 1951, 7e éd., p. 648-650
- (en) C. U. Shepard, A treatise on mineralogy, B. L. Hamlen, 1852, 3e éd., 451 p. [lire en ligne], p. 132
- (en) W. Phillips, H. J. Brooke et al., An elementary introduction to mineralogy, London, Longman, 1852, 700 p. [présentation en ligne], p. 557
- (de) P. S. Pallas, Reise durch verschiedene Provinzen des russischen Reichs, vol. 2, 1770, p. 235
- Macquart (1789) Le Journal de physique et le radium, Paris: 36: 389
- R. J. Haüy, Traité de minéralogie, t. 3, Bachelier, 1822, 2e éd. (1re éd. 1801) [lire en ligne], p. 357-359
- D. Descouens et M. Roubinet, « La crocoïte française », Monde & Minéraux, 1984, p. 4-5
- G. Mari (préf. F. Dujardin), Mines et mineraux de la Provence cristalline, Serre Éditeur, juillet 2008, 257 p. (ISBN 9782864104995)
- (en) F. Rutley, Elements of mineralogy, 1900, 12e éd.