Cochon tirelire

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Cochon tirelire vu de face : le cochon souriant
Cochon tirelire peint à la main
Tirelire Kinder-CAsh avec 4 compartiments

Le cochon tirelire, ou tirelire cochon, est un récipient où l'on accumule de la monnaie, utilisé surtout par les enfants dans les pays de culture anglosaxonne. En forme de cochon et fait généralement de céramique ou de porcelaine, avec une fente sur le dessus, il est le plus souvent utilisé pour inculquer l'idée de l'épargne aux enfants, puisque ceux-ci peuvent facilement insérer de la monnaie mais doivent généralement casser le cochon pour pouvoir dépenser l'argent, ce qui les force à justifier leur décision. Toutefois, beaucoup de cochons tirelire ont un bouchon sur le dessous pour sortir l'argent sans casser le cochon, et des versions modernes incluent des systèmes électroniques qui calculent le montant épargné.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le cochon-tirelire semble avoir deux histoires distinctes qui se rejoignent :

  • En Chine, en raison de sa rondeur, le cochon est le symbole de l’opulence de l'animal, pouvant donc amasser naturellement la richesse. C'est donc une des caractéristiques que l'on donne au signe du porc dans l'astrologie chinoise.
  • En Grande-Bretagne, le nom est dérivé du moyen anglais pygg signifiant argile, dans laquelle est fait cette tirelire.

Origine chinoise du cochon-tirelire[modifier | modifier le code]

En Chine, la tirelire est appelée « puman » (chinois : 扑满 ; pinyin : pū mǎn ; littéralement : « frapper-plein »), la plus ancienne trace de la tirelire est celle de Ge Hong (葛洪, géhóng), de la dynastie Jin (265 – 420), qui écrit dans le 5e rouleau de « Xijing zaji » (西京杂记, xījīng zájì, « spicilège de la capitale de l'Ouest ou spicilège de Xijing » écrit[1] :

「撲滿者,以土為器,以蓄錢,有入竅而無出竅,滿則撲之。」

Traduction : « Concernant la Tirelire, la faire de terre, y accumuler l'argent, il y a un trou pour l'entrer, mais pas pour le sortir, lorsqu'il est plein, le frapper »

On sait également que les tirelires en forme de cochon y existent au moins depuis la dynastie Song (9601279)[2].


Étymologie du terme anglais[modifier | modifier le code]

En moyen anglais « pygg » était le nom d'une sorte d'argile utilisé dans la production de plusieurs objets, dont des bocaux et vases. On gardait souvent de l'argent dans des récipients de cuisine faits de ce genre d'argile, qui seront par la suite appelés « pygg jars ». Au XVIIIe siècle l'orthographe de « pygg » avait changé ainsi que le terme, devenant alors « pig bank ». « Pig » étant le mot pour « cochon » en anglais, le nouveau nom est à l'origine du style de la tirelire. « Piggy » est un diminutif de « pig ».

Le nom fut peut-être popularisé parce que les « piggy banks » sont surtout utilisés par les enfants, et le cochon est facile à créer avec de l'argile ; l'animal est également vu comme sympathique par les enfants. Une fois le nom associé à la forme et non à la matière de laquelle elle est faite, on commence à fabriquer les « piggy banks » de verre, de plâtre, de plastique…

Selon une autre théorie, le nom « piggy bank » viendrait peut-être de l'agriculture. L'argent donné au « piggy bank » représenterait les vivres donnés par l'éleveur au cochon ; il dépense donc de l'argent, qu'il ne verra remboursé qu'une fois le cochon tué pour sa viande (représenté par le moment où l'enfant casse le « piggy bank »), que l'éleveur peut alors vendre.

En France, dans la région PACA, une tradition ancestrale plutôt répandue, consistait a utiliser l'appétit naturel des cochons afin de leur faire ingurgiter de petits sacs d'or. Les paysans avaient pour habitude de cacher leurs économies de cette manière afin de se protéger des impôts. On ouvrait ensuite le porc pour récupérer l'argent.

Usage[modifier | modifier le code]

En général les cochons tirelires sont utilisés pour garder de la monnaie ; une fois le cochon tirelire rempli, on peut le casser et aller à la banque faire échanger la monnaie pour des billets de banque. On peut l'utiliser aussi comme punition : à chaque fois qu'on dit un juron, on met une pièce de monnaie dans le cochon tirelire. On apprendrait ainsi à jurer moins.

Le cochon tirelire est un objet associé à l'enfance.

Traditionnellement rose, on trouve aujourd'hui des cochons tirelires en divers coloris et faits de diverses matières : argile bien sûr, mais aussi céramique, verre, métal, plastique…

Culture populaire[modifier | modifier le code]

La plus grande partie des cochons tirelire peuvent se tenir dans une main, mais on en a déjà fabriqué de plus grands, mesurant plusieurs mètres et souvent de la forme d'un cochon de dessin animé, comme Porky Pig.

Quoique les cochons tirelire soient le plus souvent des objets artisanaux, des artistes[Qui ?] en ont déjà fait exposer dans des galeries d'art prestigieuses.

Le maneki-neko japonais, en forme de chat, sert souvent d'équivalent japonais au cochon tirelire.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :