Champ de distorsion de la réalité

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Le Champ de distorsion de la réalité (CDR) est un terme du jargon de l’industrie informatique, et désigne l’effet que le fondateur d’Apple, Steve Jobs, a sur les personnes qu’il côtoie : employés, clients, fournisseurs, journalistes, etc., et qui les fait voir la réalité avec les yeux de Jobs.

Par exemple, en sa présence, les employés d’Apple seraient poussés à annoncer des délais d’achèvement irréalisables. Le CDR a des effets comparables à ceux d’un champ magnétique, mais dans les esprits. L’expression est attribuée à Bud Tribble, qui dit l'avoir tirée de Star Trek[1] (en fait, si le style de l'expression ressemble à un buzzword de Star Trek, l'expression est inconnue de Memory Alpha), et date de 1981 : il l’invente pour décrire le charisme de Jobs et ses effets sur les équipes travaillant au développement du premier Mac, leur faisant croire à ce qu’ils faisaient et leur faisant abattre des montagnes de travail pour mener le projet à bien. La plupart des personnes sont conscientes de l’effet, mais ne peuvent lutter contre, et finissent par l’accepter, les effets du charisme de Jobs s’estompant lorsque celui-ci s’éloigne, comme s’il était réellement entouré d’un tel champ.

Plus tard, l’expression est utilisée pour décrire la dévotion des utilisateurs de Macintosh. Le CDR décrit le fait que Steve Jobs semble capable de convaincre n’importe qui de croire n’importe quoi, grâce à un mélange de charme, d’exagération modérée, et de marketing consommé.

De même, en 2007, l'expression a été utilisée pour commenter le fait que le patron d’AT&T a signé le contrat de distribution de l’iPhone, qui comporte pour Apple des avantages que n'avait encore obtenu aucun constructeur, sans avoir vu le produit[2].

L’expression est parfois utilisée pour d’autres dirigeants d’entreprises des industries high-tech, essayant de passionner leurs employés pour leurs projets, sans considérer du tout la concurrence.

Dans la BD Dilbert, le concept est parodié : Dilbert a construit un authentique émetteur de champ de distorsion de la réalité, ce qui permet à Dogbert de faire follement désirer un produit à son auditoire alors qu'il en exprime clairement les défauts[3]. Le produit en question est un morceau de bois, Dogbert comptant rejeter la faute sur les opérateurs si ce morceau de bois ne permet pas de téléphoner (allusion aux rejets de la responsabilité entre Apple et AT&T sur les multiples conversations interrompues sur iPhone).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le folklore du Mac : Reality Distortion Field - Opinionz mais en blog
  2. Jean-Louis Gassée, « The Real iPhone 1.0 », The Monday Note, publié le 21 juin 2009, en ligne [1], consulté le 22 juin 2009
  3. http://dilbert.com/strips/comic/2010-09-23/