Altalena

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32° 23′ 08″ N 34° 51′ 45″ E / 32.38556, 34.8625

Maquette de l’Altalena.

L’Altalena est un bateau que l'Irgoun utilisait jusqu'en 1948 pour importer clandestinement des armes. Ce bateau est attaqué et incendié par Tsahal le 22 juin 1948, suivant l'ordre de David Ben Gourion.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'Altalena incendié par les forces de Tsahal, le 22 juin 1948.

Le bateau, battant pavillon panaméen, avait été baptisé ainsi par l'Irgoun (organisation clandestine armée de la droite révisionniste en Palestine mandataire), en souvenir de leur inspirateur Zeev Vladimir Jabotinsky (1880-1940), leader du mouvement sioniste révisionniste, qui était partisan de la lutte armée contre le Royaume-Uni et opposé partage de la Palestine mandataire. Altalena était le nom de plume de Jabotinsky.

Dans le contexte de l'unification d'une armée nationale israélienne fusionnant la Haganah, l'Irgoun et le groupe Stern-Lehi, le bateau Altalena arrive au large de Tel Aviv, chargé d'armes pour les bataillons de l'Irgoun qui viennent d'intégrer l'armée israélienne (Tsahal), ainsi que de 800 immigrants.

Aux termes de discussions, le mouvement Irgoun de Menahem Begin refuse de remettre son chargement d'armes à Tsahal.

Exprimant son refus de l'existence de plusieurs factions armées, Ben Gourion, devenu le premier Premier ministre du jeune État d'Israël le 15 mai, fait alors tirer sur les militants de l’Irgoun les 21 et 22 juin 1948, quand ceux-ci essaient de débarquer les armes. Le bateau est coulé. Lors de l'assaut contre le bateau, il y a 18 morts : 16 membres de l'Irgoun et 2 soldats de Tsahal.

Un des passagers sur l'Altalena était Saul Friedländer, qui raconte cette épisode dans son livre Quand vient le Souvenir.... Selon lui, l'Altalena était devenu le point de mire des Brittanniques, des Arabes et des Israéliens[1].

Eytan Haber, dans son livre Menahem Begin, rappelle l'implication de Yitzhak Rabin dans cet épisode tragique[2].

La revue trimestrielle du mouvement étudiant Tagar (droite sioniste) porte également ce nom, en souvenir de Jabotinsky.

liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Saul Friedländer, Quand vient le souvenir...., Éditions du Seuil, 1978, pg 164-171, ISBN 2-02-004962-7.
  2. Eitan Haber, Menahem Begin: The Legend and the Man, Delacorte Press.,(1978) pg 321, ISBN 0-440-05553-9.