Abdelhakim Belhadj

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Abdelhakim Belhadj
Abou Abdallah Al-Sadek
Naissance 1er mai 1966
Origine Drapeau de la Libye Libye
Allégeance Groupe islamique combattant en Libye puis Conseil national de transition
Grade Commandant militaire de Tripoli
Faits d'armes Prise de Tripoli

Abdelhakim Belhadj (nom de guerre Abu Abdallah Assadaq[1]), né en 1966 et ingénieur de formation est un commandant libyen de la guerre civile libyenne de 2011.

Groupe islamique combattant : de l'Afghanistan à la Malaisie[modifier | modifier le code]

Belhadj a combattu les soviétiques dans les années 1980 lors de la guerre d'Afghanistan, il est par la suite l'un des fondateurs puis l'émir du Groupe islamique combattant en Libye. Il a par la suite vécu successivement au Pakistan, en Turquie et au Soudan[1]. En Irak, il combat aux côtés de Abou Moussab Al-Zarqaoui, le responsable d'Al-Qaida à Bagdad[2].

En 2003, il est arrêté en Malaisie par la CIA. Interrogé et torturé à Bangkok, il est livré au Mukhabarat en 2004[3].

D'après José María Aznar, ancien Premier ministre espagnol, il était suspecté d'être impliqué dans les attentats du 11 mars 2004 à Madrid[4]. Un mandat d'arrêt du gouvernement libyen en 2002 lui prête également des liens ténus avec les leaders d'Al Qaïda et le Mollah Omar[5].

Retour en Libye : de l’amnistie à l'insurrection[modifier | modifier le code]

Il reste emprisonné jusqu'en 2009 au bagne de Bouslim[6] date à laquelle Saïf al-Islam Kadhafi négocie une trêve et une amnistie avec le Groupe islamique combattant[2],[1].

En mai 2011, il rejoint l'insurrection contre Khadafi. Il part pour le Qatar où il prend la tête de la Brigade du 17 février, formée et armée par la France et les Émirats arabes unis[6]. De retour sur le terrain des opérations grâce à un point aérien à la mi-août, il dirige avec sa brigade les « insurgés de l’Ouest et de la Montagne berbère » au Djebel Nefoussa[2]. Principale force militaire de l'opération aube de la sirène, il s'empare de la caserne Khamis et de ses importants stocks d'armes puis devient le commandant du conseil militaire de Tripoli responsable de la capitale libyenne après sa conquête par les forces de l'opposition suite à la bataille de Tripoli de 2011[7],[8].

En 2012, il est candidat lors de l'élection de l'assemblée constituante libyenne[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c (en) « Libya to free 170 Islamist prisoners -charity », Reuters (consulté le 26 août 2011)
  2. a, b et c Jean-Pierre Perrin, « Abdelhakim Belhaj, le retour d’Al-Qaeda », Libération,‎ 26 août 2011 (lire en ligne)
  3. Romain Brunet, « Libye : Al-Qaida derrière la victoire de Tripoli ? », Le Monde,‎ 26 août 2011 (lire en ligne)
  4. (en)Spain's Former Prime Minister Jose Maria Aznar on the Arab Awakening and How the West Should React, CNBC, 9 décembre 2011
  5. (en)Profile: Libyan rebel commander Abdel Hakim Belhadj, BBC News, 4 juillet 2012
  6. a et b Cherif Ouazani, « Libye : le jour se lève sur Tripoli », Jeune Afrique,‎ 30 août 2011 (lire en ligne)
  7. (en) « From Holy warrior to hero of a revolution: Abdelhakim Belhadj », asharq alawsat
  8. Libye : Abdelhakim Belhaj, l'islamiste qui remercie les Occidentaux, L'Express, 8 septembre 2011.
  9. Libye : Abdelhakim Belhadj, du djihad aux urnes, L'Express, 7 juillet 2012.