Cap Froward

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Cap Froward
Vue du cap Froward prise au Seno Magdalena.
Vue du cap Froward prise au Seno Magdalena.
Localisation
Pays Drapeau du Chili Chili
Région Magallanes et Antarctique chilien
Coordonnées 53° 56′ 00″ S 71° 17′ 46″ O / -53.93333, -71.2961153° 56′ 00″ Sud 71° 17′ 46″ Ouest / -53.93333, -71.29611  
Détroit Détroit de Magellan

Géolocalisation sur la carte : Chili

(Voir situation sur carte : Chili)
Cap Froward

Géolocalisation sur la carte : Terre de Feu

(Voir situation sur carte : Terre de Feu)
Cap Froward

Le cap Froward, connu auparavant sous le nom de « Morro de Santa Águeda »[1], est un cap situé au Chili, sur la péninsule de Brunswick, et est le point de terre le plus au sud de la partie continentale de l'Amérique du Sud. Il a été nommé par le navigateur britannique Thomas Cavendish, en janvier 1587, à la suite d'une météorologie extrêmement rude, avec de forts vents et pluies. Le nom signifie « détestable », « hostile » et « ingérable ».

Géographie[modifier | modifier le code]

Le cap appartient administrativement à la province de Magallanes de la région de Magallanes et de l'Antarctique chilien, à 30 kilomètres au sud de Fort Bulnes et à 90 kilomètres au sud de Punta Arenas.

Le cap Froward est situé à environ 15 600 kilomètres de Point Hope, en Alaska, soit la plus grande distance entre deux points situés sur un même continent.

La Croix des Mers[modifier | modifier le code]

Une précédente Cruz de los Mares.

Une grande croix métallique de plusieurs mètres de haut construite au sommet du cap, appelée la Croix des Mers (en espagnol : Cruz de los Mares, en anglais : Cross of the Seas), en hommage à la visite du pape Jean-Paul II au Chili, en 1987. Cette croix remplace d'autres construites depuis le début du XXe siècle.

Littérature[modifier | modifier le code]

Dans son roman Les Enfants du capitaine Grant, paru en 1868, Jules Verne écrit :

« C'est au cap Froward que finit véritablement le continent américain, car le cap Horn n'est qu'un rocher perdu en mer sous le cinquante-sixième degré de latitude[2]. »

Dans Qui se souvient des hommes..., Jean Raspail écrit :

« Depuis le cap Froward les contours dentelés des vallées semblent prêts à se refermer comme les mâchoires d'un piège mortel. Nulle part, l'œil ne peut se reposer. »

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Cf. le rapport du lieutenant de vaisseau Andrés Baleato de 1803, conservé aux Archives générales des Indes.
  2. Jules Vernes, Les enfants du capitaine Grant : voyage autour du monde, 1868, [lire en ligne], p. 64

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Source et bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]