Bataille d'Hollabrunn

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Bataille d'Hollabrunn

Bataille de Schöngrabern

Bataille de Shengraben (ou d'Hollabrunn)  par K. Bujnitsky (1898)
Bataille de Shengraben (ou d'Hollabrunn)
par K. Bujnitsky (1898)
Informations générales
Date 25 brumaire an XIV
16 novembre 1805
Lieu Hollabrunn (Autriche)
Issue Victoire tactique française
Succès stratégique russe
Belligérants
Drapeau de l'Empire français Empire français Drapeau de l'Autriche Empire d'Autriche
Drapeau de la Russie Impériale Empire russe
Commandants
Joachim Murat Pierre de Bagration
Forces en présence
20 600 hommes 7 300 hommes
Pertes
environ 1 200 morts 2 402 morts
Troisième coalition
Batailles
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Traité de Presbourg
Coordonnées 48° 35′ 33″ N 16° 03′ 56″ E / 48.59258333, 16.06561111 ()48° 35′ 33″ Nord 16° 03′ 56″ Est / 48.59258333, 16.06561111 ()  

Géolocalisation sur la carte : Autriche

(Voir situation sur carte : Autriche)
 Différences entre dessin et blasonnement : Bataille d'Hollabrunn.

La bataille d'Hollabrunn est une bataille de la campagne de 1805 de Napoléon Ier. Cette bataille du 25 brumaire an XIV (16 novembre 1805) oppose les 7 300 hommes de Pierre de Bagration aux 20 600 hommes de Joachim Murat.

Elle fait partie des courts engagements meurtriers qui préparent la bataille d'Austerlitz le 2 décembre.

Bataille[modifier | modifier le code]

Dans la campagne au nord d'Hollabrunn, les 8 000 hommes de Bagration font face aux 30 000 soldats de Murat. Le terrain est relativement plat et offre peu de possibilités d'abri, sauf des ondulations qui courent d'ouest en est. Le général russe a son quartier général entre Schöngrabern et Grund. Il a disposé son centre le long de la route qui vient de Suttenbrunn (grenadiers Kiev et fusiliers Azov), son artillerie étant positionnée derrière Grund. Sa droite est protégée par les dragons Tchirikov, sa gauche par les hussards Pavlograd et le 6e régiment de chasseurs à pied. En réserve, à Grund (que les Russes ont à la hâte fortifié) des éléments des fusiliers Narva et Novgorod. En avant de Grund, à la ferme Nexenhof, Nostitz a installé un point d'appui avec ses hussards et des cosaques.

De son côté, Murat a pris position entre Hollabrunn et Suttenbrunn, avec sa cavalerie et des éléments des corps d'armée de Soult et Lannes. Au mépris des accords passés, il a envoyé des troupes de chaque côté de la route qui mène à Schöngrabern, de manière à pouvoir éventuellement prendre l'adversaire de flanc. On est en hiver déjà: ces mouvements ne peuvent passer inaperçus de l'ennemi, mais Bagration laisse faire.

Aux premières heures de la matinée du 16 novembre, Nostizt, Winzingerode et Dolgorouki en personne se rendent à Schöngrabern, pour poursuivre les négociations d'armistice. Qu'elle n'est pas leur surprise de s'apercevoir que leurs propres avant-postes sont déjà entourés de troupes ennemies !. Dolgorouki prend le parti de retourner dans ses lignes, mais les deux autres poursuivent vers Suttenbrunn, où ils rencontrent les généraux français. Comme ils s'étonnent de voir les troupes ennemies en marche, ils apprennent que le cessez-le-feu est rompu, et que l'attaque est même imminente. Et d'être emmenés à Hollabrunn, pour qu'ils ne puissent participer aux combats. Comme ils ne seront pas considérer comme prisonniers de guerre, ils rejoindront quelques jours plus tard leur armée, en passant par Brünn.

À quatre heures de l'après-midi (la nuit commence à tomber) les combats éclatent.

Murat lance ses troupes depuis les hauteurs qui dominent Schöngrabern. L'artillerie russe, depuis Grund, bombarde le village. L'église et une soixantaine de maisons sont bientôt en flammes, de sorte qu'Oudinot et la cavalerie ne peuvent atteindre le centre du village.

Les troupes de Soult attaquent la droite russe, celles de Lannes sa gauche. Les combats sont particulièrement violents. Mais bientôt Oudinot parvient à traverser le village et a atteindre le Nexenhof, puis Schöngrabern, forçant les russes à évacuer le village et à se retirer vers Guntersdorf.

Les français sont restés maîtres du terrain, mais Bagration a rempli son contrat : la retraite des troupes russes ne peut plus être menacée.

Les pertes ont été importantes des deux côtés: les russes perdent environ 3 000 hommes, dont 1 800 prisonniers

Du côté français, on déplore la perte de 2 000 hommes. Oudinot est gravement blessé: il est ramené à Vienne, où il s'installe dans le Neubergerhof, et ne participera pas à la bataille d'Austerlitz.

Napoléon était arrivé dans la matinée du 16 à Hollabrunn. Le lendemain, il traverse le champ de bataille en se rendant à Guntersdorf ; le soir même il est à Znaim.

La bataille est décrite dans le roman de Tolstoï Guerre et Paix.

Sources[modifier | modifier le code]

Les combats d'Hollabrunn