Caranx sexfasciatus

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Carangue à gros yeux

Caranx sexfasciatus

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Caranx sexfasciatus

Classification
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Super-classe Osteichthyes
Classe Actinopterygii
Sous-classe Neopterygii
Infra-classe Teleostei
Super-ordre Acanthopterygii
Ordre Perciformes
Sous-ordre Percoidei
Famille Carangidae
Genre Caranx

Nom binominal

Caranx sexfasciatus
?Quoy & ?Gaimard, 1825[1]

Synonymes

  • Carangus marginatus Gill, 1863
  • Carangus rhabdotus Jenkins, 1903
  • Caranx belengerii Cuvier, 1833
  • Caranx butuanensis Seale, 1910
  • Caranx elacate Jordan & Evermann, 1903
  • Caranx flavocoeruleus Temminck & Schlegel, 1844
  • Caranx forsteri Cuvier, 1833
  • Caranx fosteri Cuvier, 1833
  • Caranx marginatus (Gill, 1863)
  • Caranx oshimai Wakiya, 1924
  • Caranx paraspistes Richardson, 1848
  • Caranx peronii Cuvier, 1833
  • Caranx sexfaciatus elacate (Jordan & Evermann, 1903)
  • Caranx sexfaciatus marginatus (Gill, 1863)
  • Caranx tapeinosoma Bleeker, 1856
  • Caranx thompsoni Seale, 1905
  • Caranx xanthopygus Cuvier, 1833

Statut de conservation UICN

( LC )
LC  : Préoccupation mineure

Caranx sexfasciatus, communément nommée Carangue à gros yeux, est une espèce de poisson marin démersale de la famille des Carangidae.

Description[modifier | modifier le code]

Caranx sexfasciatus est un poisson de moyenne taille pouvant atteindre 120 cm de long, toutefois la taille moyenne est de 60 cm[2]. Le corps a un profil ovale et allongé, comprimé latéralement, doté de deux nageoires dorsales. Le pédoncule caudal est étroit et renforcé par des scutelles. La nageoire caudale est fourchue[2].

La livrée est globalement gris argenté avec une nuance claire pour la partie ventrale. Une petite tache noire orne la partie supérieure de l'opercule. L’œil est de taille relativement grande avec un iris gris. Le lobe de la deuxième nageoire dorsale et de la nageoire anale sont marqués par un point blanc. La nageoire anale et la nageoire caudale sont légèrement jaunâtres[3].

Distribution & habitat[modifier | modifier le code]

La Carangue à gros yeux fréquente les eaux tropicales et subtropicale de l'Océan Indien, Mer Rouge incluse, jusqu'aux côtes orientales de l'Océan Pacifique[4].

Elle affectionne les lagons, les pentes externes des lagons, des récifs coralliens et rocheux ainsi que les secs et les passes entre la surface et 146 m de profondeur[5]. Les juvéniles évoluent en groupe dans les eaux peu profondes et calmes des estuaires et des zones portuaires, et tolèrent bien les eaux saumâtre, remontant parfois les rivières.

Alimentation[modifier | modifier le code]

Caranx sexfasciatus se nourrit de poissons et de crustacés benthique[2].

Comportement[modifier | modifier le code]

Vidéo d'un banc de carangues aux gros yeux.

Durant la journée, ces carangues se regroupent en bancs en position stationnaire dans les coins de passes ou à l'extérieur des récifs barrière. Elles se dispersent la nuit, pour chasser et s'alimenter.

Pêche[modifier | modifier le code]

Ces carangues sont généralement pêchées la nuit, à la traine ou à la ligne de fond avec un appât vivant, mais très rarement au filet. Les pêcheurs sous-marins peuvent les attirer en émettant un bruit de gorge particulier. La capture d'un congénère par un pêcheur sous-marin les pousse à s'approcher.

Elles sont commercialisées fraiches, congelées, séchées ou salées. En Polynésie française, leur chair est considérée comme rarement empoisonnée (ciguatera), et ne semble présenter aucun danger particulier.

Références[modifier | modifier le code]

  1. ITIS, consulté le 4 juin 2013
  2. a, b et c Lieske & Myers, Guide des poissons des récifs coralliens, Delachaux & Niestlé, 2009, ISBN 9782603016749
  3. http://fran.cornu.free.fr/affichage/affichage_nom.php?id_espece=1081
  4. http://eol.org/pages/207054/details#distribution
  5. http://eol.org/pages/207054/details#habitat
  • B. Salvat (dir.), Raymond Bagnis, Philippe Mazellier, Jack Bennet et Erwin Christian, Poissons de Polynésie, Polynésie française, les éditions du Pacifique, coll. « Nature tropicale »,‎ décembre 1972 (réimpr. 1973, 1976, 1981, 1984), 368 p. (ISBN 2-85700-198-3)
    (5ème édition, 1984) Page 38.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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