Cho Jung-kwon

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Dans ce nom coréen, le patronyme, Cho, précède le prénom.

Cho Jung-kwon (ko : 조정권) est un poète coréen né à Séoul le . Il est diplômé d'anglais de l'Université Jungang. Patronné par le poète Pak Mog-wol, il fait paraître ses premiers poèmes en 1970 dans la revue Poésie contemporaine.

Il a publié Sept sentiments devant la pluie (1977), Poèmes (1982), Le chant du cœur vide (1985), Le drap du ciel (1987), puis Une tombe au sommet (1991), livre qui reçoit un accueil enthousiaste. Il donnera ensuite Forêt sacrée (1994). Ses chroniques sur la peinture coréenne parues en revue sont reprises dans un volume intitulé La touche qui atteint le ciel (1994). En traduction française : Une tombe au sommet, traduit du coréen par Han Daekyun et Gilles Cyr, Belfort (France) Éditions Circé, 2000.

Cho Jung-kwon a reçu le prix Nokwon (1985), le prix de l'Association coréenne des poètes (1987), le prix Kim Su-yong (1991), le prix Sowol (1991) et le prix de Littérature moderne (1994).

Cho Jung-kwon gravit seul la montagne en hiver pour atteindre, au sommet, une tombe à partir de laquelle il pourra connaître un monde nouveau, calme et sacré. La poésie y renaîtra non plus dans une parole simplement écrite, mais, après celle que le blizzard a détruite, dans une parole vécue par une âme purifiée.

C'est un poète passionné d'art, en particulier de musique. Sa prédilection va vers la musique religieuse du Moyen Age, Mozart, Wagner et Mahler. Il voit dans la musique de ces deux derniers compositeurs, avec lesquels il se reconnaît une parenté spirituelle, l'une des inspirations de Une tombe au sommet.

« Il n’y a pas de parfums dans les orchidées cultivées par des femmes douces
pas de dignité dans les bambous cultivés par des hommes courageux
pas même de froid qui perce les os
dans les mondes »

— Une tombe au sommet, traduit du coréen par Han Daekyun et Gilles Cyr, Belfort (France), Éditions Circé, 2000