Alexandre Deschapelles

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Prosopographie d'Alexandre Deschapelles

Alexandre-Louis-Honoré Lebreton-Deschapelles (7 mars 1780 à Ville-d'Avray, France - 27 octobre 1847 à Paris) est un soldat de la Révolution et de l'Empire et le deuxième maître d'échecs français après Philidor. Il est durant une période le meilleur joueur au monde.

Période révolutionnaire : l'adjoint aux commissaires des guerres[modifier | modifier le code]

Fils d'un officier de la maison du Roi, il étudie d'abord l'art de guerre. Un de ses frères est fusillé en l'an II pour, désertant du 11ème bataillon de Seine-et-Oise, être passé aux chouans. A la fermeture de l'École de Brienne, il est soldat de l'An II et atteint le grade d'adjoint aux commissaires des guerres - et non pas celui de général des Cent Jours comme il l'a fait croire. Il est blessé à la bataille d'Ettlingen le 9 juillet 1796, perdant la main droite, sabrée par un dragon autrichien.

Maître d'échecs[modifier | modifier le code]

Après la chute de Napoléon, en 1815, il se consacre aux échecs (jeu qu'il avait appris, à l'en croire, en seulement quatre jours), au jeu de Whist (un ancêtre du Bridge), au Backgammon ainsi qu'au billard.

Bientôt Deschapelles devient un des joueurs les plus forts du Café de la Régence. Il est réputé jouer des parties où il donne un avantage. S'il perd, il a l'habitude d'augmenter l'avantage et l'enjeu, ce à quoi ses adversaires ne se risquent pas toujours. Il n'est en aucune manière théoricien, ne lit jamais de livres d'échecs et, contrairement à Philidor, n'en a jamais rédigé non plus. Il ne brille pas par sa connaissance des ouvertures, réfléchissant souvent longtemps lors de ses premiers coups.

Sous la Monarchie de Juillet, il combat le gouvernement et sa Loi du Peuple paraît en 1848. Après l'insurrection des 5 et 6 juin 1832, il est arrêté. Respectivement beau-frère et oncle par alliance des écuyers O'Héguerty de la cour de Charles X en exil, il avait lancé une insurrection républicaine pour la faire tourner, après une période de désordres, à l'avantage de la branche aînée des Bourbons.

Dès la Restauration Deschapelles avait laissé le sceptre à son élève La Bourdonnais, se retirant des échecs et se consacrant avec autant de succès au Whist et à la culture des fruits et des légumes, donnant des dîners évoqués jusque dans le document Taschereau en 1848. En 1842, il avait encore gagné un match d’échecs contre Saint-Amant par +3-2=0.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Baudrier (Pierre).- Insurgés et forces de l’ordre en 1832. Alexandre Deschapelles et Robert Richard O’Reilly, Bulletin de l’Association d’Histoire et d’Archéologie du XXe arrondissement de Paris, Numéro 50, 4e trimestre 2011, pp. 7-27
  • Bouchet (Thomas).- Les barricades des 5-6 juin 1832 In Histoire des mouvements sociaux en France de 1814 à nos jours ; ss la dir. de Michel Pigenet et Danielle Tartakowsky.- Paris : La Découverte, 2012, pp. 113-120. ISBN 978-2-7071-6985-3