John Cochrane

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John Cochrane

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John Cochrane

Naissance 4 février 1798
Écosse
Décès 2 mars 1878 (à 80 ans)
Londres
Nationalité Drapeau de Grande-Bretagne Britannique
Profession Joueur d'échecs, Barrister

John Cochrane est un joueur d'échecs et un barrister écossais né le 4 février 1798 en Écosse et mort le 2 mars 1878 à Londres. Joueur brillant, qui aimait effectuer des sacrifices, il vécut longtemps en Inde et disputa plusieurs matchs contre les meilleurs joueurs du début du XIXe siècle : Deschapelles, La Bourdonnais, Staunton et Saint-Amant.

John Cochrane ne doit par être confondu avec James Cochrane (vers 1770 - 1830), auteur d'un livre sur le gambit Muzio.

Biographie et carrière[modifier | modifier le code]

John Cochrane était issu d'une vieille famille écossaise. Lors d'une visite en France, en 1821, il disputa un match à handicap contre Alexandre Deschapelles (perdu 1 à 6) et un match contre Louis-Charles Mahé de La Bourdonnais qu'il perdit également (0 à 7). Il s'installa à Londres où il exerça la profession de barrister. En 1822, il publia A Treatise on the Game of Chess, inspiré par le Traité des Amateurs de Verdoni.

En 1824, Cochrane participa au début du match d'échecs par correspondance Londres-Édimbourg (dans l'équipe londonienne) et convainquit son équipe d'utiliser le gambit écossais dans la partie écossaise. La même année, en 1824, il quitta l'Angleterre pour l'Inde et vécut à Madras et à Calcutta jusqu'à sa retraite du barreau en 1869. Il fonda un club d'échecs à Calcutta.

De 1841 à 1843, Cochrane revint à Londres. Durant cette période, il disputa de nombreuses parties contre Howard Staunton qui en gagnait la majorité, contre William Davies Evans et contre George Walker[1]. Il remporta en 1842 un match contre Pierre Saint-Amant (+6 −4 =1). Selon Wilhelm Steinitz, qui le connut dans les années 1870, Cochrane battit Staunton lors d'un match à égalité (+3 −2 =1) et fit match nul lors d'un match à handicap[2].

En 1870, Cochrane revint définitivement en Angleterre et devint secrétaire du club Saint George de Londres. Il mourut en 1878.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Contributions à la théorie des ouvertures[modifier | modifier le code]

Cochrane avait un style de jeu brillant. Plusieurs variantes d'ouverture d'échecs portent son nom[3]. Plusieurs de ses innovations comprennent un sacrifice du cavalier en f7.

  • L'attaque Cochrane de la partie écossaise :
    • 1. e4 e5 ; 2. Cf3 Cc6 ; 3. d4 Cxd4 ; 4. Cxe5 Fc5 ; 5. Fc4 c6 ; 6. Cxf7, jouée par Cochrane en 1841 contre Staunton et contre Walker.
  • La variante Cochrane du gambit écossais :
    • 1. e4 e5 ; 2. Cf3 Cc6 ; 3. d4 exd4 ; 4. Fc4 (gambit écossais) Fb4+ ; 5. c3 dxc3 ; 6. bxc3 Fa5 ; 7. e5
  • La défense Cochrane-Choumov du gambit écossais :
    • 1. e4 e5 ; 2. Cf3 Cc6 ; 3. d4 exd4 ; 4. Fc4 (gambit écossais) Fc5 ; 5. Cg5 Ch6 ; 6. Cxf7
  • Le gambit Cochrane de la défense russe :
    • 1. e4 e5 ; 2. Cf3 Cf6 ; 3. Cg5 d6 ; 4. Cxf7, joué pour la première fois en 1848 contre le joueur indien Moheschunder Bannerjee. Dans une autre partie jouée contre Cochrane avec les Noirs, Bannerjee joua la « défense est-indienne » caractérisée par le fianchetto noir, et battit Cochrane.
  • La variante Cochrane de la défense sicilienne :
    • 1. e4 c5 ; 2. d4 cxd4 ; 3. Dxd4
  • Le Gambit Salvio-Cochrane du gambit du roi :
    • 1. e4 e5 ; 2. f4 exf4 ; 3. Cf3 g5 ; 4. Fc4 g4 ; 5. Ce5 (Gambit Salvio) 5... Dh4+ ; 6. Rf1 f3, coup introduit en 1821 dans la partie Sarratt-Lewis, et dont Cochrane publia une analyse en 1822.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Nikolaï Minev, The Legacy of John Cochrane(PDF) sur Chesscafe.com.
  2. (en) David Hooper, Kenneth Whyld, The Oxford Companion to Chess, Oxford University Press,‎ 1992 (ISBN ISBN 0-19-866164-9[à vérifier : isbn invalide])
  3. François Le Lionnais et Ernst Maget, Dictionnaire des échecs, éd. PUF, 1967, p. 79 et 347.