Banque de la Réunion

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Banque de la Réunion

Description de l'image  Logo-banque-reunion.png.
Dates clés 1853
Personnages clés Bernard FREMONT, DG
Slogan Mon île, ma Banque et Moi
Siège social Saint-Denis
Activité Banque
Société mère BPCE IOM
Site web http://www.banquedelareunion.fr
Code banque (BIC) REUBRERXXXX
Code établissement (IBAN) 12169
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La Banque de la Réunion est une banque du département d'outre-mer de La Réunion appartenant au Groupe Caisse d'épargne via sa filiale BPCE IOM. Son siège se trouve 27, rue Jean-Chatel, à Saint-Denis.

Historique[modifier | modifier le code]

Sa première agence a été ouverte le 4 juillet 1853 à Saint-Denis.

Son action a été introduite à la Bourse de Paris le 4 novembre 1878.

1849 : Les colons indemnisés[modifier | modifier le code]

Depuis à peine un an, l’abolition de l'esclavage est proclamée à La Réunion. Dans son article 7, la Loi du 30 avril 1849 évoque «l’indemnité accordée aux colons par suite de la libération de la main-d’œuvre servile.». Voici ce qu’il stipule : « Le huitième de la portion afférente aux colons de la Guadeloupe, de la Martinique et de La Réunion, sera prélevé pour servir à l’établissement d’une banque de prêt et d’escompte dans chacune de ces colonies ». Une somme qui sera essentiellement destinée à la constitution d’un capital garantissant les billets que les banques sont autorisées à émettre.

1851 : Billets remboursables à vue.[modifier | modifier le code]

Loi du 1er juillet 1851. Signée par Louis Napoléon Bonaparte en personne, elle fixe le capital accordé à trois millions. Texte légal de l’époque : « Chacune des banques auxquelles se rapporte la présente loi est autorisée, à l’exclusion de tous les autres établissements, à émettre dans chacune des colonies où elle est instituée, des billets au porteur de cinq cents, de cent et de vingt cinq francs». Ces billets sont remboursables à vue, au siège de la banque qui les aura émis. Ils seront reçus comme monnaie légale dans l’étendue de chaque colonie, par les caisses publiques, ainsi que par les particuliers ».

1852 : Premier directeur
Il est né en Bordeaux en 1796. Il répond au nom de Jean Desse. Il a 56 ans. Il devient, le 31 mai 1852, après nomination par décret, le premier directeur de la future Banque de la Réunion. Établissement considéré, de manière tout à fait officielle, d’un « grand intérêt public ».

1853 : Naissance de la BR
Les 150 principaux actionnaires se réunissent pour nommer les membres du premier Conseil d’Administration. Nous sommes le 17 mai. Le 4 juillet de la même année, la BR ouvre officiellement ses portes au 17 de la rue du Barachois. La Banque de la Réunion est née. Elle emploie, directeur compris, dix personnes au total.

1859 : Inauguration officielle
C’est fait. L’Hôtel de la Banque de la Réunion est inauguré à Saint-Denis.

1874 : Prolongation de 20 ans
Promulguée à la Réunion le 1er septembre, la Loi du 21 juin, proroge pour 20 ans le privilège des banques coloniales.

1878 : Introduction en bourse
4 novembre. Date financière historique. L’action BR est introduite à la Bourse de Paris.

1879 : Alignement sur la métropole
Décret du 2 avril 1879. Le gouvernement français décide l’assimilation des colonies au régime monétaire métropolitain. Les pièces étrangères n’ont plus cours.

1884 : Augmentation de capital
L’assemblée générale de la Banque de la Réunion prend une décision majeure. Elle augmente son capital de trois à quatre millions.

1901 : Vive les femmes
Véritable petite révolution. L’effectif de la banque s’enrichit de son premier personnel féminin. Elles seront cinq d’ici 1906. Il s’agit de mesdemoiselles Lahuppe, Poisson, Potier, Gangnant et Sers.

1904 : Place au sud
Décentralisation avant l’heure avec l’ouverture de l’agence de Saint-Pierre le 12 mai.

1923 : Semaine anglaise
Ce n’est pas encore les 35 heures. Mais c’est déjà l’époque de la préoccupation du temps libre. Le 5 novembre, la banque annonce qu’elle adopte « la semaine anglaise ». À savoir, repos pour tous du samedi 11h30 au lundi matin, comme l’administration coloniale et les notaires.

1924 : Ouverture des coffres
Ce n’était pas possible jusqu’à présent. La BR le fait. Les clients peuvent louer des coffres individuels.

1935 : Saint-Louis et Le Port
A l’initiative de la Banque de la Réunion, des Chambres de Commerce et de l’Agriculture, les journaux locaux publient les cours de la Bourse de Paris. La banque poursuit son expansion dans l’île. Elle ouvre des bureaux temporaires à Saint-Louis et au Port.

1944 : Privilège d’émission
Le privilège d’émission est attribué à la Caisse centrale de la France d'outre-mer.

1945 : Arrivée du franc CFA
Décret du 25 décembre 1945 : le franc CFA devient la monnaie légale de l’île. Les nouveaux billets émis ne comportent plus le nom de la Banque de la Réunion.

1955 : La BR définitivement
La société Bourbonnaise de Crédit fusionne avec la Banque de la Réunion. Le LCL prend 50 % du capital de la « Banque de la Réunion et la Société Bourbonnaise de Crédit Réunies ». Quelques années plus tard, on gardera le nom Banque de la Réunion.

1998 : Changement de groupe
Le Crédit Lyonnais se sépare de la Banque de la Réunion. Le 4 décembre. La Caisse d’Epargne Provence Alpes Corse (CEPAC) a acquis 52,2 % du capital de la Banque de la Réunion.

2002 : Un réseau Outre-Mer
La Banque de la Réunion fait aujourd’hui partie de la Financière OCÉOR, qui regroupe les banques Outre-Mer du groupe Caisse d’Epargne. Nous pouvons aussi citer : la Banque des Antilles françaises, la Banque des îles Saint Pierre et Miquelon, la Banque des Mascareignes, la Banque de Nouvelle-Calédonie, la Banque de Tahiti, la Caisse d’Epargne de Nouvelle Calédonie et le Crédit Saint Pierrais.

Chiffres clés[modifier | modifier le code]

En septembre 2005, la banque compte 20 agences à La Réunion et 3 à Mayotte. En 2009, un nouveau directeur est nommé à sa tête : Benoît Catel[1]. L'année 2009 est une année difficile où sa maison-mère (Financière Océor) est recapitalisée à hauteur d’une centaine de millions d’euros afin de combler les pertes de la Banque de la Réunion qui termine les neuf premiers mois de l’année avec un résultat négatif de 51,6M€[2].

Personnages emblématiques[modifier | modifier le code]

  • Julie Mas, vice-présidente qui fut également la première femme chef d'entreprise à la Réunion.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (fr)« Benoît Catel nommé nouveau directeur général », Le Quotidien de La Réunion,‎ 28 mai 2009 (lire en ligne)
  2. (fr)« La maison-mère de la BR renflouée », Le Quotidien de La Réunion,‎ 14 novembre 2009 (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]