Chlorella

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Chlorella est un genre d'algues vertes unicellulaires d'eau douce, les chlorelles. Il fut découvert en 1890 par un microbiologiste hollandais Martinus Willem Beijerinck. Ces algues se distinguent des autres végétaux par une exceptionnelle concentration en chlorophylle.

Description[modifier | modifier le code]

Cette algue unicellulaire vit isolée ou en petits groupes de cellules. La cellule est de forme globuleuse ou ellipsoïdale. La paroi cellulaire est lisse et contient une glucosamine (chitosane). Elle ne présente qu'un seul noyau et un seul chloroplaste, généralement situés sur les bords de la cellule. Le chloroplaste ne contient qu'un seul pyrénoïde, recouvert d’une couche d’amidon[1].

Reproduction[modifier | modifier le code]

La reproduction asexuée se déroule par rupture de la cellule parentale, qui libère de 2 à 8 spores sans flagelles. La reproduction sexuée est encore inconnue en 2013[1].

Répartition et habitat[modifier | modifier le code]

Ce genre est cosmopolite ; des espèces de chlorelles sont connues aussi bien en eau douce qu'en eau salée.

Recherche[modifier | modifier le code]

L'analyse de la séquence complète du génome d'une espèce de chlorelle (Chlorella variabilis NC64A) a été publiée en 2010 : elle révèle 9 791 gènes de protéines, dont des gènes qui pourraient gouverner la méiose et la synthèse de flagelles. Cette espèce pourrait ainsi avoir un cycle sexuel qui était passé inaperçu jusqu'ici. Cette analyse montre aussi une coévolution entre la chlorelle et ses virus (eux-mêmes dotés des gènes impliqués dans la synthèse et la dégradation de la chitine et du chitosane) qui lui ont probablement transmis la capacité, unique chez les algues, de synthétiser une épaisse paroi cellulaire riche en dérivés de chitine, empêchant ainsi les autres virus de pénétrer dans l'hôte[2].

Utilisations[modifier | modifier le code]

Alimentation[modifier | modifier le code]

L'intérêt pour la chlorelle comme aliment a commencé à la fin des années quarante, époque à laquelle on craignait que la surpopulation ne mène à une crise alimentaire mondiale. De nombreuses recherches furent alors entreprises par des institutions aux États-Unis. Sa haute teneur en protéines la rendait potentiellement très intéressante. Elle contient en outre de nombreuses vitamines et acides gras essentiels. Tous ces espoirs furent finalement déçus, la chlorelle s'avérant très onéreuse à produire. La révolution verte ayant été la solution aux problèmes de production alimentaire, elle perdit de son intérêt, et n'est plus aujourd'hui qu'un complément alimentaire vendu en magasin diététique.

Thérapeutique[modifier | modifier le code]


Propriétés vérifiées[modifier | modifier le code]

Propriétés non vérifiées[modifier | modifier le code]

  • La chlorophylle serait responsable de son action purifiante, elle se trouve dans la chlorelle à une dose de plus de 4 %.
  • le CGF, ou facteur de croissance de la chlorelle (Chlorella growth factor), un élément du noyau cellulaire, riche en acides nucléiques, serait un puissant tonifiant du métabolisme et de la croissance cellulaires.
  • La sporopollénine, présente dans la paroi cellulaire, n'est pas digérée par le tube digestif humain dépourvu des enzymes nécessaires à la dégradation de la cellulose, fixerait les métaux lourds et les toxines et en accélèrerait l’élimination par les voies naturelles[13].

Précautions[modifier | modifier le code]

Des analyses faites en laboratoire (2007, Medizinisches Labor Bremen) ont toutefois montré que des chlorelles du commerce pouvaient être fortement contaminées par de l'aluminium (5260µg/kg et 10300µg/kg sur un autre lot), de l'étain (610µg/kg et <25µg/kg), de l'arsenic (20µg/kg et 85µg/kg), du plomb (100µg/kg et 400µg/kg) et dans une moindre mesure du cadmium (<25µg/kg dans les deux cas) et du mercure (<2µg/kg et 5,6µg/kg)>)[réf. nécessaire][14]

Il convient donc s'assurer de la qualité des chlorelles, notamment de leur lieu de production et de leur mode de culture.

Industrie[modifier | modifier le code]

Production de biocarburant[modifier | modifier le code]

Des recherches sont effectuées pour utiliser la chlorelle comme source de biocarburant de troisième génération[15].

Liste d'espèces[modifier | modifier le code]

Selon ITIS (8 juin 2013)[16] :

Selon World Register of Marine Species (8 juin 2013)[17] :

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b AlgaeBase, consulté le 8 juin 2013
  2. (en) Guillaume Blanc & al, « The Chlorella variabilis NC64A Genome Reveals Adaptation to Photosymbiosis, Coevolution with Viruses, and Cryptic Sex », Plant Cell,‎ 1er septembre 2010 (lire en ligne)
  3. [1]
  4. [2]
  5. [3]
  6. [4]
  7. a, b, c et d Merchant RE and Andre, CA. “A review of recent clinical trials of the nutritional supplement Chlorella pyrenoidosa in the treatment of fibromyalgia, hypertension, and ulcerative colitis”. Altern Ther Health Med. 2001 May–Jun; 7(3): 79–91. Review.
  8. Nakano, S et al. “Maternal-fetal distribution and transfer of dioxins in pregnant women in Japan, and attempts to reduce maternal transfer with Chlorella (Chlorella pyrenoidosa) supplements…” Chemosphere 2005 Dec; 61(9): 1244–55
  9. Jung Hyun Kwak, Seung Han Baek, Yongje Woo, Jae Kab Han, Byung Gon Kim, Oh Yoen Kim, Jong Ho Lee. Beneficial immunostimulatory effect of short-term Chlorella supplementation: enhancement of Natural Killer cell activity and early inflammatory response (Randomized, double-blinded, placebo-controlled trial). Nutrition Journal 2012, 11:53. doi:10.1186/1475-2891-11-53
  10. Singh, SP et al. “Post-exposure radioprotection by Chlorella vulgaris (E-25) in mice”. Indian J Exp Biol. 1995 Aug; 33(8): 612–5
  11. http://www.medicatrix.be/textes-scientifiques/lefsa-confirme-laction-de-la-chlorella-dans-lelimination-des-metaux-lourds-de-lorganisme
  12. http://www.naturalnews.com/044369_chlorella_heavy_metals_mercury.html
  13. Vera I. Slaveykova and Kevin J.Wilkinson Environ. Sci. Techno.202, 36, 969-975
  14. http://www.regimesmaigrir.com/actualites/article.php?id=867
  15. (en) Egan Lohman & al, « An efficient and scalable extraction and quantification method for algal derived biofuel », Journal of Microbiological Methods,‎ 27 juin 2013 (lire en ligne)
  16. ITIS, consulté le 8 juin 2013
  17. World Register of Marine Species, consulté le 8 juin 2013

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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