Pavot bleu de l'Himalaya

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Le pavot bleu de l'Himalaya, aussi appelé pavot bleu du Tibet et coquelicot bleu de l'Himalaya (Meconopsis betonicifolia, aussi Meconopsis baileyi, tibétain : Utpal Ngonpo ) est une plante vivace de la famille des Papavéracées. Elle a été décrite la première fois par en 1886 par Pierre Jean Marie Delavay. En 1912 (ou 1913), un spécimen fut collecté par Frederick Markham Bailey. Il s'agit d'une plante de la médecine tibétaine traditionnelle risquant de disparaître en raison d'une commercialisation trop importante[1].

Description[modifier | modifier le code]

Taille : de 1 m à 1,5 m de hauteur
Taille des fleurs : entre 10 et 20 cm de diamètre
Floraison : juin / juillet
Port : en rosette et hampe florale
Rusticité : zone 5
Exposition : à mi-ombre ou au soleil si le sol est maintenu humide
Sol : humifère, frais voire humide, et plutôt neutre.

Originaire des Gorges du Yarlung Zangbo, dans le sud-est du Tibet, le pavot bleu pousse à une altitude de 3120 à 4000 mètres.

En 1886, les longues marches de Delavay vers le plateau du Tibet l'amenèrent à découvrir des pavots d'un bleu lumineux, mais la plante fut peut-être découverte avant lui et dénommée Meconopsis napaulensis[2].

Cette vivace est très capricieuse, elle peut devenir envahissante autant que disparaître du jour au lendemain si les conditions ne lui plaisent pas. Elle est appréciée par les escargots et limaces ... et sujette au mildiou.

Cette fleur est l'emblême des Jardins de Métis en Gaspésie au Québec.

La floraison au Québec s’étale approximativement sur un mois, de la fin juin jusqu’à la fin juillet. Elle atteint généralement son apogée les deux premières semaines de juillet.


Références[modifier | modifier le code]

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  1. Designing Modernization To Promote Traditional Tibetan Medicine
  2. La Recherche, Numéro 316 ;Numéros 318 à 322 ;Numéros 324 à 326, p. 48 : « Jamais plante n'aura demandé tant d'efforts. Des semaines de marche vers le plateau du Tibet, cerné de pics à 6 500 m. Des jours entiers dans le brouillard épais, à perdre son chemin au raz du précipice, puis le soleil cuisant, brûlant les yeux, au bout des nuits de gel. Un monde irréel, pour l'Européen égaré à l'ouest de la Chine, en 1886. Et la surprise, tout là haut, parmi les derniers arbres, de pavots d'un bleu lumineux. Origines. Au lieu de pencher vers le sol, les tiges se dressaient comme des hallebardes ; la fleur comportait quatre pétales, comme pavots (Papa-ver) et coquelicots (P rheas). Labbé Jean-Marie Delavay, natif de Haute-Savoie, botaniste à ses heures, ensachait des graines minuscules pour Paris. Si le pavot d'azur daignait fleurir au Muséum, il détrônerait bientôt l'edelweiss* des Alpes qui comptait tant de morts à son actif. Toutefois le pavot était-il bien un inconnu ? Une autre papaveracée du toit du monde, sèche et décolorée, était parvenue à Genève, d'un voyageur anglais. On l'y avait nommée Meconopsis napaulensis (du Népal). Delavay l'ignorait. »